‹ Dictionnaire de pomologie (volume 4)Chapitre 352 sur 439 · HAR · texte numérisé non relu

HAR

Pomme Harris.

Lenticelks : petites , allongées et rapprochées, — Coussinets : saillants et se prolongeant en arête. — Yevx : très-petits, cotonneux, aplatis, entièrement collés sur l'écorce. — Feuilles : moyennes, abondantes, coriaces, vert terne en dessus, gris

verdâtre en dessous, ovales-allongées à la base du rameau, ovales -arrondies au sommet, acuminées et planes, ayant les bords profondément dentés et surdentés. — Pétiole : gros, courtet roide, rougeâtre en dessous, à cannelure prononcée. — Stipules : courtes et larges.

Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — Quand on l'écussonne surdoucinou paradis, pour cordons, espaliers et buissons, il fait de très-beaux arbres.

En le greffant ras terre on en obtient aussi d'assez convenables plein-veut.

Desci-ii»4ioii «lu Sriiit. — Grossevr : au-dessus de la moyenne. ~ Forme : globuleuse ou conique -arrondie et comprimée aux extrémités. - Pédoncule : de longueur moyenne, bien nourri, plus ou moins arqué, implanté dans un vaste bassin. — Œil : grand ou moyen, mi-clos, à cavité unie, large et peu profonde. — Peau : ù fond vert herbacé, en grande partie lavée de rouge terne, fouettée de carmin foncé, maculée de fauve squammeux autour du pédoncule, et semée de larges et abondants points gris très-apparents, particulièrement sur le côté de l'insolation. — Chair : blanchâtre, mi -fine, tendre, peu serrée et sujette à devenir pâteuse à complète maturité. — Eau : suffisante, assez sucrée, acidulée et faiblement parfumée.

Maturité. — Fin d'août et commencement de septembre.

Qualité. — Deuxième pour le couteau, première pour marmelade et compote.

Historique. — Gagnée vers 1850^, aux États-Unis, chez M. Marston Harris, du comté de Rockingham (Caroline du Nord), elle porte ainsi le nom de son obtenteur et demeura assez longtemps localisée, mais très-répandue, dans sa contrée natale. (Yoir Charles Downing, Fruits of America, éditions de 1863 et 1869.) Cette pomme, que je propage depuis 1862, est encore presque inconnue de nos jardiniers.

Observations. — Le pomologue américain Warder a parlé en 1867, dans son ouvrage sur le Pommier, de la variété Harris, lui assignant l'hiver pour époque de maturité. Comme il l'avait classée parmi les fruits qu'il connaissait seulement de nom, cette erreur est fort excusable. Nous la relevons, cependant, car peutêtre croirait-on à l'existence de deux pommes Harris, l'une tardive, l'autre précoce. ■— Disons aussi que les variétés Harnish, Harrison et Harry Sweet, appartenant

Page 1