JUS
phrase chaldaîgue des premiers prophètes des Psaumes, de l'Ecclésiaste
outre in"? de Ruth; U compSÏÏ outre un lexique syriaque intitulé • Syrorum Peculium (Anv., 157 L folio) et une Grammaire de la Lanoue synaque (Anv., 137 t in-folio ^ ajouter à la Polyglotte. Son Commentaire sur le livre deJosué est un chef.
diHon re . d( i crili( I"e biblique, d'érudi .on historique et philologique.
Parada T" 1C C ~»torL q de nZr ,' a L Ue anms DCB « Mose Bar-Cepha Syro seriptum, et S. Basilii AeitoupYwv Anv., 1569, ainsi que d autres fragments anciens et modernesdu syriaque. On lui doit encore, une Dispututio de CœaaDomini, contre les Calvinistes, et des observations sui quelques passages de Jérémie et des t-vangelisles. L e Nom
MASIUS (André). (Thêol. hist. biog.
et bibhog.) — Ce grand exéffète et tomme d'Etat duxvi" siècle, né à Lemick près de Bruxelles en 1516.
et mort chrétiennement lorsqu'il pré-
?n r f£* dM \ l ' aVlmx sur !* Bib V p°, 15 ,' 3 - l ,nt P artà l'édition de là Polyglotte royale d'Anvers d'Arias Montanus, en y fournissant la para-
iJa££ ri™",- 6 "' d6 "ï P IS P " 8501 - <*«• «-'«le Minn r ,;..m,ne jansénisle. Ainsi ,„ e pour ,„„,„<
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La Nom.
MASORE, MASORÈTES. De l'hébreu masar, donner, livrer, les rabluns ont fait masorah, tradition, et ils nomment ainsi le travail entrepris par les docteurs juifs, pour sei .^ ir disent-ils, de haie à l'a loi, c'est àdire pour prévenir tous les changements qui pourraient être faits dans le texte hébreu de l'Ecriture sainte et pour le conserver dans une intégrité parfaite ; et l'on appelle masoretes ou massorettes ceux qui ont contribué à ce travail.
Ce dessein était louable, sans doute, mais le succès y a mal répondu; l'industrie minutieuse de ces grammairiens s'est bornée à compter les phrases, les mots et les lettres de chaque livre de l'ancien Testament, a marquer le verset, !■■ mot et la lettre qui font précisément le milieu de chaque livre, à dire combien de lois tel mot hébreu se trouve dans le texte sacré, etc. (1). On leur attribue encore le mérite d'avoir inventé les signes qui tiennentlieu de points, oe virgules, d'accents, et les pointsvoyelles qui déterminent la prononciation de chaque mot.
^L'' B " r e ier , n > t P»« juste ici à l'égard ,1a I. Maure : elle a fait pl„, q.t'il ne .embîe dire. Elle « rendu de grands seme-a par ses travaui philologique» ; souvent ses annotai™» août d'une grand* justesse et d'une granle utilité.
Ll Nota.
MAS
MAS
Il ne faut, pas confondre la masore avec la cabale; la première est la manière dont il faut Lire le texte sacré ; la seconde est la méthode qu il faut suivre pour en prendre le sens ; les Juifs prétendent tenir l'une et l'autre de la même source, et font remonter cette double tradition jusqu'à Moïse; mais l'une de ces prétentions n'est pas mieux fondée que l'autre.
Parmi les hébraïsants et surtout parmi les protestants qui ont jugé que la tradition des Juifs est plus respectable, et mérite plus de croyance que celle de l'Eglise chrétienne, plusieurs 'ont fait remonter l'origine de la masore jusqu'à Esdras, et à la grande synagogue qu'il établit, ou du moins jusqu'au temps auquel la langue hébraïque cessa d'être vulgaire parmi les Juifs. D'autres l'attribuent aux rabbins, qui enseignaient dans la fameuse école de Tibériade, au V e et au vr 3 siècle; quelques-uns ont prétendu que ce travail est encore plus moderne (1). .
