‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 3)Chapitre 127 sur 470 · P. DUDON · texte numérisé non relu

P. DUDON

RAYMOND ALBERTI Jacques, frère mineur de l'observance de Catalogne, qui en 1751 exerça la charge de lecteur au couvent Saint-Ronaventure de Majorque. Il composa selon la doctrine de Duns Scot : Tractatus micrologicus seu logicte eruditionis summulisiieum prœlium ad universam Aristotelis logicam facilius capiendam, rédigé en 1751; Tractatus dialecticus; Brevissima in octo libros Aristotelis explanalio; Tractatus in Aristotelis melaphysicam. Tous ces ouvrages sont conservés dans le ms. 4138 (400 fol.) de la bibl. Ayamans de Palma de Majorque.

Samuel d'Algaida, Documents para la historia de la fdosnfui catalana, dans Criterion, t. ix, 1933, p. 65.

A. Teetaert.

RAYMOND GODEFROID, frère mineur français, appelé aussi Gaufredi, Gaufridi, Galfridi, Galfredi, etc. Né à Aix (Provence) vers 1250, d'après R. Hauréau, Hisl. lilt. de la France, t. xxvn, p. 113, il appartenait à une famille noble et même princière, puisque, selon le Lanercosl Chronicle (éd. J. Stevenson, Édinbourg, 1839, p. 141), il était un proche parent de la reine-mère d'Angleterre, Éléonore de Provence (t 24 juin 1291). Entré chez les mineurs, il habita le couvent de Marseille et en 1286 travailla à libérer Charles II d'Anjou, alors prisonnier du roi d'Aragon, auquel il était lié d'amitié. Appartenant au parti sévère de la « Communauté », il s'opposait aux excès aussi bien des » Spirituels » que de la « Communauté ». Ainsi, vers 1286, Pierre Jean Olieu répondit au Mémoire, répandu en Provence par ses censeurs, qui avaient condamné 34 propositions extraites de ses œuvres, par une lettre datée de Montpellier et adressée à Raymond Godefroid et à ses autres disciples, qui l'avaient pressé de se justifier. Cette lettre a été éditée par le P. Gratien, dans Éludes franc, t. xxix, 1913, p. 414-422. Probablement simple custode en 1289, il fut néanmoins choisi au chapitre général de Rieti, en cette même année, pour succéder comme général de l'ordre à Matthieu d'Aquasparta, élevé au cardinalat le 16 mai 1288. Ce choix, bien que contraire aux désirs du pape Nicolas IV, fut agréable au roi de France, Philippe le Rel, et aux « Spirituels », dont Raymond s'était toujours montré l'ami et le partisan. Raymond Godefroid entreprit, aussitôt après son élection, la visite des provinces. Arrivé dans la Marche d'Ancône, un de ses premiers actes fut de délivrer les frères emprisonnés pour avoir manifesté trop de zèle à l'égard de la pauvreté. Le roi d'Arménie, Hayton II, lui ayant demandé que des frères vinssent s'établir dans son royaume, Raymond lui envoya quatre de ces « Spirituels », Thomas de Tolentino, Marc de Montelupone, Pierre de Macerata et Pierre de Fossombrone (Ange de Clareno), qui échappaient de la sorte à la situation difficile qui leur était faite dans leur province après le départ du général. Cet acte avait rempli d'espoir tous les groupes des zelanti. Plusieurs historiens affirment que Raymond a libéré aussi de prison Roger Racon. Ils appuient leur assertion sur une note, rédigée par un ancien copiste et ajoutée à la fin du Verbum abbreviatum de leone viridi, attribué à Raymond Godefroid. On y lit : Explicit Verbum abbreviatum majoris operis fr. Raymundi Gaufredi, ministri ordinis fralrum minorum. Quod quidem verbum habùit a fr. Bogero Bacone, anglico, qui fuit de ordine fratrum minorum. El ipse Bogerus propler istud opus, ex prœcepto dicli Baymundi, a fratribus ejusdem ordinis

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