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vers la base, qui parfois se trouve aussi quelque peu pentagone. — Pédoncule : court , arqué , bien nourri , très-renflé à la base , placé de côté et continu avec le fruit. — Œil : moyen, fermé, faiblement enfoncé. — Peau : vert herbacé passant au vert brunâtre sur la face exposée au soleil, uniformément parsemée de points gris-roux et légèrement tachetée de fauve squammeux à ses extrémités. — Chair : blanche, mais fortement verdâtre dans le voisinage des loges, fine ou demi -fine, fondante, juteuse, assez granuleuse au-dessous des pépins. — Eau : abondante et sucrée, douceâtre, ayant un parfum particulier souvent peu prononcé.

Maturité. — Depuis la mi-septembre jusqu'à la un de ce même mois.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — En 1768 Duhamel signala dans son Traité des arbres fruitiers une poire Figue fort différente des poires Figue d'Alençon et Figue verte, décrites ci-dessus pages 156 et 158. Cette variété, dont ce pomologue, contrairement à son habitude, ne caractérisa pas l'arbre, nous semble se rapporter à la Longue- Yerte. Mais voici la description que Duhamel en donne, on va voir s'il est possible ou non de l'appliquer au fruit que nous étudions :

« La Poire Figue est de moyenne grosseur, pyriforme très -allongée, son diamètre étant d'un pouce dix lignes et sa hauteur de trois pouces. Sa tète est arrondie et un peu renflée, et l'œil, qui n'est pas gros, est placé dans une cavité peu profonde. L'autre côté [celui du pédoncule] s'allonge en diminuant de grosseur. La queue, brune, grosse, bossue, longue d'un pouce, est comme une prolongation du fruit. Le côté de la tête n'est arrondi que suivant sa longueur et non pas suivant le diamètre, car cette poire, vue du côté de l'œd, paraît comme triangulaire. Sa peau est assez unie et d'un vert -brun, même au temps de la maturité du fruit. Sa chair est blanche, fondante et assez fine. Son eau est douce, sucrée et un peu ressemblante à celle de l'Epargne. Elle mûrit au commencement de septembre, » (Tome II, pp. 183-184.)

Depuis un demi-siècle environ la Longue-Verte est communément cultivée dans nos départements de l'Ouest, et surtout chez les pépiniéristes angevins. Quoique plusieurs de ses synonymes semblent la rattacher à l'Anjou, à la Bretagne ou au Maine, je n'ai pu découvrir encore son lieu d'origine. Les Belges, en 1851, ont bien essayé de la réclamer comme un gain de Van Mons, mais leur prétention a été formellement repoussée par M. Decaisne :

« C'est par erreur — a dit en 1858 ce savant botaniste — que M. Bivort attribue la découverte de ce fruit à Van Mons, et qu'il dit n'avoir pu en trouver la description dans l'ouvrage de Prévost. La Longue-Verte est inscrite au Catalogue manuscrit des arbres fruitiers du Muséum pour 1824, sous le nom de Longue-Verte d'Angers; et c'est en effet un de ses nombreux synonymes. » (Le Jardin fruitier du Muséum, t. 1.)

Quant à Prévost, dont M. Decaisne parle ici, ce fut en 1839 qu'il décrivit à la page 50 du 1er cahier de sa Pomologie de la Seine- Inférieure, notre Longue-Verte, et sous la seule dénomination de Verte-Longue d'Automne , qui lui dicta cette sage observation : «Ce nom est inconséquent, puisque l'ancienne Verte-Longue , dite « aussi Mouille-Bouche, mûrit à peu près dans le même temps. » Du reste, à l'époque ou Prévost écrivait ces lignes, beaucoup d'horticulteurs appelaient déjà cette poire, Longue-Verte d'Angers. Pour nous, depuis longtemps nous lui avons supprimé le déterminatif d'Angers, car il est très-positif qu'elle ne sort pas de notre ville.

Observations. — Il existe, et nous la décrirons à son numéro d'ordre, une poire Verte- Longue précoce de la Sarlhe , ou Grosse-Ver te- Longue du Mans, qu'il ne

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