Dans les Mémoires de V Académie des Inscriptions, tome 20, m-12, p 222, il y a une dissertation dans laquelle M. Fourmont l'aîné prouve, par un manuscrit de la bibliothèque du roi, que la masore, et surtout la ponctuation du texte hébreu qui en fait la partie principale, a été faite, non à Tibériade, mais à Nehardea, dans la Chaidée, au milieu du troisième siècle, entre les années de Jésus-Christ 244 et 260; et il témoigne faire la plus grande estime de ce travail. Cette dissertation est de l'année 1734. Mais il faut que ce savant académicien ait changé d'avis, puisqu'en 1740 il a voulu prouver que les Septante n'ont pu faire leur traduction telle qu'elle est, que sur un texte hébreu ponctué ; selon ce système, il faudrait faire remonter l'origine de la masore jusqu'à l'an 290 avant Jésus-Christ, par conséquent à plus de cinq cents ans avant le milieu du troisième siècle. Histoire de l'Acad. des Inscriptions, t. 7, in-12,
(l) Nous croyons qu'elle ne remonte qu'au ««siècle du moins pour l'introduction îles points voyelles.' Au reste, «yez l'article qui buit celui-ci.
J Le Nom.
p. 300. La diversité des opinions, touchant cette question sur laquelle on a beaucoup écrit, a détermine la plupart des critiques à penser que la, masore n'est l'ouvrage ni d'un seul grammairien, ni d'une même école, ni d'un même siècle; que ceux de la Chaidée et ceux de Tibériade y ont contribué; que d'autres rabbins y ont travaillé après eux à diverses reprises, jusqu'aux xi" et xii» siècles, temps auquel on y mit la dernière main : et, dans ce sens, la masore porte à juste titre le nom de tradition, puisque c'est un ouvrage qui a passé successivement par plusieurs mains.
De savoir quelle estime 1 on don faire de cet ouvrage, et quel degré de confiance on peut y donner, c'est une autre question sur laquelle les avis sont également partagés, mais qui nous paraît indépendante de la précédente. Puisque la signification d'une infinité de mots hébreux dépend de la manière dont ils sont ponctués et prononcés, en quelque temps que la ponctuation en ait ete faite, il sera toujours permis de douter si ceux qui en sont les auteurs avaient conservé par une tradition certaine la vraie prononciation de ces termes, par conséquent le vrai sens, déterminé par les points voyelles qu'ils y ont mis. Ce doute nous parait fondé sur des faits et sur des raisons auxquelles nous ne voyons pas que les critiques se soient donné la peine de satisfaire.
1» Il y a un grand nombre de termes auxquels les SeptanLe n'ont pas donné le même sens que les paraphâtes chaldéens; que les uns et les autres se soient servis d'exemplaires hébreux ponctués ou sans points, cela nous est égal ; il en résulte toujours que les premiers ne prononçaient pas comme les seconds tous les termes dont le sens varie selon a prononciation, et que sur ce cnel la tradition juive n'était rien moins que constante et certaine.
2° Lorsque Origène a fait les tlexaples, et qu'il a écrit le texte hébreu en caractères grecs, il n'en a pas toujours fixé la prononciation d une manière conforme à la ponctuation
MAS
MAS
des masorèles; il est aisé de s'en convaincre par la confrontation. Cependant Origène travaillait aux Hexaples dans le même temps auquel on suppose que les rabbins étaient occupés de la ponctuation. Que celle-ci ait été faite à Tibériade ou dans la Chaldée, cela est encore indifférent, il s'ensuivra toujours que les rabbins de la Palestine, desquels Origène avait appris à lire l'hébreu, ne le prononçaient pas exactement comme ceux delà Chaldée.
3° Il nous paraît impossible que depuis le moment auquel l'hébreu a cessé d'être langue vulgaire, la prononciation du texte ait pu être toujours la même dans la Chaldée, dans la Palestine et en Egypte. Aucun peuple de l'univers n'a conservé, exactement la prononciation de sa langue dans les migrations qu'il a faites, et après avoir essuyé différentes révolutions. Les Italiens, les Espagnols, les Français, ne prononcent point de même les termes latins qu'ils ont retenus chacun dans leur langue; ils prononcent même différemment le latin écrit dans les livres, quoique cette langue ait ses voyelles invariables, et qu'elle soit aussi sacrée pour nous que l'hébreu l'était pour les Juifs; admettrons-nous un miracle pour croire que la même chose n'est pas arrivée chez eux?
