GUL
Description du friiit. — Gi'osseur : considérable. — Forme : irrégulièrement conique, pentagone et fortement ventrue. — Pédoncule: court, assez gros, planté dans un bassin des plus profonds. — Œil : grand, mi-clos ou fermé, à longues sépales, à cavité petite et plissée. — Peau : mince, lisse, unicolore, jaune verdâtre à l'ombre, jaune-citron sur le côté du soleil, régulièrement semée de gros et nombreux points gris souvent cerclés de vert. — Chair : blanchâtre, mi-fine, assez tendre. — Eau : suffisante, sucrée, agréablement acidulée, mais sans parfum.
MATORmÈ. — Octobre-Janvier.
Qualité. — Deuxième,
Historique. — Ayant admiré les vobimineux fruits de ce pommier à l'exposition horticole internationale de Paris, en 1867, j'ai fait venir du Wurtemberg des greffons de Gulderling doré. Cette variété presque localisée chez les Allemands, ne serait cependant pas, d'après eux, née sur leur territoire. M. de Flotow, pomologue très-connu, la suppose étrangère également à la Grande-Bretagne, quoique vers 1793 le nom qu'on lui donnait semblât indiquer qu'elle en provenait. Voici la traduction du passage où cet auteur en a parlé :
« Cette pomme — dit-il — fut décrite pour la première fois par Diel, en 1800, dans son Kernobstsorie}! (t. III, p. 54), sous la dénomination Gulderling jaune d'Angleterre. Nous la croyons néanmoins, malgré cette désignation d'origine, complètement inconnue des Anglais. »
Je partage l'opinion de M. de J^lotow, quant à regarder le Gulderling doré comme ne provenant ni d'Angleterre ni d'Allemagne; mais je pense, contrairement à son assertion, que les Anglais l'ont connu. Thompson, en 1842, indiquait effectivement que la Société d'Horticulture de Londres le possédait (voir Catalogue de son Jardin, p. 17 ); seulement il le classa parmi les variétés à étudier et sur lesquelles il réclamait, de ses correspondants, des renseignements de toute nature. Pour moi, le trouvant chez les Allemands dès la fin du dernier siècle, je le suppose sorti de la HoUande, où tout un groupe de pommiers porte depuis fort longtemps le nom générique, Gulderling. Ainsi le Hollandais Knoop, dans sa Pomologie, décrivait déjà dix variétés de Gulderling en 1766; et depuis leur nombre a dû s'accroître encore. Si toutes étaient cultivées en France, je pourrais facilement éclaircir mon doute, mais à peine nos pépiniéristes sont-ils certains d'en propager trois.
Pomme GULDERLING GEELE. — Voir Geele Gulderling.