‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 175 sur 338 · II. Comment il diffère de l'ascétisme non chrétien · texte numérisé non relu

II. Comment il diffère de l'ascétisme non chrétien

— /. INDICATIONS SOMMAIRES SOh L'ASCÉTISME NON

chrétien. — /. Ascétisme juif antérieur à l'ère chrétienne. — Les seules pratiques ascétiques du peuple juif considéré dans son ensemble, furent: 1° ï abstinence légale de différentes sortes d'aliments, parmi lesquels surtout la viande de certains animaux et. d'une manière générale, le sang et la graisse. Lev., vu. 27; xvii, 10-16; xi. 4-8, 13-20; Deut.,xiv. 12-21 ; Exod., xxn, !il ; Deut., xii, 15-16, 23-24; xv. 23. 2° Plusieurs jeûnes annuels: le jeune plus ancien du dixième jour du septième mois, Levit., xvi, 29; xxm, 27; Num., xxix. 7 ; les jeûnes d'institution plus récente, celui du cinquième mois. Zach., vu, 5; vin. 19, en mémoire de la ruine de Jérusalem et du temple par Nabuchodonosor, plus tard le jeûne annuel comrnémoratif de l'heureuse conclusion du différend entre les deux écoles rivales d'Hillel et de Schammai. On avait aussi quelquefois recours au jeûne, soit d'une manière privée pour expier des fauteparticulières, 11 Reg., xn. 16, ou pour obtenir de Dieu une faveur spéciale, Es th.. iv. 16; Dan., ix, 3, soit d'une manière publique, particulièrement pour apaiser la justice divine irritée des prévarications de son peuple. Jud., xx, 26; 1 Reg., vu, 6; III Reg., xxi. 12; 11 Par., xx. 3; Joël, n. 12. D'ailleurs, l'Écriture rappelle assez fréquemment avec quel esprit on doit pratiquer le jeûne. Joël, n, 12, 13; Jer., xiv. 12; lviii, HO; Zach., vu. 5; vin, 19. Trochon. Introduction générale, Paris, 1887, t. n, p. 631-633; Schegg, Biblische Archéologie, Fribourg-en-Brisgau, 1<S^7. p, 477-479.

Y eut-il, aussi, chez le peuple juif, des pratiques < tiques spéciales qui permettent d'affirmer l'existence de

véritables ascètes, semblables à ceux de l'époque chrétienne? Pour ce qui concerne le sacerdoce judaïque, on peut répondre négativement. Les deux prescriptions particulières auxquelles les prêtres étaient soumis pendant la durée temporaire de leurs fonctions, la continence, Exod., xix, 15; Lev., xv, 17; 1 lice., xxi, 5, tt l'abstinence de toute boisson enivrante, Lev., x. paraissent pas une raison suffisante pour les ranger parmi les ascètes proprement dits. En dehors du sacerdoce juif, les seuls vestiges d'ascétisi roe l'on

rencontre chez les juifs Gdèles smit : |< l'ascétisme du nazir, spécialement à Dieu par le vœu d'abstinence, perpétuelle ou temporaire, de vin ou de toute autre boisson enivrante,Num.,vi,1 sq.; Schegg, op. cit., p. 477 ; "2" le genre de vie très spécial des écoles de prophètes qui ne peuvent cependant être considérées comme île- communautés monastiques, parce que l'on

n'\ rencontre point plusieurs élé nts indispensables

à la vie monastique, comme la séparation du monde,

libat et une règle commune, ff T ctùmnair,

1567-15" chabites, dont Jén m ■ rit les liabitudi

abstinence de vin, vie habituelle sous la ti interdiction delà culture de la vigne ou de tout ti

Page 1