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VIE
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doite par lesemiment ooofeau des facultés qai naissent en elle» se laisse malhoureusesement eniratner souveat fiui charmes de nilushMi.etteii suivant le penchant ÛaUeur qui i'eochatne» s'éloigne de la roule Ju bonneor |iour n*eo j^cursuivre que le fantôme. L'on peut ajouter aiie la raison^ toujours flotlanle, toujours obscurcie par les passions, fait vainement luire un flambeau qui n*éclaire pas toujours; elle esl souvent forcée de leur céder l'empire, et elles exercent uQ despotisme iyrannique, jusqu'au moment où Tâge et la réflexion doivent la faire entrer dans tous ses droits trop gén/éralement méconnus.
J III. — La jeunette»
Cette époque de la vie est également intéressante aux veux de tout observateur; ÎQ Us phénomènes physiques qui dominent dépendent de la surabondance des Erineîpes destinés à la nutrition; la vie déorde de toutes parts. Cette surabondance est, pour le jeune homme, la source d'une existence tojuie nouvelle. Ses membres s'arrondissentt ses muscles se dessinent, sa carnation s'anime, les organes vocaux acquièrent plus de vibralité, sa voix devient forte et sonore. Les pulsations du cœur et des artères sont plus fortes et plus régulières: le cours du sang, jusqu'ici uuiforme dans toutes \ts parties, semble s'accélérer vers les organes de la fécondation, pour les rendre habiles aux fonctions qu'ils doivent bientôt remplir. Ces orgaaes, complets dès la Gn de la vie intra-utériiiC, maïs offrant à peine un diminutif de ce qu'ils seront un jour, se font remarquer, àll'apfirocbe de l'adolescence, chez l'homme ejt chez la femme, par leur croissance rapide. Le sjstème nerveux esl en outre plus susceptible d'action : ses opérations sont plus apparentes, et les sens internes mieux disposés .à instruire l'ftme sur !e produit des sensations.
On dit de l'enfant qui est parvenu à cet âçe, qu*il est pubère, parce qu'alors la région pubienne se recouvre de poils qui Pombrageront par la suite. Ce terme a lieu vers quatorze ou quinze ans, pour les climats tempérés : il est plus hâtif chez les femmes que chez les hommes.
Des causes morales, ajoute Roussel, peuvent rendre la puberté j)récoce ou tardive, et c'est à ces causes qu'il faut rapporter la différence qu'on observe à cet égard entre les filles de Ja campagne et celles de la ville.
Cette époque, chez les deux sexes, est marquée souvent par des [phéuomènes qui indiquent une pléthore réelle : le visage est rougCy brillant, les yeux étincelants ; les veines de tout le corps sont dilatées, et paraissent contenir une plus grande quantité de sang qu'elles n'en charrieront par la suite; la respiration est quelquefois gênée.
On remarque surtout que l'ovale antérieur de la tête s'allonge davantage, et te visage, chez l'homme, prend insepsible-
DicTioMN. DE Physiologie.
ment le caractère de la virilité. Chez la femme, on voit se produire, sur la poitrine, uniforme jusqu'alors, deux organes quu la nature prévoyante a disposés pour produire l'aliment qu'elle doit plus tard offrir à son enfant. En outre, \^» pièces osseuses qui composent le bassin éprouvent un dé* veloppement qui en agrandit loutos les dimensions, en viio d'une nouvelle fonction à laquelle la femme est destinée.
N'oublions pas de mentionner chez ell« Tapparition de la menstruation, qui annonce d'une manière non moins précise une aptitude nouvelle. Le timbre de la voix annonce» comme chez l*homme, la relation inexpliquée qui unit le développement du larynx à celui de l'appareil reproducteur.
Les sécrétions se montrent dans leur plus grande activité pendant la jeunesse et I âge adulte. A mesure que l'Age avance, Testomac devient en état de recevoir sans inconvénient, pourvu que ce soit sans abus, les aliments et les boissons les plus variés en nature et en qualités stimulantes, bien que l'appétit soit relativement moindre que dans l'enfance.
« A la puberté, dans radolescenea et la jeunesse, dît M. Pariset, la moitié la plus animée du système circulatoire, u'est-h-dire le svstème artériel, prend plus d'am^eur et d action, pour suflire au développement de nouveaux organes, et répandre dans toute l'éconqmje plus de nourriture, de cha* leur et de force. Les poumons, te cœur, les artères ont donc, à cette époaue de la vie, un surcroît dactivité. Le sang lui-même, le liquide nourricier par excellence, prend des qualités nouvelles» »
L*étude des autres fonctions, quel que soit l'intérêt qui s'y attache, offre une bien moindre importance aux yeux du r4iysiologiste, car ^lles réagissent bien moins ^ur t'ensemble de l'économie.
