‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 20 sur 742 · DÉS · texte numérisé non relu

DÉS

de l'écorce. — Feuilles : jamais abondantes, arrondies, acuminées, duveteuses, finement dentelées, portées sur un pétiole long, très-fort et pourvu de stipules bien développées.

Fertilité. — Ordinaire.

Poire Désiré Gornélis.

Culture. — De vigueur modérée, nous lui donnons le cognassier ou le franc; son développement n'a rien d'exceptionnel ; ses pyramides sont toujours aussi dégarnies de rameaux, que de feuilles.

Description du fruit. — Grosseur :

volumineuse et souvent moins considérable. — Forme : turbinée, ventrue , obtuse , irrégulière. — Pédoncule :

court , très - fort , un peu arqué , formant parfois bourrelet à son point d'attacbe, obliquement inséré dans une étroite cavité dont l'un des bords est généralement relevé en mamelon. — Œil: assez grand, presque fermé, placé dans un large bassin de profondeur variable. — Peau : très-mince, jaune pâle et souvent jaune orangé , ponctuée et panachée de gris verdâtre, maculée de même autour de l'œil et du pédoncule , et parfois légèrement nuancée de rougebrun du côté du soleil. — Chair : blanche, fine ou demi-fine, fondante, un peu molle, juteuse, contenant quelques pierres au centre. — Eau : abondante, douce, très-sucrée, délicieusement parfumée.

Maturité. — Fin d'août et courant de septembre. Qualité. — Première.

Historique. — L'arbre-mère qui produisit cette variété, fut semé par Yan Mons, à Louvain (Belgique), mais ne fructifia qu'en 1847, cinq ans après la mort de ce personnage; et pour lors il était, depuis 1844, transplanté à Geest-Saint- Remy, près Jodoigne, chez M. Alexandre Bivort, son promoteur et son parrain. Je l'ai introduit dans mes cultures en 1849.

Observations. — La poire Désiré Cornélis a beaucoup des caractères extérieurs du Beurré Diel, aussi crut-on d'abord qu'elle n'en différait en rien. C'était une erreur formelle, et l'écart considérable existant entre l'époque de maturité de ces fruits (deux mois au moins), n'a pas tardé à le démontrer. — Ayant acquis, récemment, la conviction que les poiriers Docteur Célestin et Fondante des Célcstines,

Page 1