‹ Dictionnaire de pomologie (volume 4)Chapitre 210 sur 439 · CHE— GIT · texte numérisé non relu

CHE— GIT

Pomme de Chester.

longuement acuminées, planes ou ondulées , ayant les bords profondément dentés.

— Pétiole . grêle, très-long et très-flasque, tomenteux, à cannelure prononcée. —

Stipules : étroites mais assez longues.

Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — Les formes buisson et cordon, sur doucin ou paradis, sont celles qui lui sont le plus avantageuses, même sous le rapport de la production ; son manque de vigueur veut qu'on le greffe en tête, si l'on désire l'utiliser comme plein-vent.

USescffisrtioBi «lis Iruit. —

Grosseur: au-dessous de la moyenne et parfois plus volumineuse.

— Forme : globuleuse, fortement écrasée aux extrémités. — Pédoncule : court, très-gros, charnu, planté dans un bassin assez profond mais peu large. — Œil: grand ou moyen, fermé, à cavité régulière et rarement bien prononcée. — Peau : légèrement rugueuse, jaune ou jaune verdâtre, nuancée de rouge-brun terne sur le côté de l'insolation et semée de gros et nombreux points fauves. — Chair : jaunâtre, tendre et mi-fine. — Eau : abondante, très-sucrée, faiblement acidulée et presque dénuée de parfum. Maturité. — Novembre-Février.

Qualité. — Deuxième.

MistoB'iJiase. — D'origine anglaise, elle provient des environs de Chester et remonte aux dernières années du xvin"' siècle. En 1801 les Allemands la connaissaient déjà, car à cette date le pomologue Sickler lui consacrait un assez long article dans sa volumineuse Pomologie, publiée à Weimar (t. XV, p. 173). Cette variété n'est dans les cultures françaises que depuis cinq ou six ans.

ObservatioEig. — Dans le Catalogue descriptif de partie des arbres fruitiers qui de 1798 à 1823 formaient la collection du célèbre semeur belge Van Mons, je remarque page 36, n" -470, une Englische Chester Reinette que je suppose identique avec la Chester ici décrite. — Il existe aussi parmi les pommiers américains deux variétés dont le nom pourrait prêter à quelque confusion avec ce même fruit : je veux parler des pommes Chester red streak et Chester Spitzenbergh ; toutefois l'erreur ne serait pas de longue durée, car elles diffèrent entièrement de la Chester des Anglais.

Pomme CHESTER PEARMAIN. — Synonyme de pomme de Chester. Voir ce nom.

Pomme de CINQ QUARTERONS. — Synonyme de pomme de Livre. Voir ce nom.

Pomme CITRON. — Synonyme de Reinette jaune sucrée. Voir ce nom.

CIT 2i9

Tomme CITRON DES CARMES. — Synonyme de Reinette jaune hâtive. Voir ce nom.

m. Pomme CITRON D'ÉTÉ.

Deseriptiou de l'arbre.

— Bois : très-fort. — Rameaux:

peu nombreux, étalés, très-gros, assez longs , des plus coudés , cotonneux, vert olivâtre nuancé de jaune. — Lenticelles : grandes , arrondies, clair -semées. — ■ Coussinets : très-développés. — Ymx : moyens, ovoïdes-arrondis , excessivement duveteux , collés entièrement sur l'écorce.

— Feuilles : grandes, arrondies, vert clair , assez épaisses , courtement acuminées , planes , à bords très -profondément crénelés. — Pétiole : gros , peu

long, légèrement cannelé. — Stipules : moyennes.

Fertilité. — Ordinaire.

Culture. — L'extrême vigueur de ce pommier le rend propre à toutes les formes.

description «lu fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : très-constante, globuleuse, généralement un peu moins large au sommet qu'à la base. — Pédoncule : court, bien nourri, renflé au point d'attache, implanté dans un vaste et profond bassin. — OEil : moyen, fermé, uni sur ses bords, faiblement enfoncé. — Peau : jaune-citron, légèrement nuancée de vert, ponctuée de rouge à l'insolation et finement marbrée de gris auprès du pédoncule, dont le bassin est tapissé de fauve. — Chair : blanchâtre, fine, mi-tendre et croquante. — Eau : abondante, sucrée, ayant une saveur acidulée très-marquée mais des plus agréables.

IIaturité. — Septembre-Octobre.

Qualité. — Première.

Bîstorifiue. — Cette variété provient d'Italie; elle fut, de 1838 à 1840, importée chez nous, de Modène, par M. Gaétan Moreali, alors professeur de langue italienne au lycée de Rouen. Prévost, l'auteur si justement estimé de la Pomologie de la Seine- Inférieure, m'en procura des greffes, et dès 1846 mon Catalogue la signalait (p. 12). Le nom qu'on lui a donné vient autant de la couleur de sa peau que de l'acidité particulière de son eau.

Observatioais. — Les anciens pomologues, notamment Rauhin (1398-1630), Knoop (1760-1771) et Mayer (1776-1801), ont décrit et figuré une pomme Citron fugace ou Citron, d'Été, mais qui n'est pas celle ici caractérisée. C'est un fruit allongé, très-côtelé, étranglé près du sommet, jaune et parfois nuancé de rouge, mûrissant d'août en septembre et de fort médiocre quahté. J'ignore ce qu'il a pu

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