Nous avons vu que les passions de 1 enfant, proportionnées à la faiblesse de son corps, étaient circonscrites dans le cercle étroit de son individualité; que des besoins étaient déterminés seulement par des désiis essentiels à son existence. Mais dans l'adolescence, commeun auteur t'a écrit, le calme cesse^ tes digues cèdent à Cimpé/uosilé du torrent : toutes les passions violentes^ tumultueuieSfS'emparent de son dme, et prennent trop souvent leur source dans rappétit sensitif. La colère, la plus emportée de toutes les passions, mélange confus de haine et de vengeance, est, après l'amour, la plus familière à la jeunesse. Elle s'annonce chez rhomroe par l'audace , l'ardeur , l'impétnosilé; tandis que chez la femme, le besoin d'aimer est précédé de la pudeur, d'un instinct irréfléchi de plaire et de coquetterie. Le jeune homme est léger, imprudent, présomptueux, indiscret, mais son cœur a du la générosité, de la noblesse, ci peu d'égoïsme. Son aptitude à certains travaux intellectuels le fait arriver rapidement & de t)rillants résultats. L'excès de ses forces le pousse vers les exercices violents de la
VIE
DICTIONNAIRK
VIE
chasse, de la guerre, des voyages. A celflge, les arls de la musique, de la poésie et de ia danse sont cultivés avec le plus de succès, etc. EnGn, et pour nous résumer, nous ajouterons qu'^ cet flge, toutes les fonctions organiques et pluisieurs facultés inlelleot«eHes sent dans leur entière plénitude, (|u*il importe de les bien diriger, si Ton veut sVissurer ,une vieillesse tranquille et fructueuse encore, après un Age mûr heureux et utile. Mais, rttomme alors, avec .«a constitution puissante, avec les passions tumultueuses qui Tagitent, trouble souvent ta marche de la nature, bouleverse les lois de réconomie, et, par suite, détermine des affections morbides plus ou moins gra« ves. En effet, il est hors de doute aue les passions augmentent et pervertissent faction des solides, excitent et altèrent la vitalité des fluides, modifient vicieusement les facultés dynamiques et sont la source de maladias nomlireuses et variées,
S IV. ^ Age mûr.
*Après avoir échappé k mille causes qui souvent le font périr dans Tun ou Tautre de ses deux premiers Ages, Thomme enfin arrive au temps de sa virilité. Parvenu au développement le plus complet, il ne lui reste h désirer et h obtenir qu'un pha haut degré de raison wl de sagesse ; il jouit de toute la force que sa constitution lui permet. Son (X)rps est robuste, ses muscles durement exprimés, le contour des membres largement dessiné, et les traits du visage bien marqués. Chez la femme, tout est plus arrondi : ses formes sont plus adoucies, ses traits plus fins. L*homme a la force et la majesté; les grAces et la beauté sont l'apanage de la femme.
Toutes les opérations organiques et intellectuelles s*eiécutent alors avec la plus grande régularité. Ici la nutrition n'a plus nu*î alimenter les organes et tes tissus dont I accroissement est terminé. On remarque une prédominance notable encore dons Torgnne central de la circulation, dont Tacti- ▼ité se trouve journellement surexcitée par tes efforts physiques et les impressions morales, Cjui toutes réagissent sur lui par un mécanisme différent, les uns par un mode plus mécanique, tes autres en te stimulant |)ar l'entremise du système nerveux.
L'homme doit prendre les substances alimentaires dans une mesure réglée par ce que la déperdition de ses forces lui demande : il n'arrive alors aux fibres que la quantité de molécules nécessaires pour se substituer è celles qui s*échappent contiuueljement. Il y a compensation et non addition. La force tonique des solides est Eortée au plus haut point : on constatera ientôt une diminution dans le volume ou l'action du cœur et du système artériel. Alors la circulation se ralentira, certaines sécrétions deviendront plus copieuses, Toiiésilé surviendra. L'individu est arrivé à sa stature propre , tandis que l'accroissement en grosseur continue.
Tout le système pileux prend nne teinte plus foncée : il en est de même du teint, de la couleur de la peau et des yeux ; la physionomie a nn caractère bien déterminé.
