‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 40 sur 536 · ABLUTIONS DE LA MESSE - ABRAHAM (VOCATION D · texte numérisé non relu

ABLUTIONS DE LA MESSE - ABRAHAM (VOCATION D

dites de Charles le Chauve (ixe siècle), les fidèles disaient cette oraison après avoir communié, et comme chacun se l'appliquait en particulier, on y lit au singulier : Quod ore sumpsi, Domine, mente capiam, etc., ainsi que dans plusieurs anciens missels. Cf. Le Brun, loc. cit., p. 620, not. 11.

La deuxième ablution est accompagnée de l'oraison : Corpus luum Domine quod sumpsi, etc., empruntée avec de légères variantes au Missale gothicum (loc. cit. Missa <2ormnicaZ.,Postcommunion, col. 315) ; elle se trouve aussi dans la Missa tot«a de Flaccuslllyricus, P. L., t.cxxxvm, col. 1333, et dans le missel de Hereford (1502) in canon, miss., p. 195. Cf. Will. Maskell, The ancient Lit. of the Church ofEngland, 3eédit., in-S°, Oxford, 1882. Jusqu'à l'introduction du missel officiel de saint Pie V, il y eut une grande variété d'usages, notamment pour les oraisons. Ainsi, outre les deux oraisons actuelles, il y en avait parfois une troisième, à laquelle on ajoutait encore les paroles suivantes : Vidi Dominum facie ad faciem, et salva facla est anima mea, etc. Lutum fecit Dominus exsputo,et linivit oculos meos,etabii, et îavi, et vidi et credidi Deo. En disant ces mots, le prêtre, selon un usage très répandu, se touchait les yeux avec les doigts de l'ablution, pour exprimer les effets merveilleux de guérison et d'illumination que le Sauveur produit sur L'âme par la communion. Cf. Thalhofer, t. il, p. 292. Actuellement encore, les dominicains ne disent l'oraison Quod ore sumpsimus, qu'à l'ablution des doigts. La liturgie milanaise pratique les ablutions comme l'Église romaine, avec une oraison différente pour l'ablution des doigts : Confirma Itoc Deus, etc., et la liturgie mozarabe aussi, avec une seule oraison : Domine Deus, Pater et Filius et SpiritusSanctus, etc. Cf. P.L.,t lxxxv, col. 566, in nota, 567.

III. Pratique. — D'après les rubriques du missel (rit. celeb. miss., x, 5, et in corp.) le prêtre en disant : Quod ore sumpsimus, présente le calice au servant, qui y verse un peu de vin avec lequel il se -purifie; puis avec du vin et de l'eau il se lave, sur le calice, les pouces et les index, les essuie avec le purificatoire, prend l'ablution, et après s'être essuyé la bouche, purifie le calice. D'après de Herdt, Sacr. lit. praxis, in-12, Louvain, 1852, t. i, p. 30'*, il faut autant que possible, pour la seconde ablution, prendre autant de liquide que pour la première, mais toujours plus d'eau que de vin, sans doute pour être bien certain que l'espèce du vin a cessé d'exister. Se servir du vin ou d'eau seulement, pour l'ablution des doigts, est une faute vénielle en soi, mais le manquement à cette rubrique n'est jamais que véniel; une cause raisonnable accidentelle excuse complètement, de telle sorte qu'à défaut de vin, on peut se servir d'eau seulement pour la purification. Cf. Lehmkuhl, Theologia moralis, Fribourg-en-Brisgau, 1898, t. il, n. 245, 4, p. 183.

D. Joan. Bona, Opéra omnia, Rerum liturijicarum libri H; 1. II, c. xx, in-fol., Anvers, 1694, p. 372; id. Rerum liturgicarum libri duo cum notis et observ. R. Sala, in-fol., Turin, 1753, p. 427 sq.; Domin. Giorgi, De liturgia Romani pontifias, 1. III, c. xxi, in-4°, Rome, 1744, p. 196 sq.; Martène, De antiguis monachor. rilib., 1. II, c. IV et VI, in-fol., Anvers, 1738; P. Le Brun, Explication littérale, Itistorique et dogmatique des prières et des cérémonies de la messe, in-8", Paris, 1777, t. I, p. 618 sq. ; D' Valentm Thalhofer, Handbuch der katholischen Liturgik, in-8", Fribourg-én-Brisgau, 1890, t. n, p. 291, 292.

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