‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 82 sur 457 · SÉGUR (L.-G.) — SÉLESTAT (HUGUES DE · texte numérisé non relu

SÉGUR (L.-G.) — SÉLESTAT (HUGUES DE

Bürde entladen will, nothwendig die Resignation in der Päbstl. Heil. Hand thun müsse, Francfort, 1614. Seld est également l’auteur d’un écrit contre les revendications de Pie IV au sujet de l'élection de Ferdinand : Consilium, oder Bedenken an Kaiser Ferdinand, wie des Pabsts Pie IV unbilligen Anmassen wider Ihrer Majestät ordentliche Wahl durch die Churfürsten des Reichs, ohne des Pabsts Consens und Bewilligung geschehen zu begegnen sei, 1559 (2) et Francfort, 1612. La thèse de Seld eut au moins un résultat heureux, celui de prouver à la Curie romaine la nécessité de s'adapter au changement des temps et des mœurs.

Allgemeine deutsche Biographie, t. xxx, Leipzig, 1891, p. 673-679; Pastor, Histoire des papes, trad. Poizat, t. χιν, Paris, 1932, p. 286-287; Roskoväny, Romanus pontifex Primas, t. 11, Nitra et Komärom, 1867, p. 447, 824 et 825; Moréri, Le Grand dictionnaire historique, éd. de 1759, t. 1x, p. 325; J. Janssen, Geschichte des deutschen Volkes seit dem Ausgang des Miltelalters, t. 1V, Fribourg, 1890, p. 66-67; Hefele-Leclercq, Histoire des conciles, t. 1x b, Paris, 1931, passim; et la bibliographie donnée par Pastor.

J. MERCIER

SÉLESTAT (Hugues de), frère mineur de la province de Strasbourg du xv® siècle, que C. Oudin confond avec le dominicain Jean-Hugues de Sélestat. Voir Commentarius, t. 111, col. 2585. — La vie de ce franciscain est encore bien mal connue. De la rubrique finale de son commentaire sur le premier livre des Sentences, conservé dans le ms. 571 de la bibliothèque universitaire de Leipzig : Explicit compilatio super primum Sententiarum, quam compilavit Hugo dictus de Sletzstat, Parisiis tunc studens, de diversis scriptis et lecturis magistrorum (fol. 145 vo), il résulte que Hugues étudia à Paris. Quant à l’époque à laquelle il fréquenta l’université de Paris, Fr. Pelster, S. J., s’appuyant sur les notes du cardinal Fr. Ehrle, est enclin à placer la vie d’étudiant de notre auteur pendant le xx siècle. Voir Scholaslik, t. ἀν, 1929, p. 445, n. 213. Au contraire, L. Meier, O. K: M;, Hugonis de Schlettstadt, Ὁ. F. M., doctrina de materia spiriluali, dans Studi francescani, sér. III, t. πα, 1930, p. 292-293, tâche de prouver que les arguments, empruntés au commentaire sur les Sentences d’'Hugues, nous obligent à reculer sa fréquentation de l’université de Paris au moins jusqu’au xrv° siècle, et du fait que le franciscain n’est jamais cité pendant le xx et le x1v° siècle et que les plus anciens manuscrits de son commentaire datent seulement du xv® siècle, il conclut que, très probablement, il ne fit ses études à Paris que pendant le xve siècle. C'est revenir à la thèse admise par tous les biographes anciens et modernes, qui placent le séjour de Hugues de Sélestat à Paris vers le milieu du xv® siècle.

Hugues est l’auteur d’un Commentaire sur les Sentlences, qu'il composa, d’après la rubrique citée plus haut, à Paris, pendant qu’il y était étudiant. Le 1. I qui débute : Fluvius egrediebatur de loco voluptatis, et qui termine : a quo omne principium, medium el finis, quo etiam mediante ad finem liber iste perductus est, est conservé dans le ms. 571, fol. 2 ro°- 145 vo, de la bibliothèque universitaire de Leipzig. Le 1. II débute : Nomen secundi fluvii Gyon et se termine par un épilogue, qui concorde à peu près littéralement avec la fin du commentaire sur le 1. III des Sentences de saint Bonaventure : Mulla dicimus et in verbis deficimus, consummalor eliam sermonum ipse est sc. Dominus noster Jesus Chrislus, cui immensas gralias ago, quia adjuvit me pervenire ad consummalionem hujus libri, miseratus pauperlalem scientiæ et ingenii, quam eliam rogo propensius el obnixe, ut faciat me pervenire ad obedientiæ merilum et ad finem perfectum, propler quæ duo labor iste a principio fuit assumplus. Ipsi ergo, de quo factus est sermo,

