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ANGE CHEZ LES SYRIENS — PARMI LES AVERROISTES LATINS

saint Michel, fêté le 12 mars, est le protecteur des crues du lleuve. Nilles, Kalendarium manuale, Inspruck, 1898, t. i, p. 697, note 3. Les syriens, comme les grecs célèbrent la commémoration des anges le 8 novembre. Les arméniens la célèbrent aussi à la même époque de 1 année, c'est-à-dire le samedi après le VIIIe dimanche de l'Exaltation de la Croix. Ibid., t. i, p. 463; t II, p. 619. Les nestoriens, qui mentionnent fréquemment les anges dans leurs offices, ne leur ont pas dédié, semble-t-il, de fête particulière.

VI. Erreurs sur les anges. — L'erreur commune des nestoriens est que les anges ne jouissent pas de la vue de Dieu, et que la béatitude, pour eux connue pour les hommes, ne doit consister que dans la contemplation de l'humanité du Christ. « L'incessant désir des êtres raisonnables est d'approcher du créateur; mais ni dans ce inonde ni dans l'autre il n'est donné à la créature de voir- son auteur qui habite dans la lumière, et toutefois reste invisible aux anges de lumière eux-mêmes. Mais dès qu'ils en sont jugés dignes, les saints anges et les hommes purs et justes dès ce monde contemplent Notre-Seigneurà visage ouvert; ils jouiront de son amour dans le siècle futur, lorsque toutes les créatures, raisonnables, corporelles et incorporelles, y seront réunies dans la perfection. » Livre des Pères, I, v, 3, fol. 152, p. 10. Voir Assémani, Disscrlalio de Syris Nestorianis, dans Bibliot/teca orienlalis, t. m b, p. ccxxxn, ccxxxiv. Voir aussi les fragments arméniens de Grégoire le Thaumaturge : Louange de la Mère de Dieu, dans Pitra, Analecta sacra, Spicil. Solesm., t. iv, p. 159, 406.

Les écrivains nestoriens expriment un autre sentiment, en corrélation avec l'idée de la privation de la vision divine; c'est que les anges d'ordres inférieurs ne jouissent pas continuellement de la vue des chérubins, qui sont les plus élevés. Livre des Pères, I, vi, fol. 156 b, p. 13. J. Parisot.

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