Pomme HOLAART DOUX
Synonymes. — Pommes : l. Susser Holaart (Herman Knoop, Pomologie, édition allemande, 1760, p. 6). — 2. ZoETE HOLAART (M. ihid.).
I}esci*i]|>tion de l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : nombreux , érigés ou légèrement étalés, gros, de longueur moyenne, peu géniciilés, très-cotonneux, rouge-brun foncé. — Lenticelles : grandes, arrondies ou allongées , assez abondantes. — Coussinets :
aplatis. — Yeux : petits, ovoïdes, duveteux, plaqués sur le bois. — Feuilles :
grandes, ovales-allongées, légèrement duveteuses et vert clair en dessus, trèsduveteuses et d'un blanc verdâtre en dessous, épaisses, rarement acuminées, à bords sensiblement dentés, — Pétiole : très-gros, peu long, tomenteux, à peine cannelé. — Stipules : longues, étroites et cotonneuses.
Fertilité. — Modérée.
Culture. — Sa grande vigueur le recommande tout spécialement pour le pleinvent, forme sous laquelle il devient remarquablement beau. Si néanmoins on le destine à la basse -tige, il faut alors le greffer sur paradis pour modérer sa croissance , favoriser sa ramification et sa fertilité.
Descriptiou du Sruit. — Grosseur : moj'enne. — Forme : conique-raccourcie, ventrue et plus ou moins pentagone. — Pédoncule: assez court, bien nourri, inséré dans un bassin large et profond. — Œil : petit, mi-clos ou fermé, cotonneux, à cavité peu développée mais fortement plissée. — Peau : jaune pâle du côté de ' l'ombre, jaune brunâtre sur l'autre face, amplement tacbce de fauve autour du pédoncule, finement ponctuée de gris et parfois, mais rarement, nuancée de rose pâle à l'insolation. — Chair : blanche, demi-fine et assez tendre. — Eau: peu abondante, très-sucrée, sans acide ni parfum.
Maturité. — Janvier-Avril.
Qualité. — Deuxième pour les amateurs de pommes douces.
Historiciue. — La pomme Holaart doux est originaire de Hollande, et Knoop en fut, vers 1756, le premier descripteur (voir édition allemande de 1760, page 6). Ce pomologue la disait « l'une des meilleures parmi les variétés tardives , « surtout pour sa douceur exquise et relevée. » Les Hollandais aimant beaucoup les pommes douces, je comprends qu'ils recherchent celle-ci. En France, où généralement elles sont peu prisées , à peine lui accorderait-on les honneurs du marché. Je crois aussi qu'elle a dû perdre, dans notre sol, quelques-unes de ses qualités natives,