‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 197 sur 338 · C. Verschaffel · texte numérisé non relu

C. Verschaffel

ASTÈRE (Saint), évêque d'Amasce, dans le Pont, contemporain de saint Jean Chrysoslome. Il nous apprend lui-même qu'il eut pour instituteur un certain Scythe (un Goth?) qui, vendu tout jeune comme esclave à un professeur d'Anlioche, avait fait à l'école de ce maître de merveilleux progrès et gagné une grande réputation parmi les Grecs et les Romains. Photius, Bibliulheca, cod.271, P. G., t. Civ, col. 216. C'est tout ce que l'on sait de sa vie, dont l'époque est toutefois fixée par certaines allusions de ses homélies aux événements contemporains. Il se souvient île l'apostasie de Julien, Orat., nr, P. G., t. XL, col. 208; son sermon de la fête des Calendes, Oral., iv, col. 218, est de l'année qui suivit le consulat et la chute d'Kutrope, c'est-à-dire du jour de l'an 400; il parle ailleurs de son grand âge. Photius, Amphil., 312, /'. G., t. ci, col. Util.

Il ne nous reste ^uère de saint Altère que des sermons ou homélies. Vingt-deux de ces discours sont complets, s.iwiir douze si ii- des sujets divers, dans l'édition de Combefis, Paris, 1648, huit sur les Psaumes, dont un parmi les œuvres de saint Chrysostome, et les sept autres publiés par Cotelier, Monumenta Ecclesise grsecœ, Paris, i. ii : deux, enfin, qu'on trouve parmi les oeuvres de saint Grégoire de Nysse, mais attribués à noire auteur par Photius, Biblioth., cod.271, /'.G., t. civ, col. 201-204, 216. Photius donne des extraits de plusieurs autres disqui semblent perdus. Ibid., col. 20i-2l6, 221-221. Mais nous possédons encore, sous le nom de saint Astére, une on prédécesseur, saint Basile d'Amasée.

Acla suint., t. m aprilis, Paris, isiit;, t. x n , p. 120-427, oeuvres complètes •-ont dans Migne, /'. G., t. xi,, col. 163 180. Tillemonl les analyse avec son exactitude ordit. \, p, 109 sq.

Saint Astère étail un orateur de mérite, bien qu'inégal.

Il te prop i Dé.mosthène pour i lèle. Orat., xi, col.

'.'<■'•.',. Ses meilleurs discours témoignent d'une grande

force d'expression et d'un grand sérieux de conviction morale. Il y a des passages d'une frappante éloquence. Son orthodoxie était incontestée. Par contraste avec son homonyme arien. Photius, Amphil., lue. cit., le dépeint ferme dans la foi, dévoué au soin de son troupeau, auquel il donnait l'exemple de la piété et de toutes les vertus. Les conciles des siècles postérieurs, spécialement ceux relatifs à la controverse iconoclaste, aiment à citer son autorité. Le IIe concile de Nicée l'appelle « un astre brillant, éclairant tous les esprits ». Labbe, Concil., t. vin, col. 1385, 1387.

P. G., t. XL, col. 155-162; Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des si.T premiers siècles, Paris, 1705, t. x, p. 407-414; Acta sanctorum, t. xm octobris, p. 330-334; Engelhardt, Die Homilien des Asterius von Aynasea, drei Programme, Erlangen, 1830-1833; L. Kocli, Asterius, Bischof von Amasea, dans la Zeitschrift fur historische Théologie, t. xli (1871), p. 77-107; Fessler-Jungmann, Institut, patrologise, Inspruck, 1890, t. i, p. 624, note; Bardenhewer, Patrologie, Fribourg-en-Brisgau, 1894, p. 283; trad. franc., Paris, 1899, t. II, p. 125; U. Chevalier, Répertoire des sources historiques du moyen âge, Bio-bibliographie, p. 179-180.

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