Pomme SÉMINAIRE DE VESOUL
Description de l'arbre. — Bois : peu fort. — Rameaux : assez nombreux , érigés, de grosseur et longueur moyennes, sensiblement géniculés, légèrement duveteux et d'un brun olivâtre faiblement lavé de rouge terne. — Lenticelles : arrondies ou allongées, assez grandes et rapprochées. — Coussinets : ressortis. — Yeux : moyens, coniques-arrondis, cotonneux et plaqués sur le bois. — Feuilles : généralement assez petites , ovales , acuminées , ayant les bords peu profondément dentés ou crénelés. — Pétiole: de longueur et grosseur moyennes, à cannelure rarement bien accusée. — Stipules : longues , étroites et souvent dentées.
Fertilité. — Modérée.
Culture. — Quand on le destine au plein -vent, forme que son manque de vigueur ne lui rend pas favorable, il faut le greffer en tête et choisir des sujets très -forts. Comme basse- tige, il fait sur doucin de petits espaliers, cordons et gobelets assez beaux et toujours plus fertiles que ne le seraient ses plein -vent.
SÉM — SER
Pomme Séminaire de Vesoul.
Bîesen'iiBiiwiÊ «Un fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : conique sensiblement arrondie et généralement plus ventrue sur une face que sur l'autre. — Pédoncule ; bien nourri , droit et assez long, ou court et arqué, profondément inséré
dans un étroit bassin. — Œil:
moyen, mi-clos, à cavité unie et peu développée. — Peau : légèrement rugueuse, jaune clair verdâtre sur le côté placé à l'ombre , brun jaunâtre à l'insolation , amplement maculée de roux foncé autour du pédoncule et semée de larges points bruns pour la plupart formant étoile. — Chair ; blanche ou verdâtre , assez ferme et très- fine. — Eau : abondante, bien sucrée, acidulée, possédant un parfum délicieux.
Maturité. — Décembre -Mars.
Qualité. — Première.
Historique. — La pomme Séminaire de Vesoul me fut, en 1854, offerte ainsi étiquetée par le prêtre qui dirigeait alors cet établissement, et duquel j'avais déjà reçu d'autres fruits ( voir tome Ier, p. 321). Les greffons qu'il m'envoya avaient été coupés sur l'unique pommier de l'espèce planté dans le jardin du Séminaire, arbre actuellement âgé d'une cinquantaine d'années, et greffé, m'assure-t-on. D'où suit que là nous ne sommes pas en présence du nom primitif de la variété. J'en suis d'autant plus certain, que le nouveau Supérieur du Séminaire de Yesoul m'écrivait le 13 novembre 1873 : « Dans quelques villages situés aux environs de cette ville, on « trouve des pommes si semblables à la nôtre, qu'elles me paraissent n'en différer «en rien; on les nomme généralement, dans ces campagnes, Pommes Grillot. » Je consigne ici ce renseignement, sans pouvoir assurer, faute de temps pour confronter un pommier Grillot avec un pommier Séminaire de Vesoul, que ces deux noms soient synonymes. 11 n'existe toutefois, cela je puis l'affirmer, aucun rapport entre cette dernière variété et la Passe-Pomme d'Été , quoique celle-ci ait également porté les surnoms Grillot et Grillotte.