‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 20 sur 536 · C. Sommervogel · texte numérisé non relu

C. Sommervogel

1. ABEL. Nous le considérerons exclusivement comme personnage figuratif de l'avenir ; toutefois, avant d'indiquer les divers prototypes dont il a été l'image, il sera bon de noter les traits historiques qui ont servi de fondement à son caractère typique.

I. Arf.l dans l'histoire. — Abel (hébreu : Hébel, « souflle, vanité ou deuil », suivant les rabbins et les anciens commentateurs, ou mieux « fils », de la forme habal qui se lit dans les inscriptions assyriennes; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6'édit., Paris, 1896, t. i, p. 290) fut le second fils d'Adam et d'Eve et le frère cadet de Caïn. Les deux frères se montrèrent d'humeurs et de dispositions différentes. Bien qu'ils aient puisé la vie à la même source et qu'ils aient reçu la même éducation, ils furent entièrement dissemblables de goûts et de sentiments. Abel fut pasteur de troupeaux et Caïn agriculteur. Gen., iv, 2. Ils se partagèrent ainsi, dès l'origine de la société, les deux arts nourriciers de l'humanité, la culture de la terre et l'élevage des animaux domestiques. Le genre de vie desdeux frères laisse pressentir la divergence de leurs,

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goûts et île leur caractère. S. Cyrille d'Alexandrie, Glaphyr. in Gaies., 1. \ de Gain et Abel/n. 2, P. G., t. lxix, col. 33. Celte différence se manifeste plus nettement dans les sacrifice^- qi'j'ls offrent au Seigneur. Caïn, agriculteur, consacra des produits de la terre ; Abel, pasteur de brebis, des animaux de son troupeau. Caïn ne lit qu'une simple oblation, n'offrit qu'un sacrifice non sanglant ; à en juger par le contraste et les termes employés, Abel immola des victimes. Caïn ne consacra au Seigneur que des fruits ordinaires ; s'il n'offrait pas les plus mauvais de sa récolte, il ne choisissait pas les meilleurs; Abel sacrifiait les prémices, les premiers nés et les plus gras de ses agneaux. Jéhovah regarda favorablement Abel et ses présents, mais il ne considéra ni Caïn ni ses dons. Gen., iv, 3-5. Dieu cependant ne voyait pas tant la différence des dons euxmêmes que la diversité des dispositions avec lesquelles ils étaient faits. « C'est par la foi, nous apprend saint Paul, Hebr., xi, 4, qu'Abel a offert un sacrifice plus abondant que Caïn, » ■nXziova. 