MAS
blanchâtres, arrondies, abondantes, les coussinets ressortis et les mérithalles très-courts.— Yeux : petits, coniques, pointus, non appliqués contre le bois. —
Feuilles : de moyenne grandeur, Poire du Mas. ovales -allongées, régulièrement
dentées en scie, au pétiole court et peu nourri.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Il n'y a rien de particulier dans sa végétation ; sa vigueur est excellente , tout sujet lui est propre et ses pyramides sont magnifiques.
Description du fruit. —
Grosseur ; moyenne. — Forme :
inconstante , mais habituellement ovoïde ou turbinée plus ou moins obtuse et allongée, un peu étranglée près du sommet , et souvent très- ventrue , très-arrondie dans toute sa partie inférieure. — Pédoncule : long , assez gros, surtout à la base, recourbé, implanté obliquement ou verticalement à fleur de fruit. — Œil : petit , ouvert, faiblement enfoncé. — Peau : jaune clair ou jaune-citron, finement ponctuée de brun et lavée de rose carminé sur le côté frappé par le soleil. — Chair :
blanche, fine, fondante, juteuse, pierreuse au cœur. — Eau : très-abondante, sucrée, bien acidulé, possédant un savoureux parfum quelque peu musqué.
Maturité. — Commencement d'octobre et courant de novembre; atteignant même, exceptionnellement, le mois de décembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Lorsqu'en 1847 le regrettable et consciencieux Prévost, pépiniériste à Rouen, décrivit ce fruit dans la Pomologie de la Seine- Inférieure (p. 143), il se plaignit de l'avoir déjà reçu sous six dénominations différentes. Que dirait-il donc, aujourd'hui, devant les seize synonymes qui plus haut suivent le nom de la Poire du Mas!... et peut-être m'en est-il échappé?... Prévost ne connut pas l'origine de cette variété. Actuellement on possède sur ce point d'assez nombreux renseignements, mais si contradictoires qu'il devient difficile de les utiliser. C'est d'abord, en 1853, le chef des cultures du Jardin des Plantes de Paris, mon ami Pépin, dont nous trouvons la version suivante ;
« Dans le principe, ce poirier n'avait qu'un seul nom : Belle-Épine, auquel on ajouta plus
tard celui de M. Dumas, propriétaire de la localité où il a été trouvé; et il le fut il y a
cinquante ans environ [vers 1803], dans la forêt de la Vauguyon, par cp.M. Dumas, demeurant à Goudon, arrondissement de Rochechouart (Haute- Vienne). Il était à l'état de sauvageon, et ses branches étaient armées d'épines,.... Ce n'est guère que depuis 1823 qu'il s'est