TEMPÉRATURE INTERNE
VEILLE Engourdissement.
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.| degr.| gr. cmce. ë Muscardin.| Février. 10,3 [18,991 8506 Ë PEMBREY. ù : \ Nov.-Déc. 199 £ 5 Spermophile. . +) Févr.-Mars. » 187 8 9 Marès. Hérisson. | Mars. ALUSSe qu 197 PEMBREY.
Décembre. | 10,4 | 1140 543
Marmotte .
Févr.-Mars. VALENTIN.
consomme 164 cc. et que la marmotte, qui pèse 1 110 gr., n’en consomme que 34 ce. Le spermophile, qui se trouve comme poids entre le muscardin et le hérisson, aurait sa place entre celui-ci et la marmotte, quant à sa consommation d'oxygène. Mais cet écart, comme celui que nous avons signalé plus haut pour le hérisson, doit tenir à d’autres causes que Ja température, causes probablement d'ordre interne qui ont de l'influence sur les échanges respiratoires. Nous aurons l’occasion de revenir plus loin sur cette question.
Quoi qu'il en soit, les mammifères en hibernation possèdent un moyen de régler leurs échanges respiratoires suivant la surface de leur corps, comme cela a lieu pendant l’état de veille, Nous savons en effet que chez les animaux à température constante l'intensité des échanges est proportionnelle au quotient de la surface du corps par son poids. Les mammifères engourdis restent soumis à cette loi, et ‘cela prouve une fois de plus que ces animaux, malgré le ralentissement de leurs fonctions, ne sont pas esclaves de la température extérieure au même point que les animaux à température variable. Ils gardent encore une assez grande autonomie à son égard.
Le quotient respiratoire est modifié aussi pendant l’hibernation; il augmente chez les grenouilles et diminue chez les mammifères hibernants.
causes, parmi lesquelles l’alimentation vient en première ligne. Ainsi, quand l’organisme consomme beaucoup d’hydrates de carbone, le quotient respiratoire se rapproche de l’unité; dans le cas contraire le quotient respiratoire diminue, En partant de là, on a supposé que l’abaissement de ce quotient chez les mammifères engourdis serait dû justement à ce que ces animaux utilisent de préférence les matières grasses pendant leur hibernation.
Mais le quotient respiratoire de l’animal qui consomme les matières grasses est de 0,7 en moyenne, et l’on a cependant constaté sur les mammifères engourdis des quotients plus bas : 0,42 et même 0,33 (Recnauzr et Reiser, VALENTIN, Voir, Dupois, etc.). Pour expliquer ce cas, on admet que les graisses ne sont pas consommées intégralement, et que leur oxydation ne se fait pas d’un seul trait, pour les amener aux termes ultimes, CO? et H20. Ces substances seraient d’abord transformées, par une fixation d'oxygène, en hydrates de carbone, et ce seraient ces derniers qui fourniraient par leur oxydation complète l’énergie rendue actuelle au moment des réveils. À l'appui de cette interprétation viendrait le fait d’une augmentation de la quantité de glycogène chez la marmotte engourdie (CI. Bernarp, R. Dugors). Ce phénomène d’une fixation par les graisses de cet oxygène qu’on ne retrouve pas dans le CO?, éliminé au même instant, pourrait nous donner une explication, non seulement de l’abaissement du quotient respiratoire, maïs encore de l’augmentation de poids observée sur la marmotte ‘en l’absence de toute ingestion d’aliments ou d’eau. Si les choses se passaient ainsi, on devrait trouver un parallélisme entre la marche du quotient respiratoire et celle du
On sait que le quotient respiratoire change sous l'influence de différentes
poids du corps. Nous avons vainement cherché dans les protocoles d'expériences de divers auteurs (VALENTIN, DupBois, PEMBREY, Marës, WEINLAND, RIEuL, etc.), pour trouver une relation entre les changements de poids du corps et le quotient respiratoire. De nouvelles rechercheS sont absolument nécessaires pour élucider la question.
