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réel; quelque désordre dans les fonctions digestives provoque une sécrétion salivaire plus abondante, mais sur le malade qui présente les caractères psychiques de lhystérié, ce symplôme sans importance va se transformer en une complication qui n’est pas sans danger. L’attention expectante du malade entretient une sécrétion continue. On peut d’aillèurs par une médicalion purement suggestive arrêter rapidement cette sécrétion désordonnée.

La sécrétion de l'estomac ne paraît pas modifiée dans les différentes manifestations RS de l’hystérie,

. Accident hystérique relevant d’un trouble dans les fonctions MuiPicen de pots digestif. — Le spasme de l’æsophage peut s’observer au cours de l’hystérie, mais cet accident est relativement assez rare. Il présente dans son évolution l'allure singulière de toutes les manifestations hystériques apparaissant ou s’atténuant d’un jour à l’autre, souvent modifié par une émotion, enfin obéissant d’une façon évidente aux idées de la malade; c’est ainsi que le spasme peut n’exister que pour une variété déterminée d’aliments. Même lorsqu'il est ansolu, le spasme n’est pas en général assez persistant pour entraîner un trouble Stat de la déglutition; la malade parvient à absorber une petile quantité d'aliments suffisante pour entretenir la vie.

Les vomissements hystériques constituent un trouble infiniment plus banal que le

spasme de l’æsophage. Cet accident peut apparaître sous l'influence de causes morales,

par exemple par imitation. Mais beaucoup plus souvent, par suite d'une prédisposition nerveuse, les vomissements symptomalique, d’une affection gastrique quelconque prennent sous l'influence d’une autosuggestion inconsciente une allure toute différente,

Dans toutes les maladies gastriques accompagnées de vomissements, l’hystérie peut provoquer l'apparition de vomissements incoercibles. Les vomissements normaux du début de la grossesse prennent souvent chez les malades prédisposées le même caractère.

Quel que soit leur rode de début, les vomissements hystériques ont une allure qui en fait un syndrome des plus nets.

Une fois installés, les vomissements hystériques sont persistants et se reproduisent chaque jour Dertiant des mois ét des années. C’est un trait commun à tous les accidents de gastropathies hystériques, dû certainement au faible pouvoir d’inhibition de ces malades : il suffit en effet par quelques menaces ou par l'isolement de réveiller la volonté de ces malades pour arrêter en quelques joue des vomissements qui persistent depuis des mois ou des années.

Le vomissement est facile, il se produit sans effort aussitôt après les repas et souvent la ma ade veut se réindttre à table dès qu'il a cessé. |

Enfin un autre caractère qui n’est pas sähs valeur, c’est la conservalion d’un bon état général. Malgré les vomissements incessants, la malade présente un aspect florissant, car les vomissements sont toujours partiels.

On a prétendu que, chez certaines hystériques, les vomissements pourraient vider non Seulement l'estomac, mais l'intestin, et que l’on pourrait observer des vomissements fécaloïdes. Jaccoud à rapporté l’histoire d'un maladè qui vomissait soi-disant des Matières fécales, « non pas les matières fécaloides de l’occlusion ordinaire, mais dé

véritables excréments, Condensés, solides, cylindriques, de coloration brune, provenant

du gros intestin », Mis si l’on songé que Nysten a été victime de la supercherie d'une hystérique qui avalait ses excréments pour les rendre. sous les yeux étonnés du médecin, et que TALLEY à observé un cas analogue, on ne peut sé défendre d'un certain Scepticismé. Nous ferons les mêmes réserves sur lés faits rapportés par BRIQUET à propos d'une malade rendant par la bouche ün lâvement de café 10 minutes aprés qu’on le lui avait administré.

Le sèul troublé moteur dé l'intestin bièn réel que l’on puisse observer dans lhys-

térie, c’est uné exägération des mouvements péristaltiques. Celté activité motrice

désordonnée se ait par une diarrhée incoercible, en tout Ge DDELIe aux vomissements que nous venons de décrire.

Nous né férons que signaler l'a aérophägie où déylutition d'air, et le lympanisme nerveud,

accidents fréquents chez les hystériques, mais qui s observent aussi en dehors de cette névrose et n’en dépendent pas directement.

RARES EE 5 PT % * NA ie Le a ; | ; f KP . Le x j e AN ON Fe ae de VE 1} LA 894 HYSTERIE.

8. Troubles digestifs hystériques dus à une modificatiôn de la sensibilité gastrique. — La gastralgie hystérique a été signalée par la plupart des neurologistes qui ont traité des manifestations organiques de l’hystérie. On désigne sous ce nom un accès douloureux extrêmement violent, traduit en général par la malade d’une façon excessive et qui se termine par une crise convulsive avec larmes abondantes ou par une crise syncopale. |

Mais, si l’on étudie ce fait avec grand soin, on voit que la gastralgie hystérique ne s'observe en réalité que dans les affections organiques de l'estomac accompagnées de vives douleurs. L’hystérie donne seulement à l’accès douloureux une allure assez tragique; nous ne nions pas qu'il ne puisse exister des crises de gastralgie hystérique primitive, mais d’après notre expérience, nous pensons, ALBERT MATHIEU et moi, qu’il faut toujours se défier dans ces cas d’une lésion gastrique sous-jacente et en HAE lier d’un ulcère de l’estomac.

Parfois ces accès de gastralgie ont été suivis d'hématémèses que CHarcoT et ses élèves attribuaient aussi à l’hystérie. Mais la lecture des observations semble bien indiquer que dans tous les cas il s’agissait d’un uleère méconnu de l'estomac.

Accidents hystériques dus à la disparition de la faim. — L’anorexie hystérique a été décrite à peu près vers la même époque par GALL et par Lasèque.

Cette affection s’observe chez des jeunes filles, prédisposées aux manifestations hystériques, ayant déjà eu souvent des accidents convulsifs. La jeune malade perd-à la fois tout appétit et toute volonté de s’alimenter et tombe dans un amaigrissement extrême qui va parfois jusqu’à La mort. Nous ne voulons pas décrire encore une fois ici ces accidents qui ont déjà, à propos de l’article Faim, été longuement étudiés dans ce dictionnaire; on y trouvera toute la description de LAsëGue.

Nous dirons seulement que cet état n’est pas spécial aux hystériques. L’inanition est une des complications les plus habituelles des diverses variétés de troubles dyspeptiques nerveux. L’hystérie donne seulement à ces désordres quelques caractères un peu spéciaux qui doivent diriger toutes les méthodes du traitement?. L'inanition progressive résulte d’une autosuggestion de la malade, rebelle à tous les raisonnements, mais qui cède facilement aux méthodes d’autorité : en quelques jours, avec un isolement très suivi, on obtient une alimentation que la malade était incapable de prendre seule. Il existe en effet ici un défaut de volonté tel que, même le désirant, la malade ne peut plus mettre obstacle à l’évolution des accidents; l’inanition s’accentue chaque jour, et seule l'intervention énergique du médecin et la contrainte que réalise l’isolement peut donner une nouvelle vigueur à sa volonté défaillante.

Comme nous l’indiquerons à propos des troubles"trophiques, la nutrition obéit chez les hystériques anorexiques'aux mêmes règles que chez les autres malades inanitiés.

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