De là il nous parait naturel de conclure que la confrontation des anciennes versions chaldaïques, grecques, syriaques, arabes, latines, est beaucoup plus utile pour l'intelligence du texte hébreu, que la ponctuation des masoretes.
Bergier.
MASORE (la). (Thêol. mixt. scien.
philol. text. bibliq.) — Nous croyons devoir ajouter à l'article de Bergier qui précède, l'extrait suivant de l'article de M. Welte sur la Masore :
« On peut plus facilement induire l'époque à laquelle naquit la masore de son contenu et de ses rapports avec le Talmud que de ce que les rabbins disent à ce sujet. Ils ne sont pas d'accord entre eux, et une partie de leurs données sont évidemment inexactes. Quelques-uns désignent la
masore par l'expression roSn ijiDia
rreob, comme une œuvre provenant de Moïse (1); d'autres la considèrent comme un des nombreux travaux d'Esdras, notamment Juda Lé-
vita (>Tjn), dans le livre Cosri (2), et plus tard Elias Lévita (3), dans le Massoreth Hammassoreth, dont l'opinion a été adoptée par plusieurs savants chrétiens, tels que Buxtorf, Bartoloçci, Wolf; d'autres enfin l'estiment l'œuvre des savants de Tibériade, après la clôture du Talmud, comme Aben-Esra dans son Zachut, et beaucoup d'autres après lui.
» Les deux premières opinions sont insoutenables, et la dernière mérite évidemment la préférence, en tant qu'elle ne prétend pas rapporter tout ce qu'il y a dans la masore à des temps postérieurs au Talmud; car, en somme, la masore appartient incontestablement à une époque postérieure au Talmud, ce qui résulte déjà suffisamment de ce que le Talmud ne connaît pas encore les voyelles et les accents du texte hébraïque de la Bible. On lui a, il est vrai, attribué cette connaissance, à cause de quelques assertions qu'il renferme, notamment à cause de la
fréquente apparition de NT^oS DN tri et de rmonp ON feft ; or, dans
ces cas, il ne s'agit pas de voyelles et d'accents, ni en général de ce que nous comprenons sous le nom de masore, mais de certains artifices exégétiques des anciens rabbins (4).
» Du reste il est dans la nature de la chose qu'une œuvre telle que la masore ne soit pas née tout d'un coup. Les observations dont elle donne les résultats, les comparaisons et les combinaisons sur lesquelles elle s'appuie, ne purent être faites que peu à peu, dans le cours d'un
(1) Cf. Carpiow. Crit. tacr., p. 285.
(S) Voir 6'osli, III Purt., § 1.
(3) Ici M. Welte se trompe. On peut roir dans I* préface, du Massoreth Hammassoreth qu'au contraire Elias Lévita pense que les auteurs de la masore n'existèrent qu'après laclotuie dit Talmnd; et qu'il attribue la même opiuion au Cosri.
Le Nota.
(4) Voir ne' ne tiimeatr. de TaHmjue, an».
IS.4Sftj p. 43 seq.
DU
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MAS
temps assez long, et Elias Lévita, qui l'attribue à Esdras (1) il est vrai, mais qui en rapporte la continuation et l'achèvement à un temps bien postérieur, a certainement raison lorsqu'il dit qu'il y a eu des centaines et des milliers de massorètes à travers de nombreuses générations, et qu'on ne peut déterminer exactement ni le commencement ni la fin de cette œuvre (3); car, quoique l'époque du travail des massorètes soit connue en général, on ne sait, en aucune façon, jusqu'où elle s'étend et où elle s'arrête.