6u<rt'av, une victime meilleure en raison de la foi de l'offrant, plutôt que par sa nature et ses qualités propres. « Dieu ne considérait pas les présents de Caïn et d'Abel, mais leurs cœurs, de sorte que celui dont le cœur lui plaisait, lui plaisait aussi par son présent. » S. Cyprien, De oralione dominica, n. 2i, P. L., t. iv, col. 536. Dieu envisageait surtout l'intention et avait pour agréable le sacrifice fait d'un cœur droit et sincère. S. Chrysostome, In Gen., homil. xvm, n.5,P. G., t. un, col. 155-156. La dillérence de résultats et d'efficacité auprès de Dieu est un indice de la diversité des consciences. S.Jean Chrysostome, Ad populum Antioclienum, homil. xu, n. 4, P. G., t. xlix, col. 132. Cf. S. Pierre Chrysologue, Serm., cix, P. L., t. lu, col. 502; Basile de Séleucie, Orat., îv, n. 3, P. G., t. lxxxv, col. 68-09. Poussé par la jalousie, S. Clément de Rome, I Cor., iv, 7, dans Funk, Opéra Patrum apostolicorum, Tubingue, 1887, t. I, p. 66; S. Nil, Narrât., H, P. L., t. lxxix, col. 608, et à l'instigation de Satan, S. Ignace d'Anlioche,. Ad Philip., xi, 3, l'unk, ibid., P. G., t. n, col. 118; AdSmym., vu,l,t. n, col. 148; Pseudo-Athanas, Quœst.ad Antiochum ducem, q. lvii, P. G., t. XXVIII, col. 632, Caïn fut violemment irrité de la préférence que Dieu avait manifestée à son frère, et son animosité intérieure se trahit par l'abattement de son visage. Il ne tint aucun compte des paternels avertissements du Seigneur et, dominé par la rancune, il résolut de se venger, fl proposa un jour à Abel de sortir au dehors et lorsqu'ils furent dans les champs, il se jeta sur son frère et le tua. Gen., iv, 8. Par ce meurtre, la mort qui était la peine du péché d'Adam, Gen., m, 19, fil son entrée dans le monde. Rom., v, 12. La première victime ne fut pas un coupable, mais un innocent et un juste. Ce coup prématuré, qui frappait leur fils, montrait à Adam et à Eve la grandeur du châtiment de leur faute. Théodoret, Qusest. in Genesim, qusest. xlvi, P. G., t. lxxx, col. 145; Photius, Ad Amphiloeh., quœst. xi, P. G., t. ci, col. 120. La voix du sang de l'innocente victime s'éleva jusqu'au Seigneur et Jéhovah interrogea Caïn pour lui faire avouer son crime. Mais le fratricide impénitent mentit impudemment, disant qu'il ignorait où était son frère ; il ajouta insolemment : « En suis-je le gardien? » Cependant, le sang d'Abel criait vengeance vers le ciel, et Dieu porta contre le coupable une terrible sentence. Gen., iv, 9-12.

