W. STIRLING
HURINE. — Substance contenue dans les graines de Hura crepitans. Le suc laiteux est employé comme poison des flèches, et comme engin toxique pour la pêche.
L’hurine, d’après Lewin (Traité de Toxicologie, trad. franc., 1903, 843), qui reproduit une
ancienne observation de BoussinGAuLT (1828), $erait cristallisable, et provoquerait des ulcérations de l’œil et de la peau (Cnevazcier, Note sur la graine du sablier, Ann. d’hyg., 1832, vit, 189. — LoRENZzEN, Tre OU CRROS EEE med Fro af Hura crepitans. Ugesk. f. Laeger., 1876, xx1, 43-45).
Toutes ces données sont très insuffisantes, ainsi qu’un travail récent, fait aux colonies, par J.-J. Surie (Het melksap van de Hura crepitans. Nederl. Tijdschrift voor Pharm., Chem., en Toxicol., x11, 14900, 107-118).
J'ai repris cette étude; mais mon travail est commencé seulement, de sorte qu'il est impossible de donner autre chose qu’une indication sommaire {mai 1909).
Dans le suc de Hura crepitans, il y a un alcaloïde, relativement peu abondant, et d’ailleurs peu toxique, qui cristallise très bien sous la forme d’azotate. :
La partie essentiellement active est une albumose, ou albumo-toxine, très abondante, environ 8 p. 100. Cette toxine précipite par l'alcool, et se redissout dans l’eau. Elle tue les chiens et les lapins à la dose de 0,001 à 0,0015 par kilogramme. Encore ne s'agit-il pas d’un produit pur. Comme les albumoses végétales, elle agglutine les hématies à la dose de 0,01 p. 100; et dissout les hématies à 0,015 p. 100.-Les chiens qui ont recu 0,001 par kiloeramute ne meurent pas, mais ils sont longtemps malades (3 à 4 semaines, et davantage). ;
CH. RK.
HURTHLE (K), professeur de physiologie à Breslau.