R. Dusors explique l’abaissement du quotient respiratoire des mammifères engourdis par l’accumulation de l’acide carbonique dans le sang et les tissus de ces animaux qui se trouveraient ainsi autonarcotisés par ce gaz. On pourrait cependant se demander si l’acide carbonique continue à s’accumuler pendant toute la durée du sommeil, ou si cette accumulation s’arrête à un certain niveau dès que l’engourdissement à complètement saisi l'animal. Dans le premier cas on devrait trouver un abaissement graduel du quotient respiratoire au fur et à mesure que l’engourdissement avancerait. Une. expérience de R. DuBors nous montre que le dixième jour de l’engourdissement le sang contient plus d'acide carbonique que le deuxième jour. L’indication est précieuse. Malheureusement il n’y est pas fait mention de la quantité d’oxygène consommé, et il est dès lors impossible d'établir le quotient respiratoire de cette marmotte. Mais R. Dupois s’est préoccupé de l'influence autonarcotisante de CO? plutôt que de la totalité des échanges respiratoires.
Dans le Pre cas, en admettant que la teneur maximum du sang et des tissus en acide carbonique corresponde au plus haut degré d’engourdissement, il serait difficile d'expliquer par cette hypothèse l’abaissement du quotient respiratoire correspondant à cet engourdissement.
La question du quotient respiratoire est plus complexe qu'elle ne le semble à pret mière vue. Nous avons trouvé sur la grenouille en hiver un quotient respiratoire plus grand qu’en été; et cependant cet animal consomme de la graisse pendant cette saison, ainsi que le prouve la disparition des réserves graisseuses comme les corps gras, la graisse des muscles, du foie, etc., que l’on constate au printemps. Malgré cela le quotient respiratoire des grenouilles est très haut pendant l'hiver : ils’approche de l’unité et peut même la dépasser.
Ce quotient respiratoire a une valeur assez constante durant tout l'hiver, et, sur 26 expériences que nous avons faites pendant tette saison, nous n'avons trouvé que deux fois le quotient inférieur à 0,8. Les courbes suivantes (p. 601) montrent la marche des échanges respiratoires des grenouilles aux différentes époques de l’année.
Nous avons inscrit, à côté des courbes de l’oxygène et de l'acide carbonique, celle de la température, afin de mieux voir la solidarité des phénomènes qu’elles traduisent.
On sait jusqu’à quel point les échanges respiratoires des animaux à sang froid sont influencés par la température ambiante, et nos expériences montrent que cette action est la même, quelle que soit la saison. Ce qui change d’une époque à l’ autre de ponte, 0?
Toujours inférieur à l'unité (0,77 en moyenne) pendant l'été, ce quotient monte à 0.94, et peut même dépasser l'unité pendant l'hiver‘. On ne saurait considérer ce phénomène comme un effet de la température ambiante, vu que les oscillations dé l'oxygène et de l’acide carbonique vont ensemble, quelles que soient les modifications de cette température. De plus, l'équilibre entre l'absorption d'oxygène et l'élimination d'acide carbonique n’est rompu à aucun moment, et cela nous empêche de chercher à expliquer l’élévation du quotient respiratoire par une accumulation d’acide ANSE dans le sang et les tissus, comme on l’a observé sur la marmotte (R. Dugois). |
La durée de nos expériences a varié entre 11 et 24 heures, justement dans le but d'éliminer les causes extérieures qui auraient pu troubler les échanges respiratoires.
De çe qui précède, il ressort que, ni la température ambiante, ni la nature des principes immédiats consommés pendant l'hiver ne peuvent expliquer l’augmentation du
c’est le rapport —- ou quotient respiratoire.