IL Abel figure de l'avenir. — Considéré successivement ou simultanément par les Pères et les écrivains ecclésiastiques dans les dilférentes situations et sous les divers aspects de sa courte vie, Abel a été la figure : 1° des justes trop souvent persécutés par les impies ; 2° de Jésus-Christ, innocente victime immolée pour l'expiation du péché.

1° Abel figure des justes persécutés. — Sous ce rapport, Abel a été envisagé en tant que faisant contraste

et opposition à Caïn, l'impie fratricide. Tandis que l'auteur de la Sagesse, X, 3, désigne Caïn comme « l'injuste, aotxoç, qui, dans sa colère, s'était éloigné de la sagesse et avait péri par le coup qui le rendait meurtrier de son frère », Jésus lui-même appelle Abel, « le juste, » Sûcaioç, et il le met au nombre des prophètes et des saints dont le sang retombera sur les Juifs. Matth., xxiii, 32-35. Saint Paul, Hebr., xi, 4, dit qu'en raison de la foi avec laquelle il avait oiï'ert son sacrifice, Abel avait reçu de Dieu le témoignage qu'il était « juste », puisque Dieu avait accepté ses présents. Saint Jean, I Joa., m, 10-12, indique comme signes distinctifs entre les enfants de Dieu et les enfants du diable, la justice et l'amour fraternel, et il cite Caïn « qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes ». Ainsi, Abel est présenté par l'Écriture comme la première personnification du bien. Caïn, qui représente le mal, le hait et l'immole à sa cruelle jalousie. Après avoir méprisé les paternels avis de Dieu, il s'enfonça de plus en plus dans le péché et fut le père d'une postérité perverse. Seth avait été substitué à Abel, Gen., iv, 25, et ses descendants persévérèrent longtemps dans la voie droite et furent les représentants du bien. Ainsi apparurent dès l'origine les deux grandes catégories d'hommes qui se partagent l'humanité entière; ainsi furent inaugurées l'opposition et la lutte perpétuelle entre le bien et le mal. Cette antinomie constante i sera à travers les siècles l'épreuve des bons, mais aussi ! le principe de leur mérite et de leur glorification au ciel. Sa préfiguration mystique dans la personne d'Abel a été signalée par les écrivains ecclésiastiques. L'auteur des Homélies clémentines, homil. n, n. 16, P. G., t. n, col. 85, a écrit : « Adam avait été formé à l'image de Dieu. De ses deux fils, nés après son péché, l'aîné est mauvais et représente les mauvais ; le cadet est bon et représente les bons. » Les deux frères, dit saint Ainbroise, De Caïn et Abel, 1. I, c. i, n. 4, P. L., t. xiv,. col. 317, représentent deux catégories opposées d'hommes : l'une rapporte toutes choses à elle-même ; l'autre rapporte tout à Dieu et se soumet à son gouvernement. Tous deux sont de la même race, mais d'esprit contraire. Abel est la figure des bons, Caïn celle des méchants. Le second fils d'Adam est meilleur que le premier, dit-il ailleurs. Exhortalio virginilatis, c. vi, n. 36, P. L., t. xvi, col. 347. Il est immaculé, tandis que Caïn est couvert de taches; il s'attache à Dieu et provient tout à fait de Dieu, tandis que son frère est une possession mondaine et terrestre. Il annonce la rédemption du monde, alors que de son frère procède la ruine du monde. Par l'un est préparé le sacrifice du Christ, par l'autre, le fratricide du diable. A ses yeux, De Caïn et Abel, 1. I, c. n, m, P. L., t. xiv, col. 318, 320, les deux frères figurent les deux peuples, juif et païen. Caïn représente le peuple juif, peuple fratricide ; Abel, les païens devenus chrétiens, qui adhèrent à Dieu, s'occupent des choses célestes et s'éloignent des terrestres. Ils représentent enfin l'ordre suivant lequel se manifeste la sagesse humaine. Abel, quoique le plus jeune, l'emporte en vertu sur son frère ; en nous, le mauvais homme naît avant le bon. Le travail de la terre a précédé la garde des troupeaux ; si le mauvais homme apparaît le premier, il est inférieur au rapport de la grâce. La jeunesse est le temps des passions; la vieillesse, l'époque du calme et de la paix. Saint Augustin expose les mêmes vérités en termes dillérents. Le temps durant lequel les hommes qui naissent succèdent à ceux qui meurent, est le développement de deux cités. Caïn qui est né le premier des deux ancêtres de l'humanité appartient à la cité des hommes, Abel qui est le second appartient à la cité de Dieu. De civ. Dei, XV, i, P. L., t. xli, col. 437. La cité de Dieu, qui est pèlerine ici-bas, a été préfigurée par Caïn et Abel. Elle comprend deux groupes d'hommes,