« Les rabbins du moyen âge avaient déjà une haute opinion de l'importance de la masore; ils la désignent
comme la clôture de la loi, niinS jiQ (3), et en parlent de la manière la plus respectueuse. Aben-Esra, par exemple, dit, au commencement de son rnin "ID 1 , que c'est aux efforts des massorètes seuls qu'on doit d'avoir conservé la loi de Dieu intacte et d'avoir préservé les livres saints de toute addition, de tout retranchement arbitraires. Elias Lévita revendique de la même manière, en faveur des massorètes, le mérite d'avoir conservé l'Ecriture sainte dans sa parfaite intégrité, ajoutant que sans eux elle aurait eu le sort d'autres livres, qu'elle aurait été défigurée comme ceux-ci, et qu'on ne saurait plus au juste ce qui appartient au texte sacré et ce qui ne lui appartient pas. Quelle que soit l'exagération de ces jugements, on ne peut approuver l'opinion de certains rabbins du moyen âge (4) et de maints savants modernes qui, de leur côté, déprécient trop la masore. Il est certain que les massorètes empêchèrent le texte hébraïque de la Bible d'être défiguré et corrompu ; le dénombrement purement mécanique des versets, des mots et des lettres, était un moyen pénible, mais un excellent moyen de garantir le texte contre les additions et les retranchements. Ce qu'on désigne
d) Cf. B iztorf, Tiberias, sive Commentarius Maxsorethicus, etc., p. 3.
(2) Voir Ja note ci-dessus.
Le Noir.
(3) Cr. Carpï.. I. t., p. 290.
[i] Cf. B.ixtoiT, I. !„ p. 47 sq.
comme des minuties qui ne valent pas la peine d'êtres notées (f). comme par exemple la nomenclature des particularités remarquables de certains versets ou l'énumération de certaines constructions, n'était pas inutile dans le but que nous venons d'indiquer. Les observations critiques et exégétiques conservent d'ailleurs leur valeur comme vieilles traditions.
Sans doute il serait à désirer qu'une main intelligente mit de l'ordre dans les matériaux massorétiques, qui ne sont pas classés et qui trahissent toutes sortes de négligences (2).
» Nous avons déjà remarqué qu'il y a une grande et une petite masore.
La petite masore (massora parva,
"iiïp rnupan ou rucp miDn) donne
les observations en termes abrégés et techniques, ordinairement à la marge du texte, et se nomme souvent par ce motif massora marginalis; la grande masore (massora magna, miDQn
nSlia ou Nrm miDB) se trouve habituellement au-dessus et au-dessous du texte de l'Ecriture, et sert à compléter la petite masore, ou encore, ce qui revient au même, la petite masore est un extrait de la grande.
Quand, par exemple, la petite masore remarque, au mot hx>, Gen., 29,
10: ÙfiS 'ira 3., la grande masore, dans ces cas, indique les passages dont il s'agit, soit par les mots du commencement , soit par quelques autres expressions remarquables. En outre on distingue encore une masore finale (massora finalis, massora maxima, massora magna finalis). C'est une espèce de concordance qui indique dans l'ordre alphabétique les mots et les passages sur lesquels les massorètes ont eu des observations à faire.
» Comme la masore dont nous avons parlé provient principalement des savants deTibériade, on pourrait aussi l'appeler la masore de Palestine, par opposition à celle de Babylone, qui naquit à peu près en même temps dans les écoles de Sôra, de Nahardéa et de Pombéditha, mais
(1) Eicbhorn, Introd., I, 417.
(2) EidihorD, I. c., p. 433.
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dont nous savons peu de chose II parait qml ne s'en est rien conservé qu un catalogue des leçons de l'Orient opposées à des leçons d'Alexandrie d une époque inconnue, et un autre catalogue de leçons connues sous le nom de leçons de Jacob ben Naphtali, JmfdeBabylone du onzième siècle
A^hpfr ^5 le n Ç °, as de R ' Aa ">n bon Ascher, Juif de Palestine. Toutesdeux sont imprimées dans la grande Bible de Bamberg et de Buxtorf et dans la sixième partie de la Polyglotte de Londres. Les leçons du premier calait" 6 / 6 S 0CCU P ent > sauf deux cas, que des consonnes; celles de là seconde un cas excepté, uniquement des voyelles et des accents. On voit pourquoi le texte hébraïque de la ÏÏhm ? le est ap P elé texte m ^ssoautorité dont la masore a ioui depuis son origine, que le texte masso-
ra S w ? m P K ' te ™nt *it dispalaitre le texte antérieur.»
