‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 94 sur 387 · PAT — PAU · texte numérisé non relu

PAT — PAU

et profond bassin. — Œil : grand ou moyen, ouvert ou mi-clos, à cavité unie et prononcée. — Peau : rugueuse, brun-fauve, nuancée de vert, légèrement squammeuse et fortement ponctuée de gris. — Chair : quelque peu jaunâtre ou verdâtre, fine, compacte, ferme. — Eau : suffisante, sucrée, délicatement acidulée et parfumée.

Maturité. — Janvier-Avril.

Qualité. — Première.

Historique. — Dans l'arrondissement de Beaupreau (Maine-et-Loire), dont on le croit originaire, le pommier Patte -de -Loup est très-commun, très-ancien. Depuis une trentaine d'années sa culture commence à se généraliser. M. Millet, en 1835, le mentionna page 116 de sa Description des fleurs et des fruits nés dans le département de Maine-et-Loire; il lui trouvait, et c'est aussi mon opinion, « quelques « rapports avec le Fenouillet gris. » Je ne saurais préciser l'âge de cette variété. Ce fut elle, peut-être, qu'en 1670 le moine Claude Saint-Étienne appelait déjà Tpomme de Loup , sans la caractériser ? [Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits, p. 213). Quoi qu'il en soit, je n'ai rencontré le nom pomme de Loup, que chez cet auteur et son copiste allemand, Henri Hessen, qui en 1690 publia le Jardin d'agrément, ou Gartenlùst. De nos jours le Congrès pomologique français a décrit et recommandé ce fruit (1867, t. IV, n° 39) pour « sa bonne qualité, sa longue « conservation, son transport facile, la solidité de son attache à l'arbre, et la grande « fertilité de ce dernier. »

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