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Pomme Newtown Pippin.
gris verdâtre en dessous, à bords profondément dentés. — Pétiole : long, bien nourri, rarement cannelé. — Stipules : moyennes.
Fertilité. — Abondante.
Culture. — Greffé ras terre il fait en pépinière des tiges assez grosses et bien régulières; toutefois il est plus avantageux, pour obtenir de beaux plein-vent, de le greffer en tète. Sous formes buisson, cordon, espalier, ce pommier ne laisse rien à désirer et prospère sur toute espèce de sujet.
Description «lu friiit. — Grosseur : audessus de la moyenne.
— Forme : globuleuse ou conique -arrondie, pentagone au sommet, presque touj ours moins volumineuse d'un côté que de l'autre. — Pédoncule : court, assez gros, arqué, obliquement implanté dans un bassin généralement large et profond. — Œil: grand ou moyen, ouvert ou mi-clos, à cavité irrégulière, bossuée , rarement pro fonde. — Peau : mince et lisse, vert clair jaunâtre sur le côté de l'ombre, jaune plus intense à l'insolation, amplement tacbée de fauve olivâtre autour du pédoncule et finement ponctuée de gris et de blanc laiteux. — Chair : verdâtre, fine et ferme. — Eau : abondante, acidulée, très -sucrée, ayant une saveur parfumée des plus agréables.
Maturité. — Janvier-Juin.
Qualité. — Première.
Historique. — Les Américains sont les obtenteurs de cette pomme, qui jouit chez eux d'une très-grande réputation, et la mérite à tous égards. A. J. Downing l'a décrite et figurée dans les premières éditions de sa Pomologie :
« Elle est — disait-il en 1849 — des plus abondamment cultivée, pour l'exportation, dans les États de New-York et de New-Jersey. L'arbre-type eut pour berceau Newtown, localité de Long-ïsland (dans la baie de New-York).... Des milliers de tonneaux sont annuellement, sur les bords de l'Hudson, remplis des meilleures et des plus jolies de ces pommes, puis
expédiés au loin A Londres, au marché de Covent-Garden, notamment, elles atteignent
des prix très-élevés.... » (The Fruits and fruit irees of America, 1849, p. 118.)
Downing n'a pas fait connaître l'époque à laquelle remonte ce pommier. Il compte pour le moins une centaine d'années, ainsi que cela résulte du passage suivant, écrit en 1869 par le pomologue anglais Robert Hogg, et qui complète parfaitement notre historique :
« Le Neivtown Pippin fut introduit d'Amérique en Angleterre vers le milieu du xvme siècle. Je