Le Noir.
MASSALIENS ou MESSALIENS.nom d anciens sectaires, tiré d'un mot hébreu qui signifie prière, parce qu'ils croient que l'on doit prie? continuelement et que la prière peut tenir lieu de tout autre moyen de salut Ils lurent nommes par les Grecs, euchites, pour la même raison.
*J?! nt A Epi Pbane distingue deux sortes de massaliens; les plus anciens n étaient, selon lui, ni chrétiens, ni juifs, ni samaritains; c'étaient des ptnensqui, admettant plusieurs dieux n en adoraient cependant qu'un seul qu ils nommaient le Tout-Puissant, ou le Très-Haut. Tillemont pense, avec assez de raison, que c'étaient les mèwJW SS h yt> sislai res ou hypsistarms. Ces massatiens, dit saint Epihane ont Eut bâtir en plusieurs lieux des oratoires éclairés de flambeaux et de lampes, assez semblables
tmK 1 eS + ,SeS ' dans Jes quels ils s'assemblent pour prier et pour chanter des hymnes à l'honneur de Dieu. Sca- "geracra quec'étaient des juifs essé- *' mms ff 111 ' Epiphane les distingue formellement d'avec toutes les sectes de juifs.
UparledesautresmassaWens comme
MAS
tee pMI ! qm ï* fdisait <l ue de naître, et i écrivait sur la fin du q„a
tneme siècle. Ceux-ci faisaient m'o
fession d'être chrétiens; ifs p rien'
daient que la prière était l'unie, ue
moyen de salut, et suffisait pou être
S P^^f oines > «amïïSiiS
t avail, et obstines à vivre dans l'oisivete, embrassèrent cette erreur et 7 en ajoutèrent plusieurs autres '
Ils disaient que chaque homme irai de ses parents, et aVrtaT en Im, en naissant, un démon qui postait son âme, et le portait toujours au mal; que le baptême ne poS chasser entièrement ce démon qu i ainsi ce sacrement était assez W tile ; que la prière seule avait la vertu de mettre en fuite pour toujours l'es" pnt malin; qu'alors le Saint-Esprit descendait dans l'âme, et y donna des marques sensibles de sa présence par des illuminations, par le d on de prophétie, par le privilège de voir distinctement la Divinité°et les p?t£ secrètes pensées des cœurs, etc. I s ajoutaientque, dans cet heureux état 1 homme était affranchi de tous les
mouvements des passions et de toute inclination au mal, qu'il n'avait plus besoin déjeunes, de mortifications de travail, de bonnes œuvres; qu'i
était, «semh a M„ ;. r>:. . . T> 4 U "
On ne doit pas être surpris de ce que ces illuminés donnèrent dans les derniers excès de l'impiété, de la démence, et du libertinage. Souvent dans les accès de leur enthousiasme ils se mettaient à danser, à sauter, à «™f • ". ^"torsions, etdisaient qu'ils sautaient sur le diable; on les nomma enthousiastes, choreutes ou danseurs, ade Iphiens, eustathiens, du nom de quelques-uns de leurs chefs, psa-
u5fl-? u chan teurs de psaumes, euphémites, etc.
Ils furent condamnés dans plusieurs conciles particuliers, et par le concile général d'Ephèse, tenu en 431, et les empereurs portèrent des lois contre eux. Les évêques défendirent de recevoir ces hérétiques à la communion de l'Eglise, parce qu'ils ne taisaient aucun scrupule de se parjurer, de renoncer à leurs erreurs, a y retomber, et d'abuser de l'indu!-
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gence de l'Eglise. Voyez Tillemont, t. 8, p. 527.
On vit renaître au dixième siècle une autre secte d'cuchites ou massalicns, qui était un rejeton des manichéens; ils admettaient deux dieux nés d'un premier être; le plus jeune gouvernait le ciel ; l'aîné présidait à la terre ; ils nommaient celui-ci Sathan, et supposaient que ces deux frères se faisaient une guerre continuelle, mais qu'un jour ils devaient se réconcilier.
Le Clerc, Biblioth. univ., t. 15, p. H 9.
