FEN [ FENOUILLET JAU — LON
Fertilité. — Abondante.
Culture. — Sa croissance étant assez lente, il faut le greffer à ha!uteur de tige si on le destine au plein -vent, car en le faisant ras terre son tronc serait trop faible pour supporter sa tête. Sur paradis, c'est un bel arbre pour toute forme naine et plus fertile que sur doucin.
Description d»i fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Foi^me : irrégulièrement arrondie, souvent moins volumineuse d'un côté que de l'autre, et comprimée à ses extrémités. — Pédoncule: assez court et assez gros, surtout au point d'attache, implanté dans un bassin étroit et peu profond. — Œil: grand, mal formé, ouvert, à courtes sépales, ayant la cavité rarement bien prononcée et bordée de quelques gibbosités. — Peau : épaisse, rude au toucher et généralement verruqueuse, jaune grisâtre ou blanchâtre, en partie recouverte d'une couche roussâtre très - transparente , sous laquelle apparaissent de nombreux réseaux et linéaments dorés, entremêlés de larges points gris foncé. — Chair : fine, assez tendre, croquante, odorante et très -blanche, mais prenant vite à l'air une teinte roux ver dâtre. — ^É'aM .• suffisante , douce, excessivement sucrée, ayant un parfum de fenouil des plus agréables.
Maturité. — Décembre- Mars.
Qualité. — Première.
Historique. — Je l'ai dit ci-dessus, en établissant l'origine du Fenouillet gris, le Fenouillet jaune fut contemporain de ce dernier, et comme lui signalé pour la première fois en 1628 par le Lectier, d'Orléans. Au début de sa culture, on lui donna presque simultanément les déterminatifs blanc et Jaune , tous les deux assez mérités, car la peau de ce fruit prend généralement ces teintes pâles , et ne devient sensiblement lavée de roux qu'à une exposition très -chaude, très -éclairée. Cette variété, affirmait en 1835 le naturaliste Millet, provient des environs d'Angers ( Description des fleurs et des fruits nés dans le département de Maine-et-Loire, p. 117 ). Il existe effectivement, dans nombre de fermes peu distantes de cette ville ^ de ces pommiers qui sont plus que séculaires ; aussi le Fenouillet jaune abonde-t-il habituellement sur notre marché.
Observations. — Le synonyme Reinette douce et grise n'appartient pas, comme l'a supposé le Congrès pomologique (t. VI, n" M] , au Fenouillet jaune, mais bien, depuis 1771, à la Reinette musquée. — On a souvent dit que le Fenouillet jaune dépassait difficilement le mois de janvier. C'est une erreur ; seulement il arrive parfois, selon les fruitiers, qu'il se fane quand vient cette époque. Mais pour obvier à cet inconvénient il suffit d'enfouir ces pommes dans de la mousse bien sèche et très- douce ; on est certain alors, plusieurs semaines après, de les retrouver aussi fraîches qu'à leur sortie de l'arbre.