‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 259 sur 742 · Poire IMPERIALE A FEUILLES DE CHENE · texte numérisé non relu

Poire IMPERIALE A FEUILLES DE CHENE

Description de l'arbre. — Bois : très-fort. — Rameaux : assez nombreux, étalés vers la base de la tige et érigés près du sommet, longs , des plus gros, bien géniculés , vert brunâtre nuancé de rouge ardoisé, surtout dans le voisinage des yeux ; ils sont fortement et très-abondamment ponctués, leurs coussinets ressortent peu. — Yeux: petits et ovoïdes, aplatis, collés contre l'écorce à la partie supérieure du rameau, mais bien écartés du bois à son autre extrémité. — Feuilles :

très-grandes., épaisses, d'un beau vert foncé , ovalesallongées, contournées ou planes, ayant les bords trèsprofondément crénelés et excessivement ondulés, le pétiole court et des plus gros.

Fertilité. — Médiocre.

Culture. — Toute espèce de sujet lui convient; sa vigueur est extrême et son développement très-vif; dès leur deuxième année ses pyramides sont de toute beauté.

Description «Sm fruit. — Grosseur ; volumineuse. — Forme : ovoïde, irrégulière, ventrue, mamelonnée au sommet, ayant habituellement un côté beaucoup

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moins gros que l'autre. — Pédoncule : assez court, fort et rarement arqué, renflé à| l'attache, perpendiculairement ou obliquement inséré dans une large cavité souvent profonde et dont les bords sont bien arrondis. — Œil: moyen ou petit, ouvert, régulier, faiblement enfoncé dans un très-large évasement. — Peau : quelque peu rugueuse, jaune blafard, couverte de gros points roux, souvent tachetée ou panachée de brun clair et parfois maculée de même autour du pédoncule. — Chair . blanchâtre, grossière, mi-cassante, juteuse, pierreuse au centre. — Eau : des plus abondantes, sucrée, aigrelette, presque dénuée de parfum.

Maturité. — Commencement de février et atteignant facilement le mois d'avri^ et quelquefois celui de mai.

Qualité. — Troisième pour le couteau, première pour la cuisson.

Historique. — Ce sont les Chartreux de Paris qui propagèrent ce singulier poirier. On voit par le Catalogue de leurs pépinières qu'en 1736 ils ne le possédaient pas encore, et qu'en 1752 ils commençaient seulement à le multiplier, puisqu'alors ils le classèrent, parmi leurs nouvelles variétés (page 43) . Depuis il s'est répandu de tous côtés , mais grâce uniquement à son élégant et bizarre feuillage , car ses produits ne sauraient le recommander. On le regarde comme né en France, et le savant pomologue Mayer disait en 1801, dans sa Pomona franconica, « qu'il lui trouvait, « surtout pour les feuilles, une si grande ressemblance avec le poirier de Naples,] « qu'on pouvait conclure que ces deux arbres étaient au moins deux variétés d'une « même espèce (t. III, p. 274).» Du reste, dom Claude Saint-Etienne nous apprend, page 77 de la Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits qu'il publiait à Paris en 1670, que le poirier de Naples portait également le nom de Poirier à Feuilles de Chêne ; ce qui rend encore plus vraisemblable l'opinion de Mayer.

Poire INCOMPARABLE. — Synonyme de Besi incomparable et de poire de Colmar. Voir ces noms.

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