‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 3)Chapitre 4 sur 470 · QUADRATUS — QUAGLIA (JEAN-GENÈS · texte numérisé non relu

QUADRATUS — QUAGLIA (JEAN-GENÈS

tratius. Ibid., col. 489 sq. La preuve reste à faire de ces hypothèses brillantes, dont E. Seeberg et J. Armitage Robinson ont montré la fragilité. Jusqu'à plus ample informé, il convient de ne porter au compte de Quadratus que la demi-douzaine de lignes sauvées par Eusèbe. Elles ont d'ailleurs leur intérêt. On les rapprochera d'un fragment de Papias, emprunté au 1. II des Explications des discours du Seigneur, suivant lequel « des personnes ressuscitées par Jésus vécurent jusqu'au règne d'Hadrien ». Voir le texte dans Funk- Bihlmcyer, Die apostolischen Vàter, fasc. 1, Tubingue, 1924, p. 139. On se trouve en présence d'un argument apologétique qui se transmettrait dans les milieux asiates en relations plus ou moins étroites avec l'entourage de l'apôtre Jean. La preuve de la divinité du Christ et de sa religion par les miracles — preuve qui est le leitmotiv de l'évangile johannique — était dès ce moment au premier plan.

Pour la littérature ancienne se reporter aux manuels et aux traités de patrologie : O. B.jrdenhewer, Allkircliliche Lileratur, 2° éd., t. i, p. 183-187; A. Harnaek. Allchristliche Literatur, t. i, p. 95; t. n (Chronologie), p. 209 sq.; Zahn, Forschungen zur Gescli. des N. T. Kanons, t. VI, 1900, p. 41 sq. (plaide encore l'identification de l'apologiste et du « prophète »).

Sur l'hypothèse de J. Rendel Harris voir les articles de celui-ci dans The Bxposilor, 1921, p. 147 sq., et dans Bulletin o/ John Bylands librarg, 1924, p. 384-397. En sens contraire: Kriiger, dans Theol. Lileratur- Zeilung, 1923, col. 431 ; 1924, col. 544; E. Klostermann et E. Seeberg, Die Apologie der heil. Kalhurina, Berlin, 1924 ( = Schriften der Kônigsbcrger Gelelvlen Gesellschajt, geisleswissensch. Klasse, i. Jahrg., 2. Heft); J.-A. Robinson, dans Journal o/ theological studies, t. xxv, 1923-1924, p. 246-253.

É. Amann.

QUADROS (Diego de), jésuite espagnol. Né à Madrid en 1677, entra dans la Compagnie de Jésus en 1698, enseigna avec grand succès d'abord la philosophie et la théologie scolastique, puis, à Alcala et à Madrid, l'Écriture sainte et l'hébreu. Il mourut à Madrid le 1er avril 1746.

Ouvrages théologiques. — ■ Palœslra scholastica, Madrid, 1722, in-4°, manuel pour les disputât ions publiques. — Palœslra biblica, Madrid, 1723-1731, 4 vol. in-fol., traite diverses questions d'introduction biblique et surtout d'exégèse. — De incarnatione Verbi Divini, t. i, Madrid, 1734, in-fol. — Caduceus theologicus et crisis pacifica de examine thomistico, in ires partes divisa, Madrid, 1733, in-fol; publié sous le pseudonyme de Martin Ortiz, cet ouvrage est destiné à réfuter divers thomistes, en particulier Martin de Hoz, auteur de l'Examen tlwmisticum et scrutinium Iheologicum, Massoulié, Gravcron, Benitez, etc.; l'ouvrage fut mis à l'Index en 1739; cependant la prohibition ne fut pas étendue à l'Espagne, et l'auteur publia même en 1741 à Madrid un second volume, dirigé surtout contre Benitez, mort deux ans auparavant comme évêque de Zamora.

Ilurter, Nornenclalor, 3e éd., t. iv, col. 1436-1438; Sommorvo^ol, Biblioth. de lu Compagnie de Jésus, t. VI, col. 1328- 1330; 11. Reusch, Der Index der verbolenen Bûcher, I. n o, p. 682.

