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Pomme Huhhard's Pearmain,

bois et des plus duveteux. — Feuilles : excessivement grandes à la base du rameau, moyennes à son autre extrémité, arrondies, vert clair en dessus, gris verdàtre en dessous, planes, acumiuées, à bords assez profondément dentés. — Pétiole : court,

très-gros, rosé à la base et presque dépourvu de cannelure. — Stipules :

peu développées, souvent même faisant défaut.

Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — On peut, ra5''ant greffé ras terre , l'utiliser avec succès , en pépinière, pour faire des tiges, car son tronc pousse droit , gros , et sa tête devient régulière et touffue. Le paradis est l'unique sujet qui lui convienne quand il doit former des arbres nains.

Bescrijtti®!» «Bii f PMit. — Gi'osseur : moyenne. — Forme : ovoïdeallongée ou cylindro-ovoïde , mais toujours aplatie au sommet et plus ou moins pentagone. — Pédoncule :

Jong, assez grêle, renflé au point d'attache , inséré dans un bassin de faible dimension. — OEil : grand , bien ouvert, presque à fleur de fruit, plissé ou bossue sur ses bords. — Peau : mince, unicolore, jaune clair, tachée de roux autour du pédoncule, striée de fauve et ponctuée de brun et de gris. — Chair : blanc verdàtre , fine, croquante et assez tendre. — Eau : abondante, sucrée, acidulé, bien parfumée. Maturité. — Septembre-Novembre.

Qualité. — Première.

Historique. — Le 13 novembre 1819 George Lindley, pomologue anglais des plus estimés, adressait à la Société d'Horticulture de Londres, dont il était membre correspondant, une longue notice sur les principales variétés de pommier spécialement cultivées dans le comté de Narfolk. Le Hubbard's Pearmain y fut cité avec éloges, mais sans grands détails historiques. Plus tard (1831), en publiant son remarquable ouvrage sur les fruits, Lindley répara cet oubli :

(( Cette variété — dit-il — qui appartient réellement au Norfolk, est très-commune sur le marché de Norwich. On la rencontre aussi dans quelques autres localités, propagation qu'elle doit évidemment à sa grande bonté. C'est dans le Devonshire qu'on l'a, je crois, surnommée Golden Vining. » {Guide to the orchard and hitchen garden, 1831, pp. 72-73, n" 142.)

La Hubbard's Pearmain remonte au moins aux dernières années du xviii" siècle, car dès 1801 je la trouve citée, dans le Teulsche Obslgârtner de Sickler (t. XV, p. 116), parmi les fruits anglais récemment introduits en Allemagne. Son importation chez nous date environ de 1845. Pour moi, je l'inscrivais en 1849, comme variété nouvelle, dans mon Catalogue (p. 32, n° 137), mais sous le nom quelque^peu défiguré de Hublard Pearmain.

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