GN0-G0R
peu court, de grosseur moyenne, arqué et souvent contourné, pubescent et grisâtre, inséré perpendiculairement ou obliquement au milieu d'une faible dépression. — Œil : grand, arrondi, ouvert, cotonneux, placé à fleur de fruit. — Peau : gris
blanchâtre du côté de l'ombre, vert mat très- Poire noico. clair sur l'autre face, ponctuée de roux, lavée parfois de fauve autour du pédoncule et couverte en partie d'une légère efflorescence bleuâtre. — Chair : blanc verdâtre , fine , compacte , cassante ou demi-cassante, aqueuse, presque exempte de pierres. — Eau : fort abondante et sucrée, ayant une saveur anisée bien prononcée , mais laissant dans la bouche un arrièregoût particulier qui nuit à sa délicatesse.
Maturité. — Vers la moitié d'août.
Qualité. — Troisième.
Historique. — De 1838 à 1840 M. Gaétan Moreali, alors professeur de langue italienne au Lycée de Rouen, fit venir de Modène diverses espèces d'arbres fruitiers pour les offrir à la Société d'Horticulture de la Seine-Inférieure. Le poirier Gnoico , que l'on croit originaire des environs de Parme, provient de cet envoi Prévost, selon nous, en défigura quelque peu le nom, lorsqu'on 1844 il publia dans les Cahiers de pomologie de cette Société la liste des variétés ainsi reçues (voir 2e cahier, p. 75). Il l'appela Gnoco , dénomination qui lui fut conservée au Jardin des Plantes de Paris. Cependant son vrai nom doit être Gnoico ; et l'on en reste convaincu si l'on consulte un vocabulaire italien. « GNOICO : Pan gramolato « entrovi anici ;» voilà ce que dit en 1623 le Dictionnaire de l'académie délia Crusca (page 382); soit, en français : Gnoico, petit pain brié contenant de l'anis... Or, nous l'avons constaté plus haut , l'eau de la poire qui nous occupe possède précisément une forte saveur anisée. Mais personne ne saurait lui trouver celle du gnocco , de ces viandes communes réduites en pâte puis mangées, sous forme de boulettes, par les Italiens. Au reste, cette poire n'a d'autre mérite que l'efflorescence bien caractérisée de sa peau, que la singularité de son pédoncule gris et velu.
Observations. — Il est à peine besoin de faire remarquer que la variété Gnoico, malgré le surnom de Marquise sous lequel on la cultive dans l'Hérault, n'a pas le moindre rapport avec notre poire Marquise, connue depuis 1675, mûrissant en novembre, et dont la description sera donnée plus loin.
Poire a GOBERT. — Synonyme de poire d'Angobert. Voir ce nom.
Poire GOLDEN BEURRÉ OF BILBAO. — Synonyme de Beurré doré de Bilbao. Voir ce nom.
Poire GORE'S HEATHCOT. — Synonyme de poire Heathcot. Voir ce nom.
GOT 550. Poire GOT.
Description de l'arbre. —
Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux, presque érigés, gros et longs, légèrement coudés, brun grisâtre, lavés souvent de rouge auprès des yeux, ayant les lenticelles fines , abondantes , et les coussinets peu ressortis. — Yeux :
moyens, ovoïdes - arrondis , aux écailles entr'ouvertes , appliqués contre l'écorce. — Feuilles ; petites, ovales , faiblement dentées ou crénelées, portées sur un pétiole épais et court.
Fertilité. — Ordinaire.
Culture. — Sur cognassier, ce poirier prospère parfaitement, développe vite son écusson, et fait dès sa deuxième année de belles pyramides.
Description du fruit. —
— Forme : passant de la coniqueallongée, et légèrement obtuse, à l'ovoïde un peu ventrue. — Pédoncule : assez court, gros, arqué, charnu à la base, inséré de côté
dans un étroit évasement dont les bords sont plissés et mamelonnés. Œil :
grand, souvent contourné, ouvert, faiblement enfoncé ou placé à fleur de fruit.
Peau : rugueuse, mince, vert foncé, mais recouverte en partie d'une teinte grisâtre sur laquelle apparaissent çà et là quelques points fauves. — Chair : blanche demifine, cassante ou demi-fondante, granuleuse auprès des pépins. — Eau : suffisante sucrée, aromatique, assez délicate.
Maturité. — Depuis la mi-septembre jusqu'au commencement d'octobre. Qualité. — Deuxième.
Historique. — Mon Catalogue de 1846 signala ce poirier comme une nouveauté (page 18) ; je venais effectivement de le greffer pour la première fois ; mais d'où l'avais -je tiré?... C'est ce qu'actuellement je ne saurais dire, ne trouvant aucune note sur lui dans mes cartons. Tout laisse croire qu'il est peu répandu, nos pomologues, ceux de l'Allemagne, de l'Amérique et de l'Angleterre ne le mentionnant même pas. On doit cependant le cultiver en Belgique depuis 1855, notamment au Jardin de la Société Van Mons, à Geest-Saint-Rémy-lez-Jodoigne, car il figure, sans nom d'obtenteur, à la page 161 du tome Ier des Catalogues de cette Compagnie , livraison de mars 1857. La poire Got convient parfaitement pour approvisionner les marchés, en raison surtout de son volume et de l'assez longue durée de sa maturité.