J.-P. Grausem.

QUAGLIA Jean-Genès, frère mineur du XIVe sic de, (|ue l'on confond bien souvent soit avec Jean Buralli de Parme (f 1289), ministre général de l'ordre des mineurs et inscrit au rang des bienheureux (voir i. vm, col. 791-796, où il est dit à tort être mort en 1279), soit avec le dominicain Jean de Parme, qui fut lecteur à Bologne en 1313. Malgré des recherches assidues, nous ne sommes parvenus qu'à rassembler un nombre très restreint de renseignements biographiques sur Jean Quaglia, dénommé encore Quaya, Quaia, Qualia ou tout simplement Jean de Parme.

Nous savons qu'il fut promu docteur et maître en théologie à l'université de Bologne. L'année exacte ne peut être déterminée avec précision. La date de 1385, assignée par Mazzetti, Memorie storiche sulla uniuersilà di Bologna, Bologne, 1840, p. 297, doit être rejetée. D'une bulle de Grégoire XI il résulte en efïet que le 7 mars 1373 ce pape ordonna à l'évêque de Bologne ut Joanni de l'arma, ord. min... honorem magisterii et docendi licentiam largiatur. Voir Bull, francise, t. vi, n. 1253. De plus, si, dans un document bolonais de 1372, il est question du même Jean de Parme (et il n'existe aucune raison plausible d'en douter) et si le titre de maître ne lui est donné à tort, il faudrait encore avancer la date de 1373 puisque, le 3 janvier 1372, magisler Joannes de Parma, ord. min., figure parmi les examinateurs du mineur Jacques Cortese de Plaisance. Voir L. Frati, Charlutarium studii Bononiensis, t. iv, Bologne, 1919, n. 1087. Ensuite Jean Quaglia examina à Bologne, le 3 février 1375, le dominicain Odoric de Forli, et, le 8 juin 1383, le mineur François de Bardis de Florence reçut à Bologne les insignes du doctorat de consilio et assensu magistrorum Joannis de Parma ordinis minorum et Johannis de Allamania ordinis carmelitarum, dictœ facultalis projessorum ibidem prœscnlium. Voir Chart. studii Bonon., t. iv, n. 1144; B. Bughetti, O. F. M., Documenta quœdam speclanlia ad sacram inquisitionem et ad schisma ordinis prœserlim Tusciie circa fincm sœculi XIV., dans Arch. franc, hist., t. ix, 1916, p. 377; J.-H. Sbaralea, Supplementum, t. Il, p. 80.

De son côté, N. Papini, O. M. Conv., écrit que, vers 1380, Jean Quaglia enseignait à Pise, où il compta parmi ses élèves les fils de Pierre Gambacorta, duc et gouverneur de cette ville. Voir Miscellanea jrancescana, t. xxxii, 1932, p. 34. B. Pergamo, O. F. M., / francescani alla jacollà leologica di Bjlogna ( 1364-1500 ), dans Arch. franc, hist., t. xxvn, 1934, p. 16, tient ce séjour à Pise pour très probable, non seulement parce que le Chartularium de Bologne ne donne aucune notice de Jean Quaglia entre 1375 et 1383, mais aussi parce que Jean Quaglia a dédié serenissimo milili magnific.ngue domino domino Benedicto de Gambacurlis de Pisis, son ouvrage De civitate Christi et qu'il a composé un recueil de sentences morales en vers latins et italiens amore nobilis Andrée nati celsi domini Pétri Gambacurle. A la suite d'I. Alîô, O. F. M., Memorie degli scritlori e letlerati parmigiani, t. n, Parme, 1789, p. 97-103, les auteurs tiennent généralement que Jean Quaglia mourut vers 1398.

Le fait d'avoir confondu au cours des siècles le bienheureux Jean de Parme avec Jean Quaglia et le dominicain Jean de Parme a entraîné nécessairement une confusion dans l'attribution des ouvrages composés par l'un ou l'autre de ces auteurs. Pour distinguer le certain de l'incertain, nous diviserons les ouvrages de Jean Quaglia en ouvrages certainement authentiques, douteux et apocryphes.