1. VERNON à mesuré les échanges respiratoires sur beaucoup d'animaux marins à la Station Zoologique de Naples; le quotient respiratoire moyen de 17 expériences est 0,91, et quatre fois il a dépassé l'unité. Ces expériences n'étant pas datées, nous supposons qu 'elles ont été faites pendant l'hiver, en nous reportant aux analyses d’eau de mer qui ont été faites à: cette époque. D ÉNTESEE
quotient respiratoire chez la grenouille en hiver. Nous éliminons aussi l'influence de la double respiration — pulmonaire et cutanée, — vu que, dans aucune de nos expériences, nos grenouilles n’ont été dans l’eau. Il ne reste donc que l’influence de la saison qui pourrait nous donner une explication, Nous avons vu dans les chapitres précédents que le corps des hibernants se modifie d’une saison à l’autre, chimiquement et même morphologiquement. Ces modifications peuvent se suivant les espèces et suivant leur manière de vivre. Ence qui concerne les grenouilles, le Jlimon des marais qu’elles choisissent pour hiberner n’est pas en état de leur fournir tous les éléments nécessaires pour le bon accomplissement des échanges respiratoires, si réduits qu ils soient. Signalons Para les conditions défavorables ben sat fublogtes ROSE APE NT CR M UNS ATEN tros Re neur en oxygène etsonim- NS AIDE DE Te Le RDS RE un ect ee de ed Lt TL presque pas de courants ae 7e pour renouveler les cou- 29 ches qui entourentle corps des grenouilles, contrairement à ce qui a lieu dans l’eau. Pour parer au danger d’une asphyxie dans ce 60 milieu, il est possible que les grenouilles fassent °° : quelques réserves d’oxy- .
gène avant leur engourdis- 72 sement. R. Dupors suppose
au contraire que cet état ES | “serait asphyxique et favo- À
rable à leur engourdisse- ë
méênt hibernal. 0 À |
L'utilisation de cet oxy- : ir , 2:
SE ice PRO PARE dans ES Oct. Nov. FAR Fe Mars. Juin Juil. Août Sept a leurs tissus expliquerait o———— O0? |
alors l'augmentation du ++++++007
quotient respiratoire que Deco TE DentITITE)
les grenouilles présentent Fig. 98. — Échanges respiratoires des grenouilles non engourdies pendant l'hiver. Cette sup- pendant les diférontes époques de l'année, par J. ATHANASIU.
position serait appuyée par un autre fait, cest que pendant l'été le quotient respiratoire est plus bas, malgré l’utilisation en plus forte proportion des hydrates de carbone pour les besoins de leur activité fonctionnelle, et malgré la production de la graisse, dont la plus grande partie provient de ces principes hydrocarbonés. Cette dernière réaction surtout s’accompagne vraisemblablement d’une élimination d'oxygène, et pourtant l’animal en prend encore au dehors beaucoup plus qu’il ne lui en faut pour l’acide carbonique qu’il produit, si l’on
i 2 en à juge d’après le rapport Êe , qui est 0,77 en moyenne pendant l'été,
6) Température et Calorimétrie. —'On sait que les animaux dits « à température variable » suivent de très près les oscillations thermiques du milieu ambiant : en d'autres termes, ils s’échauffent quand la température de ce milieu s'élève, et ils se refroidissent quand elle descend. De nombreuses observations prouvent cependant que la température de ces animaux n’est pas toujours égale à celle du dehors, et d’ailleurs nous avons vu que les végélaux eux-mêmes ont une température propre, au moins dans certaines phases de leur existence. KnaAuTE (1894) a trouvé que la température interne des poissons d’eau douce qui continuent à se nourrir pendant l'hiver est supérieure à celle du milieu ambiant, alors que chez les Cyprinoïdes, qui ne prennent pas de nourriture pendant toute cette saison, il y a égalité entre leur température et celle du dehors, Les mammifères hibernants se comportent pendant toute la saison chaude
comme les animaux à température fixe, et, pendant leur période d’engourdissement hibernal, comme les animaux à température variable. La température interne de ces animaux peut descendre assez bas. Nous avons réuni dans un tableau les plus basses températures observées sur les mammifères engourdis.