‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 4)Chapitre 31 sur 423 · III. RÉPARATION DES DOMMAGES CAUSÉS. Le · texte numérisé non relu

III. RÉPARATION DES DOMMAGES CAUSÉS. Le

troisième devoir du témoin, éventuel celui-ci, est de réparer les dommages en cas de faux témoignage. Nous venons de préciser qu'il ne peut y avoir faux témoignage quand, après serment de dire toute la vérité, un témoin a repondu négativement à des questions auxquelles une loi supérieure lui défendait de répondre. Le faux témoignage a à sa base un mensonge proprement dit, et non un silence ou une réponse évasive. Or, ce mensonge positif, proféré de mauvaise foi malgré la promesse faite sous serment, a pu causer de graves dommages à une des parties en cause; et comme ces dommages matériels ou personnels dans l'honneur ou la liberté sont strictement injustes, celui qui en est responsable par sa déposition a le devoir de les réparer. Il en a même le devoir quand, de bonne foi. il a fait une déposition contraire à la vérité; mais en ce cas non obligat cum tanto incommodo.

Cette réparation, il peut sans doute chercher a la rendre le moins dommageable possible pour sa bourse et sa réputation. Toutefois, s'il ne trouve pas les moyens d'échapper aux conséquences de sa faiblesse coupable ou de sa méchanceté, il devra les subir, même en rétractant sa déposition el en s'exposanl ainsi à une poursuite pour parjure. Les théologiens vont jusqu'à enseigner (pie le faux témoin, en tant que calomniateur, est tenu à réparation, dût il pour ce fait encourir un dommage égal ou même supérieur à celui qu'il a causé à la victime •. Salsmans, Droit rt morale, n. 403.

S. Thomas, Sum. theol., ID-II", q, i.xx, a. 1 ; S. Alphonse. Throl. mor. , I. III, n. 154; D'A uni lia le, Siimntnlii theol. mur..

t. n, n. 587î A. Ballerinl-Palmteri, Opui theol. mor., I. iv, n. MO; Berardi, Profit con f essor lorum, t. i. n. 1130;

I.elinikuhl, Theol. mor., t. I, n. 830-821; Noldin. Summu theol. mor.. t. n, n. 72S-7:i1 ; Salsmans. Droit et morale.

Bruges, 1934, u. 401-403.

P. Chrétien.

TEMPÉRANCE. - La tempérance est laqua

trième des vertus cardinales. Les délectations qu'elle

est appelée ft modérer sont si vives el s'offrenl A nous si fréquemment, que l'absence de cette vertu se ferait sentir par d'Innombrables désordres ci par la ruine da

Page 1