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les terrestres et les célestes. Ibid., XV, xv, 1, col. 456. Depuis Abel, le premier juste tué par son frère, l'Eglise avance dans son pèlerinage au milieu des persécutions du monde et des consolations de Dieu. Ibid., XVIII, u, 2, col. 614. La cité de Dieu a commencé à Abel luimême, comme la mauvaise cité à Caïn. Elle est donc ancienne cette cité de Dieu, qui tolère la terre, espère le ciel et qui est appelée Jérusalem et Sion. In Ps. cxiu enar rat., n<> 3, P. L., t. xxxvii, col. 1846. Du meurtre d'Abelpar Caïn, saint Jean Chrysost., In Gen. ,homïï.xn, n. 6, P. G., t. lui, col. 103-166, conclut que les chrétiens ne doivent pas craindre ici-bas les adversités et les maux, mais qu'ils doivent plutôt prendre garde de faire du mal aux autres. Quel est, en effet, le plus malheureux, du meurtrier ou de sa victime ? Il est clair que c'est le meurtrier. Abel a toujours été célébré comme le premier témoin de la vérité. Son meurtrier a mené une vie misérable ; il avait été maudit par Dieu et il était regardé comme un homme abominable. Quelle différence encore dans l'autre vie ! Abel régnera durant toute l'éternité avec les patriarches, les prophètes, les apôtres et tous les saints et avec Jésus-Christ. Caïn endurera perpétuellement les tourments de l'enfer. Ceux qui l'imiteront auront part à ses souffrances ; les bons, fidèles imitateurs d'Abel, partageront son bonheur. Théodoret, Quœst. in Gen., q. xlv, P. G., t. lxxx, col. 145. considérait Abel comme le premier fruit de la justice, prématurément coupé dans sa racine. L'auteur du Liber de promissionibus et praedictionibns Dei, part. I,c. vi, P. L., t. li, col. 737, reconnaissat dans Abel et Caïn l'image de deux peuples, les chrétiens etles juifs. Rupert, De Spirilu Sancto, 1. VI, c. xviii-xx, P. L., t. cxlvii, col. 1752- 1754, appelle Abel le premier des martyrs et il reconnaît en lui la figure de tous les bons comme Caïn est la ligure de tous les méchants. Il a été suivi et imité par les martyrs de Borne et en particulier par le diacre saint Laurent, mis à mort à cause des trésors de l'Église; les persécuteurs suivaient les traces de Caïn. Ailleurs, Comment, in XII prcph. min., 1. VI, t. clxviii, col. 196, il donne Abel, dont le nom signifie lamentation, comme le premier des pénitents qui annonce au monde la consolation de la rédemption. Le prémontré Adam Scot, Serm. v, n. 2, P. L., t. cxcvm, col. 480, propose Abel comme modèle aux religieux qui s'offrent à Dieu par la profession solennelle. Dans les prières de la recommandation de l'âme, l'Église invoque « saint Abel » pour qu'il intercède en faveur du chrétien qui subit les derniers combats de la vie. Abel était cité en tète des patriarches, des apôtres et des martyrs, nommés dans les dyptiques d'une église irlandaise (missel de Stowe). Duchesne, Origines du culte chrétien, Paris, 1889, p. 200. Les peintres chrétiens, en représentant Jésus-Christ dans les limbes, ont généralement placé Abel au milieu des saints qu'il venait délivrer ; ils l'associent aussi au triomphe du Sauveur dans le ciel. Grirnouard de Saint-Laurent, Guide de l'art chrétien, Paris, 1874, t. v, p. 53 ; Ma* X. Barbier de Montault, Traité d'iconographie chrétienne, Paris, 1890, t. I, p. 260.

2° A bel, figure de lésus-Christ. — Abel a représenté Jésus-Christ à trois titres distincts : 1. parce qu'il était pasteur de brebis ; 2. à cause du sacrifice qu'il a offert; à. en raison de sa mort violente.

1. Commepasteurdelroupeau. —Abel, qui était pasteur de brebis, dit saint Isidore de Séville, Allegorisc qusedam Script, sac, n. 5, P. L.,l. lxxxiii, col. 99-100, fut letype du Christ, le véritable et bon pasteur, qui devait venir gouverner les peuples titlèles.

2. Comme sacrificateur. — Le sacrifice d'Abel est le premier des sacrifices offerts par des mains pures ; il a figuré, comme les sacrifices subséquents, le sacrifice du Eils unique de Dieu sur la croix et dans l'eucharistie. Le sacrifice d'Abel fut agréable au Seigneur, parce