Enfin il parut encore au douzième siècle des cuchites ou massaliens, que l'on prétend avoir été la tige des bogomiles ; il ne serait pas aisé de montrer ce que ces divers sectaires ont eu de commun, et oe qu'ils avaient de particulier. Mosheim conjecture que les Grecs donnaient le nom général de massalicns à tous ceux qui rejetaient les cérémonies inutiles, les superstitions populaires, et qui regardaient la vraie piété comme l'essence du christianisme. C'est vouloir justifier, sur de simples conjectures, des enthousiastes que les historiens du temps ont représentés comme des insensés, dont la plupart avaient de très-mauvaises mœurs. Mais dès que des visionnaires ont déclamé contre les abus, les superstitions, les vices du clergé, c'en est assez pour qu'ils soient regardés, par les protestants, comme des zélateurs de la pureté du christianisme.
Bergier.
MASSILIENS ou MARSEILLAIS. On a nommé ainsi les semi-pélagiens, parce qu'il y en avait un grand nombre à Marseille et dans les environs.
Voyez Semi-Pélagiens.
Behgieh.
MASSILLON (Jean-Baptiste). (Théol.
hist. biog. et bibliog.) — Ce grand orateur de la chaire française, naquit à Hyèresen 1663, entra enl68i dans la congrégation de l'oratoire, et se livra à la prédication à l'âge de trentetrois ans après des conférences qu'il avait faites étant directeur du séminaire de Saint-Magloire, à Paris, et qui avaient eu beaucoup de succès.
Son général le P. de la Tour lui ayant
demandé ce qu'il pensait des orateurs sacrés de Paris, il répondit : « Je leur trouve bien de l'esprit et des talents, mais si je prêche, je ne prêcherai pas comme eux. » Il prêcha et trouva, en effet, un genre nouveau, celui du sentiment s' exprimant avec l'élégance et l'harmonie d'un style modéré toujours propre an sujet qu'il traite et du meilleur goût.
Quand il prêcha à Paris (1699), Bourdaloue l'entendit et dit : « Il faut qu'il grandisse et que je diminue. » En 1701 et 1701, iljpièchaà Versailles devant la cour et Louis XIV lui dit ; à la fin de sa station :
«Mon Père, j'ai entendu plusieurs grands orateurs dans ma chapelle, j'en ai été fort content, ; pour vous, toutes les fois que je vous ai entendu, j'ai été très-mécontent de moi-même. — Désormais, ajoutat-il, je veux vous entendre tous les deux ans. » Mais Massillon ne revint à la cour qu'en 1718, pour /prêcher son Petit Carême, œuvre de "pur moraliste dont rien ne surpasse dans la littérature française le style harmonieux. Ses panégyriques des saints et ses oraisons funèbres sont ses œuvres les pus faibles.
Massillon fut élu membre de l'Académie française en 1719, et se montra très-spirituel dans son discours de réception, mais il prit en même temps congé de l'Académie, s'excusant sur ses fonctions êjpiscopales, et n'y parut jamais.
Il mourut à l'âge de soixante-dixneuf ans en 1742, dans son diocèse deClermont. A cette époque parurent ses Discours synodaux, discours justement célèbres, dont le dernier a pour thème l'avarice des prêtres, et contient un passage fameux dans lequel il prophétise, en parlant des biens ecclésiastiques, que l'église en sera dépouillée.
« Massillon, dit M. Lutz, plaisait beaucoup par son débit. Ce débit n'était pas aussi rapide que celui de Bourdaloue, mais il avait plus de charme et d'onction. Massillon parlait avec beaucoup de dignité, presque toujours debout. Quoiqu'il fût petit de taille, sa tenue était noble, et à unregard ardent et vif il joignait un
MAS
m^este Sa voix était douce et sonore ; elle s'attendrissait facilement Sa mémoire était infidèle et lui coûta beaucoup de peine; il apJS exactement ses discours par cœur et il appelait «son meilleur sermon celui quil savait le mieux., ,11 revoyait ses sermons dans la solitude, le£ donnait le dernier poli "et y faisait miel ques additions. >, * •> qUel "
On a publié des extraits de ses œuvres sous le titre de Pensées sur différents sujets de morale et de piété ti rees des Oraisons de Massillon Parh 1748; Nouveaux Choix, Paris, 1810 formant le treizième volume 'de l'édition de Renouard. Ses sermons W* trS ^ ts en Portugais, en polonais, en allemand. Parmi les meilleures éditions de Massillon, dont la première fut publiée par son neveu Pans, 1745-1746, 14 vol. grand in-îs'
zm c ? er ce lle de Wfi,":
1818,14 vol. m-8», et celle de Besançon, Chalandre fils, 1847 3 vol grand in-8°. ' 0l '
Le Noir.