C'est dans cette période que l'homme est le pl«s apte à remplir les fonctionsde lafécondation ; c'est alors aussi que les désirs s'accroissent, que les besoins se multiplient, que tes passions déjà modifiées se compliquent.
L'amhition est la passion dominante rf« TAge viril ; l'homme tend toutes les Caculiés de son Ame pour la satisfaire.
Pendant l'Age mûr on s'adonne avec le plus de succès k la culture des sciences ei des lettres. Les facultés intelkotoelles, dans leur ensemble, ont alors atteint toute leur perfection. A l'imagination ardente, anx illusions et aux rêves brillants de la jeunesse succèdent peu à pen ia maturité de U raison et du jugement.
Vers l'Age de soixante ans, la plapart de^ fonctions commencent à diminuer d'énergie: ainsi les digestions deviennent moins faciles, l'estomac est |)aresseux; à mesure que 1rs années arrivent on remarque onf* diminution croissante du système capiliat^ et Tagrandisseraent du système veineux* L'homme touche h la fin de sa période active : il commence k décliner et la vieillesse s'établit. Il est nécessaire qu^alors il sache que c'est de lui que dépend la dorée pius ou moins longue de sa vie; il est forcé de s'assujettir plus rigoureusement aux règles de rhygiine, pour parer, autant que possible, aux infirmités que le temps va faire naître, comme des avdni^eoureurs de sa des- Irucltbfi, ei par f effet fun décret irrévocable.
I V. — De la vmUesêe.
L'homme, après avoir joui d*une TÎgueur qui faiblit en se soutenant plus ou moins encore de cinquante k soixante ans, s'aperçoit alors que ses forces déclinent d*une manière évidente. Une pe.santeur manifeste succède k son agilité; ses cheveux blanchissent et tombent; tout lui indique qu'il n'est plus jeune, quoiqu'il puisse encore espérer d'heureux jours.
Les organes, qui, par une progression ascendante, s'étaient développés pendant !a jeunesse, et maintenus dans leur force peidant TAge viril , dépérissent progressivtment. La vie s*éteint en eux par de< nuances sticcessives. Le volunte des masses musculaires diminue, quelquefois elles se surchargent de graisse ;des rides sillonnent la pean, qui perd de sa sensibilité et de sa coloration. La chute des dents rend la mastication incomplète; les sécrétions diminuent dans les organes digestif^} , comme dans toute l'économie; l'assimilation se fait moins prompteme'nt et moins complètement. Il y s encore affaiblissement des sécrétions qui ont lieu k la surface de la peau; les larmes coulent en moindre abondance; les muqueuses buccale et nasale se dessèchent.
C'est ft la diminution des facultés aL^r-
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DK PHYSIOLOGIE.
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b.intes «le la muqueuse digestive qu*on a aitrfbué la maigreur des vieilllards, ou cette gracilité des tissas que dissimule parfois un déTeloppement considérable du système adipeux. Le cœur, ne jouissant plus de toute sa force, chasse le sang à de longs interralles. ce liquide parcourt ses canaux avec peine, et leur transmet des pulsations rares et languissantes.
Le système artériel, écrit H. Durand* Fardel, présente certaines circonstances spéciales : ainsi on constate des dépôts de matière atbéromateuse, des plaques cartilagineuses ou même osseuses dans les parois artérielles. Ces altérations ne sauraient être évidemment que le résultat d*une modification due aux progrès de l'A^e, analogue sans doute à celle que Ton voit modifier la structure des os, ossifier le larynx, les car« tilages, souder les symphyses et les sutures, etc.
La substance nerveuse subit un certain degré d*atropbie et s*indure; cela se remarque chez les vieillards affaiblis, émaciés, offrant le type le plus prononcé de la décrépitude : alors on trouve les circonvolutions denses, ratatinées, écartées et comme retirées de la voûte crânienne : on voit quelquefois des mailles du tissu cellulaire sous-arachnoidien se remplir d'une sérosité abondante. Le tissu osseux devient plus sec, plus poreux, plus fragile, et par suite plus jéger : aussi est-ce TAge des fractures.