Éd ΥακἐανηιΝὴει

Domino nostro Jesu Christo, sit omnis honor et gloria per infinita sæcula sæculorum. Amen; il se lit dans le ms. 572, fol. 10 r°-124 vo, de la même bibliothèque. Il va de soi que cet épilogue ne semble pas convenir à un commentaire sur le deuxième livre des Sentences, mais jusqu'ici on n’est pas encore parvenu à expliquer comment il se fait qu'il a été inséré en cet endroit. Ensuite il est à noter qu’au commencement du dernier manuscrit on lit des prologues qui semblent étrangers au commentaire de Hugues de Sélestat. Ainsi au fol. 1 r° il y a un prologue qui commence : Fundamentum primum jaspis, secundum saphirus, tertius calcedonius, quartus smaragdus, tout comme le prologue du Commentaire sur Osée de Simon Henton et du Commentaire sur les Sentences du mineur Landulphe Caracciolo, et après la divisio textus (fol. 1 νο- 7 v°), il y a, au fol. 8 r°, un autre prologue, qui débute : Numquid nosti ordinem cæli, dont l’incipit s'accorde avec celui du prologue de l’Alphabetum vitæ religiosæ du franciscain Jean de Galles et du Commentaire sur le deuxième livre des Sentences du dominicain Pierre de Tarantaise. On peut voir la description détaillée de ces manuscrits dans L. Meier, O. F. M., Die Handschriften des Sentenzenkommentars des fr. Hugo von Schlettstadt, O. F. M., dans Archivum franc. histor., t. χχιι, 1929, p. 182-185.

On ne connaît jusqu'ici aucun manuscrit du commentaire sur le 1. III et le 1. IV des Sentences de Hugues de Sélestat. L. Meier, art. cit., p. 182, tient, en effet, que le Commentaire sur les Sentences, qui dans l’ancien catalogue de la bibliothèque Paulinienne de Leipzig est attribué à un certain Hugues (voir L.-J. Feller, Catalogus codicum mss bibliothecæ Paulinæ in Academia Lipsiensi, Leipzig, 1686, p. 183, n. 24) et que les bibliographes attribuent à Hugues de Sélestat (p. ex. C. Oudin, Loc. cit., J.-H. Sbaralea, Supplementum ad scriptores ord. min., 2€ éd., t. τ, Rome, 1908, p. 384), doit être considéré plutôt comme l’œuvre du dominicain Hugues de Saint-Cher. Le même auteur, art. cit., p. 183, après avoir examiné le commentaire sur les Sentences, allégué par les éditeurs des Opera omnia de saint Bonaventure, t. 1, Quaracchi, 1882, p. LxIx, n. 48, conservé dans le ms. 3872 de la bibliothèque de l’État à Vienne et débutant : Fluvius egrediebatur de loco voluptatis, affirme que nous ne sommes pas en présence ici d’un autre exemplaire du Commentaire sur les Sentences de Hugues de Sélestat.

Par une comparaison minutieuse du texte du Commentaire sur les Sentences de saint Bonaventure et de celui de Hugues de Sélestat, le même L. Meier, art. cit., dans Sfudi francescani, p. 289-293, prouve que ce dernier, bien qu’en beaucoup d’endroits il se rapproche parfois littéralement du commentaire de saint Bonaventure, n’en est cependant pas une pure et servile abréviation, comme le soutient Fr. Pelster, loc. cit., parce que chez Hugues de Sélestat on rencontre des autorités, des développements, qui ne se retrouvent point dans le commentaire de saint Bonaventure. C’est pourquoi L. Meier tient que le Commenlaire sur les Sentences de Hugues de Sélestat constitue plutôt une compilation, faite pendant qu’il étudiait à Paris, des écrits et des leçons de ses maîtres, comme Paffirme la rubrique finale citée plus haut de son commentaire sur le premier livre des Sentences.

Enfin, quelques textes se rapportant à la composition des substances spirituelles en matière spirituelle et forme, ont été édités par L. Meier, dans l’article cité des Studi francescani, p. 294-297, à savoir deux questions entières du Commentaire sur le 1. II des Sentences, dist. II, 4. vi : Utrum angelus sit composilus ex materia et forma (ms. cilé, fol. 19 vo-20 ro); dist. III, q.1: Utrum una sit maleria corporalium et spiritualium

Page 1