‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 140 sur 387 · POM · texte numérisé non relu

POM

Pomme de Pommier nain. — Premier Type.

Deuxième Type.

tige, le destiner au plein -vent, n'aurait que des arbres à tête imparfaite et sans le moindre avenir.

Description du fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Forme : conique -arrondie ou globuleuse sensiblement comprimée à ses deux extrémités;

mais toujours fortement côtelée.

— Pédoncule : court et très-nourri, oude grosseuretlongueurmoyennes, arqué, inséré dans un bassin vaste et profond. — Œil : trèsgrand, bien ouvert ou mi-clos, à cavité des plus prononcées et fortement bossuée sur les bords.

— Peau : légèrement rugueuse, jaune nuancé de vert , quelque peu lavée de gris à l'insolation, amplement maculée de roux autour du pédoncule, puis abondamment ponctuée et réticulée de brun clair. — Chair : jaunâtre, fine et ferme. — Eau : suffisante, bien sucrée, délicieusement acidulée et parfumée , rappelant beaucoup la saveur du Calleville blanc d'Hiver.

Maturité. — Novembre -Mars.

Qualité. — Première.

Historique. — Je ne trouve avant Duhamel (1768) aucune trace de cette variété si curieuse , mais comme elle apparaît alors dans plusieurs ouvrages , et semble fort connue, on doit supposer qu'elle était déjà cultivée dans notre pays depuis un certain temps. J'ignore si elle en est originaire. Duhamel l'a très - exactement décrite et n'a rien exagéré en parlant de l'extrême petitesse de son arbre, qui généralement, après cinq ou six ans de greffe, atteint au plus une hauteur de quarante centimètres :

« Le Pommier Nain de Reinette — a-t-il dit — lors même qu'il est greffé sur sauvageon ou sur doucin, demeure plus nain que les autres pommiers greffés sur paradis; et lorsqu'il est greffé sur ce dernier, il égale à peine un pied de giroflée. » ( Traité des arbres fruitiers , 1768, t. I, p. 296.)

Les Allemands ne l'ont mentionné qu'en 1776 , mais aux particularités qu'ils en rapportent, on voit qu'à cette date pour eux non plus il n'était pas une nouveauté :

« Il y a — écrivait Mayer — un Pommier Nain qui me paraît vrai Paradis, quoique son fruit soit décidément Reinette blanche. Comment ce métis, si c'en est un, a-t-il été

produit? On met volontiers de ces arbrisseaux dans des pots d'un pied de diamètre sur

autant de profondeur, et il y a des gens qui les placent ainsi sur les fenêtres ou les balcons. J'en ai vu figurer, chargés de fruits, sur de grandes tables, dans de beaux vases,

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