1° Parmi les ouvrages certainement authentiques, il faut ranger les suivants : 1. Rosarium, inédit, conservé dans le ms. 105, fol. 3 r°-43 v°, de la bibl. universitaire de Gratz (cf. B. Pergamo, art. cité, p. 16); le ms. 21 826, fol. 1 r°-48 r°, de la bibl. royale de Bruxelles (cf. J. Van den Gneyn, Calai, des mss. de la bibliothèque royale de Belgique, t. m, p. 292, n. 2101; Ubald d'Alençon, Description d'un ms. inédit de Jean Quaglia de Parme. dans Éludes franciscaines, t. xi, 1901, p. 565-567); ms. plut. XIX, 20, de la bibl. Laurentienne, de Florence (cf. A.-M. Bandini, Catal. rod. latin, bibliolhecx Laurenlianie, t. i, p. 568); le ms. D. 44, sup., de la bibl. Ambrosienne de Milan (cf. I'». Pergamo, art. cit., p. 16); le ms. A. 042 de la bibl. communale de l'archigymnase de Bologne (cf. (.. Mazzatinti, Inventarî dei manoscritti délie bibliotechc d'Italia, t. xxxii, p. 103); le ms. 2391 de la bibl. universitaire de Bologne (cf. L. Frati,

QUAGLIA (JEAN-GENÈS)

Indice dei codici latini conseruati nella R. biblioteca universitaria di Bologna, Florence, 1909, p. 470, n. 1212); le ms. 522 (D. 8. 25), fol. 1-63, de la bibl. Angélique de Rome (cf. H. Narducci, Catal. cod. mss. prœter graecos et orientales in bibl. Angelica, t. i, Rome, 1893, p. 232); le Vat. lat. 7633 de la bibl. Vaticane (cf. J.-H. Sbaralea, op. cit., p. 80); le ms. 7(40) de la bibl. communale de Serrasanquirico (cf. G. Mazzatinti, op. cit., t. i, p. 156); le ms. XX. 439 de la bibl. Antonienne de Padoue (cf. A.-M. Josia, / codici manoscritti délia biblioteca Antoniana di Padova, Padoue, 1886, p. 186); le ms. C. M. 206 du Musée civique de Padoue; le ms. BB. 145.3 de la bibl. Colombine de Séville; le cod. 1302 (H. V. 40) de la bibl. nationale de Turin (cf. B. Pergamo, art. cit., p. 16-17); le ms. 440, f. 1 r°-81 r°, de la bibl. communale d'Assise, auquel nous emprunterons les données qui suivront. I. Allô énumère encore des exemplaires du Rosarium, qui se trouvaient de son temps dans les bibliothèques de Parme, Barberini à Rome (ms. 246), de Saint-Sauveur à Bologne (ms. 470), trois exemplaires à la bibliothèque de Saints- Jean-et-Paul à Venise (mss. 180, 181, 182), dont un aurait été écrit en 1411: deux copies enfin à la bibliothèque des augustins de Padoue. Voir op. cit., p. 102.

Le Rosarium commence : Factus est homo in animam viventem, Gen. 2 c. Quoniam ut ait Boethius, 2 de consolatione, prosa quinta, humane nature ista conditio est et finit : Qui probalus est in illo et perfectus inventus est erit illi gloria eterna ad quam gloriam nos perducat jhesus Xristus dei filius, qui vivit et régnât per omnia secula seculorum. Amen. Il faut noter que le ms. de Gratz a été transcrit par le P. Barthélémy de Mantoue le 25 décembre 1386, donc du vivant de l'auteur. Dans l'introduction qui dans le ms. d'Assise précède le texte, Jean Quaglia aflirme, que, sur les instances de plusieurs personnes désirant vivre saintement, il a rédigé ce traité, dans lequel il traite des différentes conditions humaines d'après les diverses habitudes dans lesquelles vivent les hommes. L'ouvrage comprend quatre parties, dont la première est consacrée à quelques conditions générales des hommes; la seconde, à la condition viciée; la troisième, à l'état vertueux; la •quatrième, à la vie glorieuse des hommes. Il explique ensuite qu'il a voulu appeler cet ouvrage Rosarium parce qu'il y recueille dans les ouvrages des philosophes et des poètes des roses odoriférantes qui risquent d'y étouffer entre les épines des erreurs et des mensonges. La première partie comprend 14 chapitres, la deuxième 13, la troisième 12, et la quatrième 12.

