FRS
Si cette formule de réaction représente bien le phénomène, on peut en conclure que les deux réactifs ne s'unissent pas pour donner une substance nouvelle ; en d'autres mots, que le lécithide de Kyes n’a pas d'existence propre. En effet, s’il y avait consommation des réactifs pour produire l’hémolysine, la formule de l’hémolyse serait différente. Au lieu d’être du type KL, le premier membre de l’équation serait du type (K-x) (L-æ), dans laquelle x représente les parties équivalentes des réactifs qui sont entrés en combinaison.
ARRHENIUS étudia l'influence qu’exercent les alcools méthylique et éthylique, et l’'éther éthylique sur l’hémolyse par le venin de cobra. Voici le résultat d’un essai : Les globules avaient été préalablement sensibilisés par la lécithine, et additionnés d'une petite quantité de venin de cobra. Les quantités ajoutées d'alcool et d’éther n'étaient pas hémolytiques pour leur propre compte.
Quantité ajoutée d’une solution d’alcoo!l
méthylhiquerà A0 D A100 ERP qe Dec. 4 IE Re) Oc°,05 gs® Degré de l’hémolyse. . . . . . PE EE 100 40 30 20 18 Quantité ajoutée d’une solution d’alcool
Btuvlique a M0 D MIO EME 1e 0cc.4 0cc.15 0c°,05 Le Degree MhemolIpse Re eee 100 31 25 20 18 Quantité ajoutée d’une solution d’éther
à. GED AT UD RS SRE NE 0°<.5 DEAN Occ,05 (I Degré del Rémolys er EEE 100 50 30 18
Il a été dit plus haut que les alcools et l’éther exercent sur l’hémolyse par la saponine, une influence empêchante.
GENGOU à pu constater que l’hémolyse par le venin de cobra ne se fait pas en milieu citraté. L'action du citrate de soude est supprimée par l’adjonction d’une dose neutralisante de chlorure calcique. Les concentrations plus élevées de chlorure calcique s’opposent également à l’hémolyse.