‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 284 sur 340 · TEH · texte numérisé non relu

TEH

aux lois générâtes de la chaleur, en conservant pendant toute la durée de leur vie une température propre, plus basse ou plus élevée que celle du milieu dans lequel ils rivent ; c*est ainsi que lesanimaux des régions polaires sont plus chauds que la glace qui ie.s environne, ceux des régions équatorîales plus froids que l'atmosphère dans laquelle ils respirent. Il ne faudrait pas croire cependantque ces êtres vivants échappent è ces lois générales ; la matière dont leur corps est formé, est soumise comme la matière brute aux lois du rayonnement et de la conductibilité, mais il y a chez eux de.s moyens de produire, selon les besoins, soît une élévation, soit un abaissement de température qui les fait résister aux inQuences extérieures. La recherche de ces causes qui rend la température des êtres organisés tout à fait indépendante de celle des milieux ambiants, a de tout temps vivement préoccupé les physiologistes, et quoique la question ne soit pas encore résolue dans tous ses détails, la science possède aujourd'hui» i;râce aux travaux de la physique et de la chimie modernes, un ensemble de faits qui font de la caloriûialion une des parties les plus avancées de la physiologie. Nous eiaminerons ici successivement : 1* la tempelaiure propre des animaux, dans quelles, liniileselle varie selon les classes, etc.; 2* queU les sont les quantités de chaleur qu'ils peuvent produire dans un temps donné; 3*ennn quelles sont les sources de la chaleur animale, àlaisavant d'aborder un pareil sujet, nous croyons utile de décrire sommairement les procédés thermométriques usités en physiologie, ainsi que les appareils généralement employés pour déterminer la température des êtres vivants.

S !••. — Thermoméirie.

Les instruments leplus ordinairement employés en physiologie pour déterminer la température, sont les thermomètres à mercure avec quelques modiGcalions accommodées aux exigences qu'ils doivent remplir ; quelquefois cependant, ces instruments, malgré la s«^Dsibiiité qu'on peut leur donner, ne sauraient se prêtera certaines déterminations, et dans plusieurs cas on leur substitue avec avantage des appareils thermométriques fondés sur un tout autre principe qne les premiers, nous voulons parler des instruments tbermométriques.

L — Thermomètres à mercure.

Quand il s'agit de déterminer la tempéra* ture d'un être vivant dans une partie du corps facilement accessible, les thermomètres k mercure peuvent uonner des indications très-précises, pourvu que leur construction ait été appropriée à l'usage auquel on les destine. La sensibilité d'un thermomètre dépend de la longueur que sus degrés occupent sur féchelle, et cette longueur est intimement liée au volume relatifdu réservoir et du tube capillaire qui la surmonte. Ou conçoit d'ajirès cela qu'avec un tube suf*

flsamment capillaire on puisse obtenir un thermomètre dont ce liquide parcoure, pour une élévation de température de un degré» par exemple, une très-grande longueur sur l'érhelle; mais on comprend aussi qu'un semblable instrument devrait acquérir une très-grande longueur s'il devait se prêter h mesurer 6es différences considérables de température, et indiquer en même temps de petites fractions de degrés. On devra donc avoir h sa disposition une série de thermomètres ne parcourant chacun qu*un nombre limité do degrés, et on pourra, par un choix convenable, satisfaire à toutes les exigences attachées ë des expériencesdélirates, en évitant l'embarras qu'entraînerait, nécessairement l'usage d'un seul intrument indiquant des températures extrêmes.

Il existe cependant un thermomètre qui, tout en conservant de petites dimensions, permet d'apprécier les températures avec une très-grande précision, et peut remplacer, à lui seul, la série d'instruments à échelle fractionnée dont nous venons de parler; c'est le thermomètre métastatique de Walferdin. L'échelle de cet instrument est tout à fait arbitraire; le calibre intérieur du tube, excessivement capillaire, communique inférieurement avec le réservoirde mercure» et supérieurement avec une ampoule dont il est seulement séfiarépar on léger étranglement. Une variation de température de a ou k degrés suifit pour faire parcourir è la colonne mercurielle toute la longueur de la tige. La quantité de mercure contenue dans ce thermomètre est telle qu'elle remplit, k la température ordinaire, le réservoir, le tube et une partie de l'ampoule.

Pour se servir de cet instrument, on commence par le placer dans un iîain dont la température s'élève d'un è deux degrés environ au-dessus de celle que l'on doit observer ; quand il s'est mis en équilibre avec le bain, on lui donne en l'inclinant une légère secousse, et on le retire du liquide. Le refroidissement contracte ce mercure et sépare toute la portion de ce liquide qui était d'abord contenue dans l'ampoule. On se sert alors de ce thermomètre comme d'un thermomètre ordinaire, et on transforme les indications obtenues en degrés centigrades par la comparaison avec un étalon.

Page 1