qu'il était fait des prémices du troupeau. S. Ambroise, Epist., xxxv, n. 9, P. L., t. xvi, col. 1079-1080. Ces prémices plurent au Seigneur, non pas en tant que créatures dégénérées par suite du péché, mais en raison du mystère de grâce qui s'y reflétait. Le sacrifice d'Abel prophétisait donc que nous serions rachetés du péché par la passion du Seigneur, qui est l'Agneau de Dieu. Abel a offert des premiers-nés pour représenter le premierné des créatures. Id., De Incarnat. Dom. myslerio, c. i, n. 4, P. L., t. xvi, col. 819. La victime d'Abel fut agréable à Dieu, celle de Caïn lui fut désagréable. Jésus-Christ n'a-t-il pas manifesté clairement par là qu'il devait s'offrir pour nous afin de consacrer dans sa passion la grâce d'un nouveau sacrifice et d'abolir le rite du peuple parricide ? Id., In Ps. xxxix enarrat., n. 12, P. L., t. xiv, col. 1061. Pour signifier la passion de notre rédempteur, Abel a ollert en sacrifice un agneau ; il a tenu dans ses mains cet agneau qu'Isaïe a annoncé et que Jean-Baptiste a montré du doigt. S. Grégoire le Grand, Moral, in Job., 1. XXIX, n. 69, P. L., t. lxxvi, col. 515- 516. L'Église dans sa liturgie a reconnu le sacrifice d'Abel comme une figure du sacrifice eucharistique. Dans une préface du Sacramentaire léonien, P. L., t. lv, col. 148, le prêtre chantait : « Immolant constamment l'hostie de la louange, dont le juste Abel a été la figure. » Chaque jour, les prêtres de l'Église romaine récitent à l'autel cette prière qui suit de près la consécration et qui répond à l'épiclèse des Grecs : « Daignez, Seigneur, regarder d'un œil favorable le sacrifice eucharistique comme vous avez daigné accepter les présents de votre enfant le juste Abel, le sacrifice du patriarche Abraham et celui du souverain prêtre Melchisédech. » L'art chrétien a fait ressortir, au cours des siècles, le caractère figuratif du sacrifice d'Abel. Sur des sarcophages des anciens cimetières chrétiens, les O/Jrandes de Caïn et d'Abel figurent le sacrifice eucharistique. Abel offre un agneau et Caïn une gerbe ou une grappe de raisin. A première vue on s'étonne de constater que Dieu agrée le sacrifice de Caïn aussi bien que celui d'Abel. On a voulu interpréter le geste du Seigneur comme un geste de répulsion ; mais l'examen attentif des dessins n'autorise pas cette interprétation. Si donc les sculptures ont été fidèlement dessinées par Bosio, il faut en conclure que les sculpteurs de ces sarcophages antiques oubliaient les intentions personnelles de Caïn et ne considéraient que la matière de son offrande, le froment ou le raisin, qui signifiaient l'eucharistie aussi bien que l'agneau d'Abel. Une mosaïque de Saint-Vital de Ravenne, qui est du vie siècle, représente à côté de Melchisédech, qui offre sur l'autel le pain et le vin, Abel élevant les mains au ciel et prenant part au même sacrifice. Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, 2e édit., Paris, 1877, p. 2-3; Grirnouard de Saint-Laurent, Guide de l'art chrétien, t. iv, p. 29-31 ; t. v, p. 69; t. vi, p. 3i4-346. Sur une plaque gravée, de la fin du xne siècle, Abel sacrificateur est joint aussi à Melchisédech ; il olfre un agneau que Dieu accepte et bénit. Ce vers latin donne la signification de la gravure : Hec data per juslum notât in cruce victima Christum. Au portail de la cathédrale de Modène, qui est du xne siècle, on' a gravé cet autre vers : Primus Abel justus defert placabile munus. Caïn est encore représenté avec Abel ; mais son sacrifice qui est « maigre » est repoussé par Dieu. Le vers : Sacri/icabo macrum, non ilabo pingue sacrum, lu à rebours, fait dire tout le contraire à Abel : Sacrum pingue dabo, non macrum sacri/icabo. Mflr Barbier de Montault, Traité d'iconographie chrétienne, Paris, 1890, t. il, p. 53, 90-91. Sur la croix de Hohenlohe, du xm° siècle, Abel et Caïn offrent, l'un un agneau, l'autre une gerbe de blé, sans qu'il y ait entre eux aucune différence; Dictionnaire d'archéologie chrétienne, t. i, col. 61-66.

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