COL [COLMAR AUT
Poire Colmar Artoisençt.
juteuse, pierreuse au centre. — Eau : abondante, faiblement sucrée, mais douée d'une saveur aigrelette qui n'est pas sans délicatesse.
Maturité. — Fin d'octobre et courant de novembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — On la croit née en Belgique , mais sans qu'il soit possible encore d'indiquer en quel lieu elle y fut semée , et par qui. Le nom qu'elle porte est celui de l'amateur dans le jardin duquel on l'a rencontrée pour la première fois. En la faisant connaître il y a vingt ans, M. Alexandre Bivort, alors directeur du Jardin fruitier de la Société Van Mons , à Geest-Saint-Remy-lez- Jodoigne (Belgique), ajoutait à sa description les détails suivants :
« L'origine de ce poirier m'est inconnue j feu Simon Bouvier l'a trouvé dans le jardin de M. Artoisenet, à Jodoigne, et c'est par son entremise que je m'en suis procuré les premiers scions, ainsi que les fruits... Il en avait planté deux arbres il y a une quinzaine d'années, sans se
rappeler comment il s'en était trouvé possesseur » [Album de pomologie, 1847, t. I, nM . )
Il résulte donc de ce passage, que cette variété fut reçue sans nom, vers 1833, par M. Artoisenet, auquel ensuite on l'a dédiée quand il s'est agi de la propager.
Observations. — En Allemagne, on a cru reconnaître dans le Colmar Artoisenet, le Beurré Diel; et, chez nous, on a voulu le réunir au Colmar d'Arenberg. Inutile d'insister pour démontrer ces deux erreurs, puisque nous avons décrit page 349 le Beurré Diel, et page 575 le Colmar d'Arenberg.
Poire COLMAR D'AUTOMNE. — Synonyme de poire de Bamy. Voir ce nom.