D'après MM. Hourmann et Decbambre, m on trouve chez les vieillards les vésicules des poumons dilatées, saillantes h la surface de I organe, évidemment agrandies : quelquefois elles communiquent ensemble par des ruptures spontanées. Ce fait est souvent physiologique. »
La faculté fécondante se iierd dans les deux sej,es. Chez l'homme, le sperme n'a plus ses vertus prolifiques; chez la femme, la menstruation a cessé, et avec elle, la sécrétion des ovules. Les organes des sens s'affaiblissent, la cornée s*6paississant de ijIus en plus, et étant moins soutenue par les humeursde l'œil, devient plane, et moins propre à la vision. La membrane du tympan, plus sèche, et cédant moins aux ondes sonores, n'opère qu'avec lenteur les vibrations nécessaires k la perfection de l'ouïe. Les glandes s'atrophient: ainsi les mamelles, les testicules ; chez la femme, le col de la matrice tend k s'effacer. Les mouvements ne s'exercent plus qu'avec lenteur; les muscles devenus moins excitables, se contractent moins facilement.
La voix perd son éclat : elle est tremblotante, moins vibrante, moins pure, elle $e €as$e: l'articulation des mots est altérée |Nir la perte des dents et les changements qu'ont
(4S9) C*est sartoQt k cet kge qa1l faut éviter les passioQi violentes oel abrègent tant notre eiittence.
On «loît tâcher d obtenir une (ëcarité, une gaieté de earaelère, qui provient do tonveiiir d'une vie qui n*a pas été entièrement inutile, et de l'espérance d*nn avenir henreui, an delk du tomtaio :
subis le pharynx, les fosses nasales, les mâchoires et les lèvres.
Faisons remarquer avec M. Durand-Fardel que c certains | oints de l'économia
[présentent une sorte de compensation, par es sécrétions spéciales dont ils deviennent alors le siège, et qui, atteignant souvent un caractère pathologique, n'en onl pas moins une origine purement physiologique. Nous voulons parler de la grande quantité de
[)rincipes solides que Ton trouve habituelement dans l'urine des vieillards, et sur» tout de la sécrétion catarrbale dont l'arbre bronchique est habituellement le siège k un degré quelconque, en remplacement spécial de la perspiration cutanée k peu près complètement abolie.
« Les facultés intellectuelles se détruisent moins qu'on ne le pense vulgairement; mais elles se concentrent sur elles-mêmes. L'attention , difficilement attirée par les choses extérieures, ne s'y fixe que passa-
Î;èrement. La mémoire, q^ui conserve Qdè* emerit le passé, laisse glisser le présent : de Ik ce mépris pour tout ce qui est nouveau, cette admiration de tout ce oui était autrefois ;de Ik aussi ces vues prophétiques, résultat d'une méditation proioncle, s'exer* çant k l'abri des passions et des impressions du moment, sur le souvenir des hits passés. » (Pcband-Faedbl.) •
La vieillesse crée moins, dit M. Pariset, mais ses conseils sont toujours sages et prudents. C'est Ik que se trouve la plus
5 rende différence, lorsqu'on l'oppose k Tin* ocile jeunesse, qui veut toujours agir et rarement réfléchir, ce qui a donné lieu k ce vieil adaiie : Si jeuneue saootV, st vùiUiêse pouvait («SO).
Quand arrive la décrépitude, de nouveaux symptômes apparaissent. Les muscles extenseurs, impuissants k contrebalancer le poids des viscères, laissent la colonne venébrale se pencher en avant : les jambes se fléchissent sur les cuisses, et les cuisses sur le bassin. Un béton devient nécessaire au soutien de l'équilibre : tous les tissus acquièrent de la rigidité et «s'amincissent : l'ossification envahit les cartilages, les articulations ; la vie semble reculer insensiblement devant la matière inorganique. La circulation , la nutrition s'exécutent d'une manière imparfaite. Les facultés morales s'éteignent : k mesure que les années se succèdent, la décadence fait des progrès continus, et la mort vient mettre un terme k une existence devenue inutile.
La mort naturelle n'est donc que le dernier degré des dégradations successives auxquelles l'homme est soumis dans tdut le cours de sa vie; l'on peut avancer que, dès qu'il voit le jour, chaque momanl de
Omma niidioeria ûé nitam prûkmganâûm teal lUiHm : tel est le résolut de toutes les expériences et le fondement de la macrobioiiquê.
Le milieu en tout, cette-aarM mediccrtiM, qv^Horace a si bien chantée, ei^ effectivemrBt «e qult y a de plus eonvenaUe k la dorée de h tie.
VIE
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àon exiUence est un pas qui Ventralne vers sa fin.