2. De civitate Christi, dédié à Benoît de Gambacorta de Pise, est contenu dans le ms. 195, fol. 43 v°-86 v°, de la bibl. universitaire de Gratz, écrit par Barthélémy de Mantoue, O. F. M., pendant qu'il était étudiant à Plaisance, le 15 mars 1387, donc du vivant encore de Jean Quaglia; le ms. 283 de la bibl. du séminaire d'Eichstàtt; le ms. Carth. 117 (lxxii) de la bibl. publique de Mayence; le ms. A. 117 inf. 2 de la bibl. Ambrosienne de Milan (cf. B. Pergamo. art. cit., p. 17- 18); le ms. plut. XX, 30 de la bibl. Lmrentienne de Florence (cf. Bandini, op. cit., t. i, p. 638); le ms. 181, fol. 1 r°-61 r°, de la bibl. communale d'Assise. I. Affô op. cit., p. 99, note 1, affirme que cet ouvrage était conservé aussi dans le Vat. lat. 5057 et, d'après les notes du P. Fidèle de Fanna, il aurait été contenu également dans le ms. H. IV. 8 de la bibl. universitaire de Turin, détruit dans l'incendie de 1904. Voir B. Pergamo, art. cit., p. 18, note 4. D'après L. Wadding, Scriptores ord. minorum, p. 141, I. Allô, op. cit., p. 101, A. Pezzana, Continuazione délie memorie degli scrittori e letterati parmigiani, t. vi b, Parme, 1827, p. 119, suivis par tous les autres auteurs, cet ouvrage aurait été publié à Reggio Emilia en 1501, et à Rome en 1523.

L. Hain, Reperlorium bibliographicum, t. i a, Berlin, 1925, p. 448, n. 7557, cite une édition de 1500, sans nom de lieu. Le texte de l'ouvrage qui débute : Fundamenta ejus in montibus sanctis, ait ille David prophelarum eximius atque lotius populi Dei rex illustrissimus mente perscrulans de beatissima Jérusalem civitate superna, ps. Lxxxvi, est précédé d'une courte préface, dans laquelle Jean Quaglia dédie son traité à Benoît de Gambacorta et reconnaît que cet ouvrage a été composé au prix d'un travail ardu et d'efforts pénibles. Il termine : Et sic ibunt in vitam eternam ad quam per portas hujus sancte civitatis Christi nos introducere dignetur inclitus dux et capitaneus Dominus noster Jésus Christus qui vivit et régnât per omnia secula seculorum. Amen.

3. Expositio super Pater noster, inédit, conservé dans le ms. 176 de la bibl. Classense de Bavenne (cf. G. Mazzatinti, op. cit., t. iv, p. 185); le ms. 19 5, fol. 87 r°- 92 v° de la bibl. universitaire de Gratz, mutilé à la fin; le ms. 1302 (H. V. 40) de la bibl. nationale de Turin (cf. B. Pergamo, art. cité, p. 18). Tandis que le ms. de Gratz débute : Nalus Filius Dei volens discipulos docere quemadmodum in spiritu Patrem adorantes orurent, brevem sed ulilem docuit eos orationem dicere et finit : Terra mola elenim celi distillaverunt, le ms. de Turin commence : Volens Filius Dei discipulos docere, etc., et termine : Declaralionem horum versus (sic) habes sunerius ut palet.

