‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 384 sur 536 · V. Du concile de Trente au milieu du xvne siècle · texte numérisé non relu

V. Du concile de Trente au milieu du xvne siècle

VI. Traités modernes. VII. Histoire de la psychologie chrétienne.

« Pour faire savoir ce qu'est l'âme, disait Socrate à Phèdre, il faudrait une science divine et des traités sans lin. » Les premiers prédicateurs chrétiens devaient faire savoir à leurs auditeurs ce qu'est l'âme, puisque la science de l'âme est capitale dans le christianisme, noverim te, noverim nie. Comme eux, leurs successeurs s'y employèrent, éclairant la raison humaine par la « science divine »,et ils firent à ce sujet « des traités sans (in ». Même incomplète, une liste de ces travaux fournira un premier aperçu du sujet, et aidera le travailleur à s'orienter, .le la donne ici, me bornant, sauf exceptions, aux traités ex professo sur la matière et ne m'occupant des traités sur le libre arbitre, sur l'immortalité, et semblables, que dans la mesure où ils peuvent être utiles a notre sujet.

I. PÈRES ET AUTEURS ECCLÉSIASTIQUES GRECS. — Justin, LTep'i tyv%rii (recueillait les opinions des anciens philosophes et promettait de les réfuter). On avait cru l'avoir retrouvé il y a quelques années. Cf. H. Diels, Ueber den angeblichen Justin LTôpi 'Vj-^tj;, dans Sitzungsberichte der Kais. preass.Akad. der Wissensch., Berlin, 1891, p. 151-153. — Méliton de Sardes, Ilepl tyv/îfi v.a: ircôjxaTo; xai ei; tô rcâôoç. Il s'agit, sans doute, de l'âme et du corps de Jésus-Christ. — Pierre d'Alexandrie, llepi •I/u-/T|?, en deux livres ou plus, contre la préexistence origéniste. — Parmi les œuvres de Grégoire le Thaumaturge, un Ilsp'i <]>'J-/rjç Ttpb; Tanavév. C'est, sauf peut-être la courte préface, le IJep'i tyw/rtt de saint Maxime le Confesseur, et il est curieux que ni Fessler-Jungmann, ni Harnack-Preuschen, ni Batiffol, ni Bardenhewer, ni aucun éditeur, ni personne que je sache, n'en ait fait la remarque. Y aurait-il eu de Grégoire un Ilepi <J/ii"X*iî» occasion de la méprise? — Clément d'Alexandrie se promettait d'écrire Ilep'i tyvyrji contre les gnostiques. L'a-t-il fait? — Origène n'a pas de traité distinct sur l'âme. Mais son rkp\ àvauxâtTstoç, en même temps que de la résurrection et de la vie future, s'occupait aussi de l'origine de l'âme. — Méthode de Patare , évêque d'Olympus, LTEp\ àvaiTTtisEa);, contre Origène, P. G., t. xvm, col. 265; Llepi aÙTe^iouCTc'oj, Du libre arbitre : Eusèbe de Césarée en cite un long extrait qu'il attribue à un certain Maxime, lequel, selon Harnack-Preuschen, n'a jamais existé. P. G., t. xxi, col. 569-584; cf. P. G., t. v, col. 1337- 1356. Voir Bonwetsch, Methodius von Olympus, Erlangen et Leipzig, 1891. De la vie et de l'acte raisonnable, conservé en slavon, traduit dans Bonwetsch. — Eustathe d'Antioche, un llspl ii-jy^c, parfois intitulé Contre les philosophes. — Parmi les œuvres d'Eusèbe de Césarée, d'intéressantes homélies sur Dieu incorporel et invisible, sur l'âme incorporelle et sur la pensée spirituelle (en latin seulement). P. G., t. xxiv, col. 1127-1170. — Alexandre d'Alexandrie, même titre que Méliton, dont peut-être ce ne serait qu'un extrait. P. G., t. xvm, col. 548. — Diodore de Tarse, LTsp\ ^y/?|Ç, contre diverses hérésies (entre autres Origène), selon Suidas. — Grégoire deNysse, IIep\ xoaao-xsur,? àv0pcÔ7tou, P. G., t. xliv, col. 125-256; Ilep'i Au'/.*)? xat àvaaTtxaewç, P. G., t. xlvi, col. 12-160. Parmi ses œuvres, un fkp'i Au-/r,ç, P. G., t. xlv, col. 188-221 : ce sont deux chapitres du traité de Némésios (ci-dessous) ; conclusion qui semble acquise, contre Nirschl, cf. Fessler-Jungmann, t. i, p. 576; de même, deux homélies sur Faciamus hominem ad imagincm et similitudinem nostram, P. G., t. xliv, col. 257-298, qu'on attribue aussi à saint Basile, mais qui ne paraissent être ni de l'un ni de l'autre, voir Fessler-Jungmann, t. I, p. 580, n.2;et un fragment : Quid sit hoc ad imaginent Dei et ad similitudinem, P. G., t. xliv, col. 1327-1346, lequel est probablement d'Anastase le Sinaïte. Voir Fessler-Jungmann, ibid. — Némésios, llepi o-jo-eai? àvOpcoTtou, souvent cité sous le nom de Grégoire de Nysse. P. G., t. xl, col. 504-817. — Enée de Gaza, Théophraste ou Dialogue sur l'immortalité de l'âme et la résurrection, P. G., t. lxxxv, col. 871-1004. — Il semble que le Pseudo-Denys ait eu aussi son Ilep'i <\ivyj\ç. — Jean Philoponos, commentaire sur lellsp't 4^'/^ d'Aristote, édité à Venise, 1535. — Maxime le Confesseur, rhp\ Au/?,;, P. G., t. xci, col. 353-361 : attribué parfois â Grégoire le Thaumaturge et inséré parmi ses œuvres. Du même, Epist.,\i,à l'évèque Jean de Cyzique, uep\ to-j ôti à<T(ô|xato; £<ttiv ï) 4/u/.T|, P- G., t. xci, col. 424-433; Episl., vu, sur la vie et les opérations de l'âme après la mort, P. G., t. XCI, col. 433-440. Cf., parmi ses opuscules, les explications sur la volonté et ses actes divers, 1'. G., t. xci, col. 12-20. — Psellus, divers opuscules sur l'âme, P. G., t. cxxn, col. 1020-1116.

11. I'kiies latins. — Tertullien, De anima, P. L., t. il, col. 641 ; édition critique dans le Corpus scriploritni ecclesiaslicorum de Vienne, t. xx, 1890. — Lactance, De

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