Nous avons parcouru les détériorations insensibles qui conduisent rbomme à ce dernier terme (^90). C'est le moment de la séparation des deux substances qui le composaient. L'une de ces substances, dégagée des liens qui la retenaient captive dans une enveloppe matérielle^ est soustraite à Tem- |)ire de la mort et commence une vie nou« velle ; l'autre rentre sous l'empire des forces générales auxquelles elle avait .résisté jusqu alors.
Sans sortir du cadre que nous nous sommes tracé 9 nous pouvons annexer aux lignes qui précèdent ce qu'on a appelé cbez la femme l'âge critique.
S VI. — De Page critique.
On entend par Ih la cessation déflnitive iW$ règles, qui arrive ordinairement de la quarantième à la cinquantième année , en tenant compte des climats et de la constitution. Ce f>l)énomène se lie avec la cessation de révolution périodique des vésicules de Graaf.
- Les ovaires s'atropliient et diminuent d*étendue dans tous les sens; leur enveveloppe extérieure se plisse, se ride profondément et prend un aspect particulier» dont la surface d'un noyau de pêche peut donner une idée assez exacte. (Raciborski.) Les vésicules de Graaf sont grisâtres ou d'un blanc opaque, k parois froncées. Le liquide qu'elles renferment a > disparu ^ parlois même leurs cavités sont effacées, et leurs parois s'épaississent de manière h rendre presque invisible la trace de l'ancienne cavité. Quelquefois on ne trouve pas de trnccs de vésicules : l'ovaire fortement réduit est transforméen une substance fibro-celluleuse. L'utérus et les glandes mammaires participent aussi, dans une certaine limite, h l'atrophie des ovaires. Chez la femme, plus que chez l'homme, la beautédisparatt et s échnpi^e rapidement. La période comprise entre quarante et cinquante nns est remarquable par les secousses qu*é[)rouve la femme avant de subir des transformations qui changent le mode de son existence.
C'est à juste litre que celle époque est appelée critique, car souvent alors se développent des maladies graves et variées. Klle doit se consoler néanmoins de ce qu'elle a perdu, par le souvenir des devoirs qu'elle a accomims, qu'elk» accomplira encore, des qualités et des avaniages d'un autre ordre qu'ellej)Ossède ou qu'elle peut acquérir, et que le tcmpsneluienlèvera point, par lebien
(4S^0) D'après Arisiole, Cicéron et plusieurs autres autours ciuiucius, p;irmi lesquels M. Lordal s'est placé au premier rang, la vieillesse ifaUeint pas les facultés noologiques. On objectera sans doiiio
Sue, si ciuizquelaues tieillar^s privilégiés, M. Lorai e^tre aulres, Tesprii uc s'est pas airaibii avec le corps, il en est beaucoup ckcz l^esqucls on voit tout décliner à la fo^s. Mais il faut /teuir compte de l'justruuient qui refuse le service, de la force viviO«|uc qui décroît, cl la lliêse de M. LorUal repo^
qu'elle peu! répandre autour d'elle, par ia mission importante qu'elle doit continuer h remplir.
Article IIL — De L'nrrcLLiCBsiCE dam Lrs
DIFFÉBBBTft ACkS.
Gerdjr est un de nos auteurs contemporains nui a senti rim|>ortance des éludes psychologiques en ])hj'5iologie. Il s'en et occupé avec attention et bonne foi. Bien que nous ne partagions pas toutes ses idées à ce sujet, nous allons analyser son travail .-^ur l'état de rintelligence aux différents Ages.
« L'intelligence, dit Gerdy, embrasse toutes nos perceptions, nos idées, t'est-ndire tous les phénomènes ou tous les acis pfiv lesquels nous avons conscien< ede ce qui se |)asse au dehors de nous, dans notre entendementy dans notre personnalité inloN lectuelle et morale. Klle comprend encore les facultés d'où dérivent ces |>hénoiuènes; mais on ne peut pas lui rattacher les alfoctions, les passions, l'attention, la voloitu*, qui sont des espèces de mouvements de rame (491).
€ Occupons- nous dti développement de rintelligence dans les divers ôges. L'enfani, à la naissance, n'a guère que Ta sensibilué que lui donnent la faim et la soif, la douleur; il perçoit de la peine ou du plaisir, suivant les circonstances; il a encore le^ facultés de se mettre en colère ei de mw loir (W2). Oïl voit donc que ^enfant e^t à cette époque an être imparfait, mais te dûveloppemeiit successif des facutlés de rintelligence, Jetant harmonique avec le développement et Taccroissement du corf^s, il s'ensuit qu'à mesure que Tenfant grandit, il donne des signes évidents de son inicliigence, et d'alwrid de mémoire et de jngoment : en effet, il ne pouvait guère juger avant d'avoir des souvenirs è comparer avec ses impressions actuelles. Il est à remorquer
Sue les facultés intellectuelles, dans leur volulion, marchent parallèlement avec les facultés sensitives; il y a une harmonie pleine do sagesse dans ce progrès des sens et de l'entendement.
