BEN
Pomme Ben Davis.
et bien accusés. — Yeux : couvei'ts d'un épais duvet, volumineux, ovoïdes, presque plaqués sur l'écorce. — Feuilles : assez grandes, ovales, vert-pré, longuement acuminées pour la plupart, largement dentées ou crénelées sur leurs bords. —
Pétiole : gros, de longueur moyenne, cotonneux, sensiblement carminé. — Stipules : très - petites , et même faisant souvent défaut.
Fertilité. — Abondante.
Culture. — Greffé au ras de terre pour en faire un plein-vent , ce pom mier , qui croît vigoureusement, devient vite un très -bel arbre, à tige et tête irréprochables; néanmoins nous préférons le placer sur paradis et le destiner à former des gobelets ou des cordons.
Uescription du iriaii. — Grosseur : au-dessus de la moyenne et pai'fois plus volumineuse. — Forme : assez variable, elle passe souvent de la globuleuse un peu écrasée à l'arrondie plus ou moins conique, mais elle est généralement assez régulière. — Pédoncule : court ou de longueur moyenne, bien nourri, renflé à la base, inséré dans un bassin rarement très-développé. — Œil : moyen, presque fermé, à courtes sépales et cavité large, peu profonde, unie sur ses bords. — Peau : épaisse, légèrement rugueuse, jaunâtre, en partie lavée et fouettée de rouge terne, maculée de brun autour du pédoncule et toute parsemée d'assez gros points grisâtres. — Chair : blanche, quelque peu verdâtre sous la peau, tendre et mi-fine. — Eau : abondante, sucrée, acidulé, très-sovoureuse quoique faiblement parfumée.
Maturité. — Décembre-Avril.
Qualité. — Première.
Historique. — Les Américains sont les obtenteurs de cette variété, dont la culture remonte environ à la moitié du xvm° siècle. John Warder, un de leurs principaux pomologues, fournit sur elle de nombreux renseignements; voici ceux que je crois devoir traduire, il les publiait en 1867 :
« Cette superbe pomme, provenue — dit-il — du Sud de l'Amérique, jouit chez nous d'une très-grande vogue, non-seulement comme excellente espèce à couteau, mais encore, et surtout, comme arbre de verger et fruit propre au marché. Le pépiniériste Verry Aldrich l'a multipliée longtemps dans le comté de Bureau (llhnois), puis exposée sous le nom New York Pippin, qui d'abord la fit supposer originaire de l'fcist. Toutefois en d'autres localités différents articles vinrent prouver qu'elle appartenait bien à la région du Sud. C'est à M. J. S. Downer [autre pépiniériste] que nous devons la connaissance et du surnom Ben Davis, qu'actuellement elle porte, et de plusieurs de ses synonymes. » {American pomology, Apples, p. 58b.)
A ces divers détails, et pour les compléter, j'ajoute les suivants, donnés à