4. Hexaemeron, inédit et trouvé par le P. Fidèle de Fanna dans le ms. 195, fol. 93 r°-175 r°, de la bibl. universitaire de Gratz, mutilé au début; le ms. 1.2 de la bibliothèque des conventuels de \Vurtzbourg (cf. B. Pergamo, art. cité, p. 18-19). Tandis que le premier débute : Rem hinc dejormem amico dixit Pitagoras in quodum opère suo amicum blundem cave eu jus amarum est semper quod polesl... In principio creavit Deus celum et terram, Gen. primo cap. Licet quatuor sint modi principales sacram scripturam exponendi, et finit : Per quam spero firmiler ad vitam eternam devenire, si servavero que mandantur in ea cum udjutorio Dei cui sit honor et gloria in secula seculorum. Amen, le ms. de Wurtzbourg commence : In principio creavit Deus celum et terram. Quoniam nalurale desiderium quorumeumque mortalium fertur in bonum, et termine : Si servavero que mandantur in ea cum adjutorio Dei cui est honor et gloria.

5. Proverbia en vers latins et italiens, conservés dans le ms. 20 de la bibl. communale de Fabriano, incomplet (cf. G. Mazzatinti, op. cit.. t. i, p. 232); les mss. II. u.15, fol. 38 v°-39 v°; //. 11.67, fol. 141 r°- 151 r°; //. ix. 141, fol. 70 v°-72 v°, incomplet, de la bibl. nationale de Florence (cf. G. Mazzatinti, op. cit., t. vm et xn, p. 138, 177 et 23); le ms. 165 de la bibl. communale de Sandaniele dei Friuli (cf. G. Mazzatinti, op. cit., t. m, p. 137); le ms. nouv. acq. lat. 1905, fol. 96 r°-103 v°, de la Bibl. nationale de Paris (ci. II. Omont, Nouvelles acquisitions du département des manuscrits pendant les années 1905-1906, Paris, 1907, p. 29); le ms. 537, de la bibl. Buoncompagni à Rome; le ms. 4 40, fol. 81 v°, de la bibl. communale d'Assise, contenant les cinq premières sentences. Il en existe deux éditions, la première, incomplète, ne comprenant que 30 sentences, faite d'après le ms. de Fabriano par A. Zonghi, Saggio di sentenze trasporlatr in poesia volgare da fr. Giovanni di Gcnesio di Quaglia da Parma dell' ordine dei minori, Fabriano, 1879; la deuxième, complète et comprenant 100 sentences, faite d'après le ms. Boncompagni par II. Narducci, Sentenze morali ridotti in versi latini ed ilaliani da Fr. Gio. Genesio du Parma, dans Miscell. francesc, t. m, 1888, p. 131-139. Cet ouvrage constitue un recueil de KHI sentences morales en vers latins et italiens, qui débute : Felicem quisquis sludii vull langere metam — Régis optm summi petal, hune reverenlcr udorans. — Comenci : A Dio chi vole imparare, — El sapere cum reverencia si de' doman-

QUAGLIA (JEAN-GENÈS) — QUAINO (JÉRÔME

darc, et termine : Tu, si noslrorum factorem nosce melroruni - - Eximium cupies, horum primordia junges. — Chi vole sapere l'autore de questi uersi, — De gli allri zunga inscrite i capoversi. Les lettres initiales des cent vers latins donnent l'acrostiche suivant qui se lit à la lin de l'ouvrage : Frater Johanes Ccnesius Quaia de Parma, sacre théologie magisler, ordinis fratrum minornm professor illuslris, jccit hoc opus ad honorent Dei, béate Marie virginis, et beati Francisci, cl amore nobilis Andrée nati celsi domini Pétri Gambacurlc. 1 Je cette dédicace à André Gambacorta, lils aîné de Pierre Gambacorta, duc et gouverneur de Pise, qui fut créé chevalier en juillet 1381 et mourut peu après, J.-H. Sbaralea, op. cit., p. 80, et H. Narducci, art. cit., p. 130, concluent que Jean Quaglia doit avoir composé le recueil des sentences avant 1381, probablement pendant les années qu'il enseigna à Pise.