« L'enfant est curieux ot attentif; ce qui le frappe d'abord, c'esl, dans les corps, leur nombre, leur situation respective, leuréiendue, leur direction, leur forme, leur couleur et leur structure.
^ Le goût et Todorat ne lui fournissent que eu d'idées. Les phénomènes qui frappent e nlusses sens sont probablement ceux de la luniièreeldc la chaleur, les mouvements, le bruit el les sons, lly arrive insensfbleu)ont et {.'lailucllomeiit. l/cnfant a bien une iiltc des caractères matériels et des phénomènts
sur de puissants arguments.
(41)1)11 eslévideiu querimelligenceesl une fdcuilé et un acte de Pâme de même que les passions : si Ton regarde celles-ci comme un mouvement, on devra donner le même titre à celle-là ; il y a des àiQérences de mode, de quï^utité, <etc.. Biais il n'y a P'^'S autre cli(»se.
(-i'Jâ) il^ue volon^ est «cnsiiivo-aainMle pluioi qu humuinc.
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«les corps, de Tanalogie œéaie et de la différenee obserfable eolre les êtres qui tombent sons S9S sens, mais on ne saurait lui reconnaître la moindre idée du nombre in« déQni* de retendue illimilée, d*une durée •ans fin, etc. Ces abslractions ne naissent chez lui que plus tard : pour le moment il a le faculté de les acquérir» et ces germes i)Our* raient rester è Tétat latent dans son esprit, pendant loog;temps, ai Tédiieation et l'instruetîon ne venaient développer chez lui ces hautes facultés.
« Une question importante se présente nalureliemeot h nous; c'est celle de savoir comment l'enfant arrive à comprendre la langue de sa nourrice.
« L*enfant apprend à iHirler parTintermé* diaire de sa nourrice et des femmes qui Tentourent ; le pencb;vntqu*elle.s ont h parler, les rend très-propres à éveiller, à exciter, à exercer incessamment Tintetligence et la langne des enfants.
« Ce sera au rapport de constance qu'il ob* servera entre le mot prononcé et Texistence du caractère que le mot désigne qu*il découvrira la signiGcation du mot. Le travail pour arriver à ce résultat s*exécute chez lui graduellement et sans efforts, il apprend nonseulement la signification d un certain nombre de mots, mais encore, jusqu*à un certain point, les règles du langage ou de ;la syntaxe. Ainsi Tentant compose des phrases ou des membres de phrase, par analogie avec celles qu*il a entendu prononcer è sa nourrice et aux personnes qui l'entourent. Après avoir appris le nom des corps, de leurs phénomènes et de leurs caractères, il les conserve dans sa mémoire par le raisonnement, il acquiert de plus en plus des idées qu'il n'avait point auparavant, et, par l'observation, il en augmente la puissance. Le langage, en mettant l'enfant en relation avec les autres hommes, ouvre encore un champ bien vaste à ses progrès.
« A cet âge, on est aussi impressionnable au physique ^u'au moral : on est curieux, léger, étourdi, amateur du bruit et du mouvement : l'enfant persiste dans cet état(it93j jusqu'à son adolescence, où encore quelquefois ces actes se produisent avec assez de fréquence.
« Dans cette seconde période de la vie,rentondement n'a pas* encore atteint toute sa puissance, cependant l'adolescent possède tous les genres de facultés qu'il peut avoir. Son jugement est assez développé et délié pour livrer son esprit à Tétude des connaissances humaines : il peut tout apprendre, aiais n'invente rien, car il ne sait pas encore observer et raisonner. La mémoire est trèshearense à cet âge ; l'imagination est vive
(493) Rien n'est plus remarqiitblK que le iniTail et les acquIslUoiis de la première enfance. On peut alors appreeJre plusieurs langues, en saisir raecent, développer une foule d'aptitudes. La mémoire puissante et flexible se charge de souvenirs qui ne s'efliaceronl plus. C'est dans renfance que Thomme se façonne. Lt législateur ne saurait surveiller avec trop d'auention réducallon de fcnfani. (L. B.)
et brillante, mais trop peu réglée par le jugement.»
