LES
cylindrique plus ou moins allongée, fortement pentagone et généralement un peu contournée. — Pédoncule : de longueur très-variable, gros ou assez grêle, planté dans un bassin étroit et souvent profond. — OEil : grand, très-ouvert, à cavité
plissée, très-vaste ou de moyenne Pomme de Lestre. — Vcuxième Type. dimension. — Peau : jaune clair
verdâtre, ponctuée de roux, maculée de fauve autour du pédoncule et parfois, sur le côté bien exposé au soleil, lavée de rose tendre et fouettée de carmin foncé. — Chair:
blanche, fine, ferme, croquante^ habi tuellement tachée sous la peau.
— Eau : abondante, acidulée, sucrée, savoureuse, ayant presque toujours un arrière-goût herbacé.
Maturité. — Décembre-Mai.
Qualité. — Deuxième.
BSistorique. — Jean-Baptiste Cabanis, né à Yssandon près Brivesla-Gaillarde (Corrèze), et non pas à Issoudun (Indre), comme l'écrivait en 4810 Musset-Pathay dans sa Bibliographie agronomique (p. 294], fut le promoteur de la pomme de Lestre. D'abord avocat, il délaissa le barreau pour l'agriculture, introduisit dans sa contrée de nouveaux procédés agricoles, puis nombre de végétaux, perfectionna l'art de greffer les arbres fruitiers et laissa à sa mort, arrivée en 1786, un Essai sur les principes de la greffe qui de nos jours est encore fort estimé. Jaume Saint- Hilaire (1830) et Couverchel (1839), décrivant ce même fruit dans leurs Pomologies, disent qu'il provient du Limousin et que Cabanis l'a signalé le premier, mais ils ne parlent ni de l'époque, ni du lieu d'obtention, lacune que je n'ai pu combler. Lestre est-il, ici, nom de personne ou de localité? Je l'ignore également. Le Dictionnaire des Postes, si complet, ne mentionne qu'une commune de cette dénomination, située dans la Manche, département trop éloigné du Limousin pour supposer qu'il ait été le berceau du pommier de Lestre. Piérard, pépiniériste-amateur qui habitait Verdun, affirmait en 1821 [Mémoire sur les arbres à cidre, p. 26), que ce pommier, appelé aussi De Saint-Germain, était cultivé communément dans le canton de Lapleau (Corrèze). Nous sommes bien là en plein Limousin et très-rapprochés, peut-être, du Saint-Germain dont cette variété a tiré son nom ou surnom. Toutefois notre indécision, loin de cesser, va s'accroître, puisqu'il existe jusqu'à trois Saint-Germain dans certains déparlements confinant à la Corrèze I 11 est donc sage de s'en tenir à cet exposé, sans risquer même une hypothèse. J'ajouterai cependant qu'au haras de Pompadour, également situé dans la Corrèze, on trouve, ainsi qu'aux environs, de nombreux sujets de cette variété.
Observations. — Les Allemands connaissent ce fruit; dès 1841 Dittrich le signalait chez eux en son Systematisches Handbuch der Obstkunde (t. III, p. 94). Plus tard — 1854 — le docteur Jahn le décrivit et figura dans le Deulsches Obstcabinet (n" 5), mais en le nommant Pomme de Letti^e et le déclarant, bien à tort, distinct de la variété qui vient de nous occuper. Cette erreur fort excusable, que même j'ai