THÉODORE DESCYTHOPOLIS, évê
quede cette ville au milieu du vie siècle. — Il fut mêlé à la seconde controverse origénisle, qui débuta, on le sait, dans les milieux monastiques de la Nouvelle-Laure. Voir ici t. XI, col. 1574 sq. Notre Théodore, au dire de Cyrille de Scvthopolis, appartenait au groupe que l'on appelait les « isoehristes »; cf. ibid., col. 1579. Quand Théodore Askidas, entré fort avant dans la confiance de Justinien, fut devenu archevêque de Césarée de Cappadoce, il fit nommer, entre autres isoehristes, notre Théodore au siège de Scvthopolis, en Galilée. Le triomphe d'Askidas fut d'assez courte durée, le vent tourna contre les isoehristes; Théodore de Scythopolis fut amené, de gré ou de force, à faire une rétractation écrite de ses opinions. On possède le « libelle » cpi'il adressa à l'empereur Justinien el aux quatre patriarches orientaux : Eutychius de Constanlinople, Apollinaire d'Alexandrie. Domninus d'Anlioclie el Eustochius de Jérusalem. Convaincu de l'impiété des doctrines d'Origène, Théodore y anathéma-
tise les enseignements suivant s : 1. ] .a préexistence des âmes. 2. La préexistence de l'âme de .lesus < .hrisl . .'i. L'erreur suivant laquelle le Verbe se sérail rendu semblable aux divers ordres angéltques. t. Celle sui-
vant laquelle le règne du Christ prendrait Un un jour. 5. Celle d'après quoi, après la résurrection, les hommes auraient des corps sphéroïdes. 6. La croyance que les
asires seraient des êtres animes. 7. L'erreur selon laquelle le Christ, dans un autre monde, serait crucifié
pour le salul des démons. 8. La limitai ion de la puissaiu e Créatrice de Dit il. 9. I.'aporal asl ase ( i cl ablisse-