Ces trois facultés seraient, d'après Gerdy, des genres de facultés : chacune serait une faculté générique comprenant diverses espèces qui existeraient à des degrés variés chez les différents individus. Ce serait en* core, d'après cet auteur, la clef des profondes inégalités qui s'observent entre les intelligences. Larssons-le parler. « Qui ne s'est aperçu que, parmi les jeunes sens, les uns ont plus de facilité è retenir la prose que les vers, et d'autres les vers que la prose; que les uns ne peuvent apprendre que ce qu'ils comprennent ; que d'autres apprennent même ce qu'ils ne comprennent point; que les uns retiennent facilement des airs et difficilement des règles de grammaire; que ceux-ci gardent mal le souvenir des lieux où ils puassent 'et très-bien la mémoire des figures; qu'ainsi le même jeune homme retient certaines choses avec une trèsgrande facilité et d'antres avec une extrême difficulté (k»).
c Vers l'âge de 25ans, l'adolescent devient un homme. Son intelligence est plus grave et plus sérieuse, sa mémoire plus sûre, ainsi que son jugement. La raison s'est emparée de son esprit, et le jugementy domine. Kvidemment on rencontre des hommes qui restent toujours jeunes par leur esprit, mais ce ne sont que des exceptions au développement naturel de l'entendement humain.
« Avec les facultés que Thomme possède alors au plus haut degré, il peut distinguer la vérité de l'erreur, l'utile de ce qui n'est
au'agréable, ce qui est certain de ce qui est ooteui, le bien du mal. Ce n'est que par la possession plus ou moins grande de jugement et de raison au'un homme est supé-^ rieur h un autre nomme. A mesure que l'homme approche de la vieillesse, la mémoire perd de sa fidélité pour les impressions qu'elle reçoit ; mais comme compensation pour ainsi dire, les impressions anciennes s'v conservent &lèlement, dans toute leur fraîcheur première. Le jugement est toujours le même, il domine les autres facultés, et ne perd rien de sa puissance; peut-être le vieillard doit-il cette faveur à la grande expérience qui l'éclairé, au calme de son Ame moins accessible aux 'passions, dont plusieurs n'existent plus chez lui. Il arrive souvent chez quelques individus
3u'i cet âge, où les organes se dét4^riorent e plus en plus sous le |>oids des années, une partie des sens s'oblitère, l'intelligence tomoe graduellement par la perte successive des facultés de la mémoire, de l'imagination et du jugement. On dit alors que le vieillard est an infance: cette dernière expres-
(494) Ce ne sont pas là précisément des genres et des espèces, mais des modes relatifs à l'inipres* sionnabilité sensitive qn*tl faudrait analyser avec précision, en tenant compte des divers éléments de cette sensibilité. L*inafination reproductive , chez Tadolescent est plus développée que Timagination créatrice; celle-d est une {acuité pins élevée, plus humaine, qui grandit au% périodes suivantes
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I I. Bèglêê ffénéralêê pour rendre U$ éivere genree
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CiKOCiiMB FABTic : De$ iipneê de U morf.— Mort araartale. — Etat de certains animaux deisëchêSt qvi ae raniment en les humectant; de phtsieura antrea (grenouiltea, anguilles, etc.) ; rigides, congelëa, etc., qui ^rivent encore quanti on fait oeaser la congélation; léthargie, etc. — Caa de résistance à la mort malgré rabaente de modiScatenra Impor* tanta» etc. — Phénomènes consécutifs h la mort.
AiTiCLC II. '— Esquisse n'uiiB étude sirr la uoet.
I I. — Remarquée préliminaires,
L*amoar de la fie» si naturel à rhomme, a fait espérer dans tous les temps que l'on trouverait uii moyen de prévenir le terme inévitable de notre existence, et de prolonger la vie bien au delh de ses bornes nalarelles.
Mais, comme dit Alibert, les précautions de notre art ne peuvent rien contre la loi commune imposée à tous les êtres de Tuni* vers. Par un régime suivi, par des secours longtemps el assidûment continués, on peut sans doute rallumer pour quelques instants les dernières étincelles delà vie; mais elle tait par s'éteindre comme ces lampes mouvantes oui doivent se consumer ftiute d'alimenU (496). On ne jette point l'ancre dans le fleuve de ta vie, écrit Bernardin de Saint- Pierre, il entratne également celui qui lutte centre son cours et celui qui s'y abandonne.
