V. RÉPARATION DES AUTRES DOMMAGES. Pour la
réparation des dommages causés à la renommée et à l'honneur par la calomnie, la diffamation et la médisance, voir articles Calomnie, col. 1369-1376; Diffamation, col. 1300-1306; Médisance, col. 487, 494.
I.a bibliographie complète est donnée à la suite de l'art. Bestiti'tion, où le lecteur est prié de se reporter pour l'indication exacte des ouvrages et de leurs diverses éditions.
N. Iuno.
RÉPROBATION. — C'est le jugement par lequel Dieu exclut un pécheur du bonheur éternel. Ceux qui sont l'objet de ce jugement sont dits les réprouvés. Cette sentence peut être envisagée à deux moments; à celui où elle est portée (jugement général ou particulier), elle vise alors l'état de culpabilité de la créature raisonnable qui comparaît devant le tribunal de Dieu. Cette sentence ne peut être prononcée que selon la souveraine justice de Dieu; et la théologie ne suscite ici aucune difficulté.
Mais ni dans la connaissance divine, ni dansle vouloir divin on ne saurait envisager des moments successifs, 'fout est contemplé par la souveraine intelligence de Dieu, tout est arrêté par sa volonté souveraine dans un éternel présent. La sentence en question a donc été portée de toute éternité. Le problème théologique qui se pose est de savoir sur quoi est fondée cette sentence prononcée de toute éternité (motifs de la réprobation) el ce qu'elle implique (nature de la réprobation).
Nous rejoignons ici le problème plus général de la prédestination. Ce dernier mot, par l'étymologic, doit s'appliquer au jugement éternel porté par Dieu sur le sort final, heureux ou malheureux de toutes les créa turcs raisonnables. Quand les théologiens du ix"1 siècle parlaient de la « double prédestination », ils traitaient de la prédestination des élus à la gloire et de la prédestination des réprouvés à la mort éternelle, en d'autres termes de ce que nous appelons plus strictement de la prédestination et de la réprobation. C'est même sui tout à piopos de la réprobation que les controverses ont fait rage.