Pomme CALLEVILLE DE SAINT-SAUVEUR
Synonymes. — Pommes : 1. De Saint -Sauveur (F. Hérincq, Revue horticole, 1848, p. 429). — •': 2. Reinette Saint-Sauveur (Congrès pomologique, Pomologie de la France, 1867, t. IV, n" 9).
Defscription de l'arbre. — Bois : de foi'ce moyenne. — Rameaux : nombreux, généralement un peu étalés, gros, assez longs, très-coudés, duveteux et brun clair. — Lenticelles : très-petites, allongées et clair-semées. — Coussinets : saillants. — Yeux : moyens, coniques-arrondis, appliqués contre le bois. — Feuilles : petites
CAL [CALLEVILLE SAl]
Pomme Calleville de Saint-Sauveur.
OU moyennes , ovoïdes , vert clair en dessus , grises et cotonneuses en dessous , courtement acuminées, à bords dentés ou crénelés et légèrement ondulés. —
Pétiole: delongueur et de grosseur moyennes, à cannelure bien prononcée. — Stipules : des plus développées.
Fertilité.— Abondante.
Culture. — En lui donnant pour sujet le paradis ou le doucin, on augmente sa production, surtout sous les formes cordon et buisson ; greffé au ras de terre il peut aussi faire de convenables plein - vent , à tige droite , à tête régulière et touffue.
nescriptiou «lie fruit. — Grosseur : considérable. — Forme : assez variable, elle est toujours pentagone et le plus ordinairement conique-allongée ou cylindroconique. — Pédoncule : de longueur moyenne ou très-court, bien nourri, souvent renflé à la base, et arqué. — Œil : grand, mi-clos ou fermé, à longues et larges sépales, à cavité irrégulière, plissée, parfois excessivement profonde. — Peau : épaisse, lisse, vert clair jaunâtre, faiblement colorée de rouge-brun tendre sur le côté de l'insolation, maculée de fauve dans le bassin pédonculaire et semée de larges points brunâtres cerclés de vert. — Chair : blanche, un peu verdâtre ou jaunâtre auprès des loges, mi-fine et très-tendre. — Eau : abondante, sucrée, acidulé et vineuse, mais rarement douée d'un parfum prononcé.
Maturité. — Octobre-Décembre.
Qualité. — Deuxième ou première, suivant que la saveur parfumée du fruit s'est plus ou moins bien développée.
Hijstoi'ifitie. — La provenance de cette pomme si remarquablement belle fut établie en 1863, par M. de Liron d'Airoles, dans le Journal de la Société d'Horticulture de Paris :
« Elle a — disait alors ce pomologue — été mise dans le commerce vers 1836 ou 1837 par M. Jamin (Jean-Laurent), pépiniériste à Bourg-la-Reinc, près Paris, auquel des greffes avaient été données. Voici ce que nous apprend sur cette variété une note de M. Despréaux de