2° Aux ouvrages douteux appartiennent : 1. De incarnalione Christi, contenu dans le Val. lai. 5120, qui commence : Quoniam occasione cujusdam sermonis, quem ad clcrum jeceram de adventu D. N. Jesti Christi, et expose de nombreux témoignages des païens en laveur de la divinité du Christ; voir J.-H. Sbaralea, op. cil., p. 80; I. Allô, op. cit., p. 103; — ■ 2. Sermones quadragcsimalcs, conservés dans le cod. Val. lat. 7726 (voir J.-H. Sbaralea, ibid.). Comme le dit B. Pcrgamo, art. cité, p. 20, note 2, seul un examen attentif de ces deux ouvrages pourra déterminer avec certitude s'il faut les attribuer à Jean Quaglia ou au dominicain Jean ae Parme. De même pour les Commentaires sur la Bible et les Sentences, que Barthélémy de Pise, De conformitate, 1. I, fruct. vin, pars 2, dans Analecta franciscana, t. iv, p. 337, attribue à Jean de Parme, et dont jusqu'ici il n'existe pas de traces, il est impossible de dire avec certitude s'il s'agit du bienheureux Jean Buralli ou de Jean Quaglia. Quant au principium : Utrum Dei infinita polentia possit vel potuit producere mundum ab elerno, contenu dans le ms. Q. 99, fol. 90 v° de la bibl. de la cathédrale de Worcester et attribué à maître Jean de Parme, A. -G. Little soutient qu'il ne peut pas être question du bienheureux Jean de Parme, mais qu'il faut probablement attribuer ce principium au dominicain Jean de Parme. Voir A. -G. Littlc-F. Pelster, S. J., Oxford thcologg and thcologians c. A. D. 12X2-1302, Oxford, 1931, p. 225, 276 et 322. D'après B. Pergamo, art. cit., p. 20, note 2, il faudrait encore considérer comme l'œuvre de ce dominicain la question métaphysique disputée à Bologne en 1337, dont parle A.-M. Bandini, op. cit., t. m, p. 105, conservée dans 1- l'esul Vil de la bibl. Laurentienn ■ (Florence). Enfin F. Pelster m .-ni ionne un Correciorium corruptorii, attribué à Je m de Parme, O. P. dans le ms. A. 013 de la bibl. communale deBologn \ C. Sclwslastik, t. r, 1926, p. 158. Il faut toutefois noter que Quétif-Échard, Scriptores <>. /'., t. i, p. 906, attribue au dominicain Jean de Parme plusieurs ouvrages qui reviennent de fait au mineur Jean Quaglia.

3° Les traités De medecinis et De consolatione inedicinarum sonl à reléguer parmi les ouvrages apocryphes de Jean Quaglia, auquel ils sont attribués par J.-H. Sbaralea, op. cil., p. 79. D'après I. Afïô, op. cit., p. 42- 19, ils seraient l'œuvre ou bien du médecin Jean de Parme, lils d' Albert de Fusià, qui vécut au début du xivc siècle, OU bien du chanoine Jean de Parme, également médecin, qui jouit d'une glande réputation vers 135(1.

I.. Waddinç, Scriplores ordinis minorum, Rome, 1906, p. Ml et 146; .1.-11. Sbaraleq, Supplementum ml scriptores <ird. minorum, t. n, Rome, 1921, p. 7(.t-8u; r. AtTô, O.F.M., Memorie degli scrittorl c lelterall parmlglant, t. n, Parme, l7K'i, p. 97-108; A. Pezzam, Conttnuazione délie memorie dcqli scriltori e letti-rali parmigiculi, t. VI, 2" part., l'arme. 1827, p. 1 17-121 ; !.. Fratl, Charlularlum studii Bononiensis,

t. iv, Bologne, 1911), n. 1087 et 1144; Ubald d'Alençon, O.M. Cap., Description d'un manuscrit inédit :ic .hum Quaglia de Parmr. dans Études franciscaines, t. xi, 1904, p. 565-567; E. Narducci, Senlenze morali ridolle in versi lalini ed ilatiani du lr. Gio. Genesio da l'arma, dans Miscellanea francescana, t. m, 1888, p. 129-139; Fr. Fhrle, S. .J., / più anlichi staluli délia facoltà teologica deir université di Bologna, Bologne, 1932, p. 104; B. Persnmo, O.F.M., / francescani idla facoltà teologica di Bologna (1364-1500), dans Arch. franc, hisl., t. XXVII, 1934, p. 15-20.

