X. Le Bachelet
ANDÉOL DE LODÈVE entra dans l'ordre des capucins en 1605 et mourut à Lyon en 1653. Sa carrière religieuse fut entièrement consacrée à la conversion des protestants « en Auvergne, Bourgogne, Bresse, Dauphiné, Velay, Gévaudan, haut et bas Vivarez et es hautes Cévennes du diocèse de Mende » ; et dans ce but il eut occasion « de mettre en lumière divers traités de dévotion et de controverse », dont plusieurs ne sont ici rapportés que sur la foi des bibliographes de l'ordre : — Somme de la doctrine chrétienne enseignée par V Église catholique, romaine, avec un abrégé des erreurs et des hérésies qu'enseigne l'Eglise prétendue réformée des calvinistes, in-4°, Lyon, 1633. — Conférence amiable entre deux bons François, l'un catholique, et l'autre de la religion prétendue réformée, par M. Claude Roux, théologien, in-18, Lyon, 1637, p. 78. — Advis amiables donnez à ceux de la religion prétendue réformée, in-12, Lyon, 1637, p. 24-220. — Défense du purgatoire et de l'honneur des ecclésiastiques et des religieux, mesprisez et calomniez sans raison par les ministres de la religion prétendue réformée, in-8°, Tournon, 1638, p. 208. — Demandes justes et raisonnables que les catholiques font aux sectateurs de Calvin pour les retirer de leurs erreurs et les préserver de la mort éternelle, ibid., 1638.
— Motif de la conversion à la foi catholique de très noble dame Alexandrine de Robiasch, veuve du sieur Gardivon, ibid. — Exercices spirituels pour les nouveaux convertis, in-8°, Lyon, 1638. — Estât déplorable des églises prétendues réformées de France, in-12, Lyon, 1638. — Adoration du vray Dieu, où est manifesté l'aveuglement de ceux de la religion prétendue réformée qui refusent d'adorer, servir, aimer et craindre Dieu, honorer ses SS. et obeyr à son Eglise, in-12, Tournon, 1638. — Communion des biens spirituels entre les bons catholiques, ibid., 1639. — Méthode pour gagner avec fruit les indulgences, Lyon, 1639. — Somme des indulgences accordées aux Réguliers, Lyon, 1640. — Perfection chrestienne à laquelle doivent tendre les fidèles qui désirent entrer en paradys et wuyr de la gloire éternelle, in-8°, Lyon, 1642, p. 16- 405-9. — Exercices spirituels pour ceux qui désirent servir Dieu et l'aimer de tout leur cœur, in-8°, Lyon, 1643. — Le père de famille sage et prudent, ibid., 1646.
— On lui doit aussi les Statuts de l'arc hiconfrérie du T. S. Sactement pour le diocèse de Mende.
Bernard de Bologne, Dibliolheca scriplorum ord. min. capuccinorum, Venise, 1747.
P. Edouard d'Alençon.
1. ANDERSON Lionel, ou MUNSQN, né vers 1620, était fils d'un gentilhomme du Lincolnshire. D'abord protestant, il se convertit, et reçut l'habit dominicain à Paris au printemps de 1658, fit profession à Bornhem l'année suivante, et revint en Angleterre vers 1665, après avoir été ordonné prêtre. 11 résida surtout à Londres. Il était estimé à la cour, et connu personnellement de Charles II. Accusé par Oates d'avoir trempé dans le prétendu complot papiste, il fut arrêté et jugé en 1679. Condamné à mort, il fut gracié par le roi, et exilé. Il fit alors un voyage en Terre-Sainte, et à son retour fut complètement gracié par Jacques II, en 1686. Il accompagna son royal bienfaiteur sur le continent après la Révolution, et revint ensuite à Londres où il mourut en 17)0.
Ouvrages : A Treatise on the temporal power of the Pape. — A Treatise in defenceof theoath of allegiance. L'esprit de ces deux ouvrages est donné par ces paroles que Anderson prononça lors de son jugement : « Quelques-uns auraient voulu me voir excommunié pour avoir écrit en faveur de la juridiction temporelle du roi sur tous ses sujets (indépendamment du pape). »
Gillow, Biog. dict. of English catholics, Londres, en cours de publication, t. il.
A. Gatard.
2. ANDERSON Patrice, jésuite écossais, né à Elgin ou à Moray en 1575, admis au noviciat de Rome en 1597, fut missionnaire en Angleterre. En 1615, il remplit le premier la charge du recteur du collège des Écossais à Rome; de retour dans sa patrie, il fut arrêté, emprisonné à Edimbourg, n'échappa au dernier supplice que par l'intercession du marquis d'Effiat, ambassadeur de France, et mourut à Londres, le 24 septembre 1624. — The ground of thecatholike and roman religion in theword ofGod. With the antiquity and continuance therof, troughout ail Kingdomes and âges. Collected out of divers conférences, discources, and disputes... with sundry Bishops and ministers of Sr.otland, 1623, in-4°. L'ouvrage devait avoir deux autres parties.
De Backer et Sommervogel, Bibl. de la O' de Jésus, t. I, col. 313-314.