‹ Dictionnaire de pomologie (volume 4)Chapitre 437 sur 439 · LUI— LUX · texte numérisé non relu

LUI— LUX

Culture. — Sa rapide croissance et sa belle ramification permettent de le greffer ras terre pour l'élever à tige; alors son tronc devient gros et sa tête prend un grand, uu régulier développement. Le paradis est le sujet qui lui convient, quand on désire l'utiliser comme arbre nain , car il en appauvrit la végétation au profit de la fertilité.

Description An firiiit. — G?-osseu7' : moyenne. — Forme : globuleuse, habituellement comprimée aux pôles et parfois ayant un côté moins volumineux que l'autre. — Pédoncule : court, assez fort, droit ou arqué, inséré dans un bassin souvent prononcé, mais souvent aussi de faible dimension. — Œil : moyen, mi-clos ou fermé, à cavité unie ou légèrement bossuée, parfois irrégulière et généralement peu profonde. — Peau : unie, à fond blanc jaunâtre, presque entièrement mO'ichetée et lavée de rose, plus ou moins fouettée de carmin, maculée de brun squammeux autour du pMoncule et ponctuée de gris. — Chair : trèsblanche, ûnyi ou mi-fine, ferme, croquante, un peu marcescente. — Eau : suffisante, bien sucrée, acidulée, douée d'un parfum de rose rarement trèsdéveloppé.

Maturité. — Octobre-Décembre.

Qualité. — Deuxième , et quelquefois première quand ce fruit est sensiblement parfumé.

Historique. — Au xvii" siècle il existait chez nous une pomme Louys, qui fut en 1670 mentionnée, sans nulle description, par le moine Claude Saint- Etienne, page 213 de sa Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits. Cet auteur étant le seul qui l'ait citée,j'ignore ce qu'elle est devenue et ne saurais la rattacher avec certitude à la présente variété, que j'ai reçue du Hanovre en t866. Je dois cependant le dire, les Allemands, qui la cultivent sous ce même nom de Louis [Ludivig], puis sous le surnom Luiken, ne paraissent pas la regarder comme originaire de leur pays, et ne sont guère mieux renseignés sur les autres points de son histoire. C'est ainsi qu'en 1869 M. Edouard Lucas, directeur de l'Institut pomologique de Reutlingen (Wurtemberg), écrivait :

(i Le pommier Luiken, généralement connu et fort répandu dans le Wurtemberg, est appelé Louis [Ludivig] chez les plus anciens pomologues. On pense qu'au temps des guerres avec la France, ce nom de Louis fut remplacé par la dénomination Luiken, provenant, selon quelques personnes, d'une famille Luilc, de la ville d'Essliug, où elle s'occupait de vilicultui-e et de jardinage. » [lllustrirtes Eandbuch der Obslkunde, t. 1, p. 173, n° 71.)

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