A. Teetaert.

QUAINO Jérôme, prédicateur et théologien de l'ordre des servîtes. Il naquit à Padouc en 1524, entra fort jeune au couvent des servîtes de cette ville. Encore adolescent, il enseignait déjà la philosophie dans leur couvent de Bologne. Dans ce couvent aussi et surtout dans celui de Padouc, il (it pendant de longues années le cours de théologie, jusqu'à ce qu'il fût pourvu, en 1571, dans l'université de cette dernière ville, de la chaire d'Écriture sainte érigée en 1551 et occupée avant lui successivement par Adrien de Venise, O. P., et par Jérôme Vielmi, évoque d'Argos, qui avait pris part au concile de Trente et avait été transféré, le 13 août, au siège de Cittanova, en Istrie. Quaino faisait déjà partie, depuis 1552, du collège des théologiens de l'université. Très versé dans les lettres grecques et latines, il eut un long et brillant enseignement, et les historiens de Padoue se demandent s'il faut admirer le plus son érudition ou son éloquence. Il se livra aussi à la prédication et il y eut les succès les plus vantés. « Des foules d'auditeurs le suivent, écrit Scardeoni; aucun ne se trouve rassasié de sa parole; -plus on l'a entendu, plus on s'empresse pour l'entendre encore. » Enfin, il exerça des charges importantes dans son ordre : prieur du couvent de Padouc, provincial de la Marche de Trévise, longtemps vicaire du prieur général et appelé à de plus hauts destins encore, s'il n'avait été emporté par une mort prématurée, à 58 ans, le 31 janvier 1582. On lui fit de somptueuses funérailles et une tombe marquée de son effigie et d'un solennel éloge dans l'église des servites de Padoue (le texte en est reproduit par le P. A. P. M. Piermei, d'après Giani, t. n, p. 271).

Jérôme Quaino a laissé de nombreux ouvrages : 1° Imprimés : Predica falta in Udine nella chiesa maggiore, Venise, 1558, in-12; Prœ/atio in Acluum apostolicorum cxplanaliottem habita Bononiœ in œdibus divi Johannis in Monte..., Bologne, 1561, in-4°; Predica delta preparazionc a pila eterna e délia temperanza. publiée dans les Conciones illustrium quorumdam theologorum de Thomas Porcacchio, Venise, 1566, in-8°; Oratio gratulatoria in adventu Nicolai Ormanclti . episcopi Patavini, habita /tontine sacri theologorum collegii kal. nov. lr>70, Padoue, 1572, in-4°; De sacra historia, oratio habita in celeberrimo Patavino gymnasio per R. P. F. Hieront/mum Quainum, ordinis servorum. cum publiée Aelus apostolicos esset auspicaturus III idus novembris 1571, Padoue, 1572, in-4°; Lectiones de ter restri paradiso, Padoue, 1571 (d'après Giani).

2° Manuscrits (d'après Giani) : Explication.es in *,<■ ncsim; In librum Job: In Actus apostolorum; lu epislolam ad Romctnos: Orationes L habita', diversi.; temporibus in junere illustrium virorum; Sermones mnlti, quos srepe in universilate theologorum pro laureandis doctoribus habuerat; Carmina (on retrouve quelques uns de ces poèmes dans le ms. 22 i de la bibliothèque des servites de Florence). Papadopoli joint a cette liste les ouvrages suivants : Commentaria in libros Regum; In Tobiam, Esther et Judith; Quœslioncs de Deo trino et uno; De sacramenlis no vin legis; De liberlalc arbitrii, De gralia.

A.-P.-M. Piermei, Memorabilium sacri ordinis seroorum B.M.V. breoiarium..., 1. iv, Rome, 1934, p. 158-t59; Poccmnti, Chronicon rerum latins ordinis servorum B.M.V. , Florence, 1567 et 1616; Giani, Annales sacri ordinis fratrum

OUAINO (JÉRÔME) - QUAKERS

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