MAS
rrw T I A V X , ( . Gas P ard - Antoi ue de). (Theol. hist. biog. et biblioa.) - (L
tnTlZ" d ' Au S sbour g. ^L Bonn
en 178Q' . d ° n " e , prêtre à Col °S"e en 1789, nommé chef du directoire général à Munich en 1804 et mort dans cette ville, étant devenu après la mort de Felder, Je rédacteur enïhlf
catholiques a laissé un assez grand C rti q e U e d :° UVraSeS aU St ^ le ^ ft B , e J!t e - r T *W°rtorum statu civili ?onntSr € ° mmmMi ° ^orica, Description historique et géographique de Cologne, Francfort, 1785 Cantiques chrétiens, Erfurt, 1786 Du principe négatif de la religion des bcofrancs, Dillingen, 1793.
Charles Borromée, card. de l'Église romaine etarchev. de Milan ; esquf ' e Augsbourg, 1796. "luiwa,
V,^l VTe f Cernes catholiques, pour 1 usage des fidèles durant le culte Public, 3vol.,M [lnicIliJ a 8 7 ie ^ accueil complet des meilleures Mélodies anaennes et modernes, pour servir
8 U cahIer, d f . Canti( ïues catholiques, 1819 ' LeipZ,& et Munic b, 1812-
•"«•riôd. t MuSS«3 œ,U,qUe drlï°P t l ' Eglise romain è, k jour XJt'T 11 ' P ,lb,ié P'-u' la Congïé?
tT£L S bour S e °is de Munich, 1815 La Semaine sainte, d'après le rit dé i église romaine, publiée Dar la r™ grégation, Munich, ^^
préface de Sailer. ' Une
Des sermons, des discours ail»
£ a n n m et - la , tins ' p r °"oucés à Di ê n :
gen, Munich et Augsbourg.
Le Noir.
Jîf T °f P 0NTE ;(J^- «tel. scien.
,-'~ Le mastodonte est une es.
ftaTent S 113 "! f ° SSile ' don < ] " s ^ étaient à mamelons coniques disnosés
en osanges ou parallèfiemen trimai d e ces cônes était très-épais, et c est lui qui, aujourd'hui, après qu'il a été colore en bleu-verdàtrepar des sels métalliques, constitue la ^.
quoise de nouvelle roche. Il y a une dizaine d'espèces de mastodontes™.
nues, mais aucune d'elles ne vit encore .Le grand mastodonte, de Cuvier, [M.Giganteum), qui avait été appelé
tt r tr '? F T ra ? Çais > ^imZde O/uo et par les Indiens le père aux bœufs .fut plus tard confondu?™^ toit avec le mammouth. C'est le plus grand des mammifères quadrupèdes fossiles. On en trouve des restes en abondance, dans toute l'AméHqué il y en a aussi dans l'ancien contineAt, mais ils y sont beaucoup plus rares Suivant Cuvier, le mastodonte ava t 3 mètres de hauteur et était plus allonge que l'éléphant. On a trouvé en Virginie, a 2 mètres de profondeur
démi P h^ e / qi !, i contcnait »«c masse à' demi-broyôe de branchettes, de feuil-
Ivoir fif rameD î etc - 1 ue 1 ' " "oit ^ fait T eS '°" lac de nastoâmte; ce fait confirme l'opinion de Cuvier sur ce que dut être 1e genre de nourriture de cet animal.
Les dernières découvertes en paléontologie anthropologique paraissent établir que l'homme lut contemporain ou mastodonte.
Le Noir.
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