La longévité qui dépasse le terme ordiaaire de la vie est presque toujours une exception heureuse ; elle tient naturellement à des circonstancs favorables, telles qu'une constitution robuste ou très-saine, une manière d'être douce et paisible, mené eàna m earpore «ofio, analogue du moins au caractère de celte constitution. Ces exceptions étendent la perspective de la vie (fc97). Mais il arrive un moment où tout mouvement etsst dans les rouages de la machine humaine qui succombe. La mort termine la vie
(496) L*homme ne jouit point de la longévité, de la aanté, do bonheur dont il detrait jouir, pas pins
SbM n'atteint les térllés qu*il pourrait découvrir. *eat sa faute. A mesure eue la civîliaation et la adence marchent, on a plus de moyens de vivre loDftemna, de conserver une santé plus vigoureuse» d^éire plus heureux, de remplacer des préjugés funestes par des vérités utiles. L*homme peut donc améliorer spn sort et travailler pour sa double vie. L'étude des questions soi iales que Ton poursuit attjourd*hui avec ardeur, le sentiment religieux qui ae réveille de plus en plus, donnent des espérances que noua aasurera Tavenir : les médecins doivent prêter leur concours à ce progrés qui ne saurait aaanquer de se réillser.
(497) Les études d'IIulebind (macrobiotique), celles de M. Flourens, quî^ a visé à frapper vivement, aie., prouvent que Ton peut augmenter beaucoup la longévité Individuelle,
(49B) Quoique alors tous les mouvements appa- NRU avaient plus lieu dans les parties, cependant
terrestre par le repos des forces viviUque^ qui l'avaient commencée (fc96).
Eh partant ainsi du moment eà noua sommes nés, nous allons vers la mort, et notre fin provient de notre origine :
Naseentes mortinur, Snbque ab origine paadtt»
D'autre part, nous savons ce que di* viennent les deux substances qui composaient l*horfime. Far conséquent nous allons, dans ce chapitre, étudier les différents muJes de terminaison de la vie, tout en nous l)ornant aux faite physiologii]ues. Nous laisserons de côté la partie médico-légale, cerlain& détails pathologiques, etc., auxquels nous ne pouvons pas donner une ()lace suffisante uans ce Dtcftonnatrede Phyiiologie :
I IL — Mon natutelle^
Les auteurs désignent sous ce nom, pour l'homme, la cessation de la vie terrestre et corporelle (499), résultant de t'épuisement de sa force biologique par le seul effet de la prolongation de sa durée; car tout organisme vivant, considéré sous ce simple point de vue, est condamné k périr (500). C'est surtout k rinégale répartition de la force biologique qu^il faut rapporter tout^^s les variétés que présentent les êtres organisés relativement h la durée de leur vie. Plus la vie est riche, dit Burdach, plus elle a des côtés différents : plus aussi il lui faut de temps pour arriver au terme de son développement, plus la mort a lieu d*une manière tardive. Plus la masse est considérable, plus la marche du développement est lente; plus la vie embryonnaire a duré longtemps, plus l'aptitude h procréer se manifeste tard; plus l'accroissement est lent, plus aussi la vie se prolonge. (Buiu>ach). La dorée de la vie humaine, autant qu'il est permis d'en juger par la comparaison des tables de mortalité, est de 70 k 80 ans. Ce n'est que i«r exception qu'elle déliasse cette limite (SOI).
La mort naturelle n'arrive qu'après avoir été, en quelque sorte, longtemps préparée d'avance par l'affaiblissement de tous les organes, souvent par la perte de plusieurs d'entre eux; puis, comme conséquence, par
leurs propriétés vitales ne sont point encore tout à fait éteintes, ainsi que le prouve leur susceptitiî» lité organique, oui est d'autant pltis évidente, que la mort a été plus prompte ; la circulation dans quelques capillaires, Tabsorption et propuUion des humeurs dans les absorlanu du mésentère, la crue de la barbe et des cheveux dans quelques cas, etc., sont encore observées»
(499) On Ta appelée aussi sénile, mais cette ei* pression est peu juste, parce qu'elle ferait croira
aue nous devons tous devenir vieux. (BMAVa et loaiN. )
(500) Puhii es <l in puleerem reverloriê. iCeuhe^ m, i9.) L*l£criture par ces mots indique Àotre Un corporelle apparente.
(501) Les lois générales de U longévité peuvent être Axées; elles ne Font pais.élé. Cette question, si importaiiie au point de vue pratique, mérite toute Tauention d«s médecins et de Tadministration su|>érieore : les unes et les autrea y apporteront leur concours.
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