‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 202 sur 338 · Epistola ad A /vos · texte numérisé non relu

Epistola ad A /vos

:;7o-371. Epistola ad Epictetum.

v.371. Epistola ad Adrlphium.

id. Epistola ml Maximum.

v.372. Contra Apollinarium libri //i"i.

id. Epistola ad Joannem et Antiochum.

id. EpistoUi ad Palladium,

? Ad Marcellinum de interprétations PsaU

morum.

i. écrits authentiques, — l.a liste suivante comprendra, à quelques exceptions près, les ouvrages contenus sous la rubrique genuina dans les tomes xxv et xwi de la Pairçlogie grecque éditée parMigne. L'astérisque signalera les écrits qui, maintenus généralement comme authentiques, sont cependant, de la pari de quelques érudits, l'objet d'attaques ou de déflan

I" Oratiosive liber contra gentes'; Oratia tir incar-

71,11,1,, ir Verbi'. /'. <i., t. xxv, col. 1-95,96-108. — Itcux

traités qui nesonl en réalité que la double partie d une

apologie générale du christianisme, el qui sont désignés

un dire commun, Adversum gentes <im> libri, par

Jérôme, De viris illust., 87, P, L., t. xxin, col. 693.

ATHANASE SAINT

i • l o -ii \ n- de jeunesse d'Atl uivanl

l'opinion co tune, <■<■< ni la naissance de

] arianisme, el suivant quelques-uns, quatre ou cinq ani plus lard, peu de temps avant le coni ile de Nicée. Dans le premier livi e n ftite i hellénisme, en mon-

tranl ii a ragance de i ido!

il lui oppose la connaissance de l unique vrai Dieu, connai tsam e qu il fonde Bur la nature de notre âme et sur la i n idi ration du monde comme révélation extérieure de Dieu. Dans le second livre, l'auteur montre dans l'incarnation la réparation de l'œuvre primitive, détruite par le péché; c'est pour rendre à l'homme le principe de la vie et de la vraie connaissance de Dieu, que le Verbe s'est incarné, est mort et ressuscité. Aux juifs incrédules sont opposées les prophéties; aux gentils, les principes qu'ils admettent elles faits bistoi i qui se rapportent à la propagation du christianism provenance athanasienne de cet écrit a été vivement contestée par .1. Dràseke-, professeur au co Wandsbeck; l'auteur aurait été Eusèbe d'Émesse. Les arguments en faveur de cette thèse, tirés surtout du style, des idées philosophiques ou théologiques et de la maturité que supposent les livres en question, ont été presque universellement rejetés comme insuflisants.

Voir, pour l'attaque : J. Dràseke, Athanasiana, dans Theologische Studien und Kritikcn, Gotha, 1893. p. 251-315, et Alhanasios pscudepigraphos, dans Zeitschriftfûr ivissenseiv Théologie, Leipzig, 1895, p. 517-537; V. Schultze, Die Jm schriften des Athanasitis, dans Theologisches LiteraturblaU, Leipzig, 28 avril 1*93, xrv Jabrg., col. 191. — Pour la défense : G. Kriiger, compte rendu dans Theologischer Jahrésbericht, Brunswick, 1893, t. xm, p. 194; 1895, t. XV, p. 179; F. Hubert, Die Jugendschrift des Athanasius, dans Zeitschriftfûr Kirchengeschichte, 1«95, t. xv, p. 5G1-5GG ; F. Lauchert, Die Echtheit der lieiden apologetisclien Jugendschrifteh des hl. Athanasius, dans Revue internationale de théologie, Berne, 1895, p. 127-130; C. Weynian, compte rendu dans Byzanlitlische Zeil- SChrift, Leipzig, 1890, t. V, p. 223-225; A. Stdlcken, Atittuiasiana, d;ins Texte und Untersuchungen zur Geschichte der altchristl. Literatur, nouv. série, Leipzig, 1899, t. iv, fasc. 4, p. 1-23; K. Hoss, Studien iiber des Schrifttum und die Théologie des Athanasius auf Grund einer Echtheitsuntersuchung von Athanasius contra gentes und de incarnatione, Fribourg-en- Brisgau, 1899, p. 1-95.

2° In illud Matl/i.,xr, 37 : Omnia mihi tradita sunt a Paire meo, etc. P. C, t. xxv, col. 207-220. — Traité, incomplet peut-être, où sont combattues les fausses interprétations que les ariens donnaient à ces paroles de Notre-Seigneur. Saint Athanase les entend du Christ. de son œuvre médiatrice et de sa glorification; il prouve l'unité substantielle du Père et du 1 ils par ce texte de saint Jean, xvi, 15 : (>ni)iia quœcumque liabel Pater mea sunt. Le début de l'écrit montre qu'il a été' composé du vivant d'Eusèbe de Nicomédie, par conséquent avant l'année 342; Montfaucon, dom Ceillier et autres auteurs le placent avant l'ouvrage qui suit. L'authenticité est contestée par lloss, Studien, p. 50-51.

3° Encyclica ad episcu/ms epistola. /'. G., t. xxv, col. 219-210. — Dans cette lettre remarquable, Athanase dénonce l'intrusion «le l'évêque arien Grégoire de Cappadoce sur le siège d'Alexandrie, et décrit les violences de toute sorte qui l'accompagnèrent. Le saint la composa avant son départ pour Home, alors qu'il était encore caché aux environs d'Alexandrie, par conséquent, peu de temps après Pâques 339, Grégoire étant entré dans la ville le 23 mars de cette année. Ghronicon "m, /'. e,., t. xxvi. col, 1353-1354.

\/> Apologia contra arianot. P. G., t. xxv, col. 240-

M0. — Pièce historique de première valeur, à cause d,s

i breux documents quelle renferme; aussi cette

est-elle appelée Syllogus, ou collection, dans i - Acta sanctorum, t. i maii, Anvers, 1680, p. 188. i oint j discute et réduit à néant toutes les accusations personnelles dont les ariens l'avaient chai.

Philippopolis. 111 1'- f ni apn il, c i.x. i xi. el api

ri tractation de Valens et d i i avant leur rechute en 351. Les chap

ite de Libèi e el plus tard, <l ou conti ir leur pi tha-

nne. Hefi le, // , trad. Goschlef

el Delan - Paris, 1869, t. if, p. •

G., t. ïav, col. 41 1- 176. \j titre gr» complet indique l'objet

de e. tte lettre : • Que le concile de Nicée, \u la malico di - • usébiens, a formulé comme il fallait i :

ce qu'il a défini contre l'hérésie ai i. -nue. i I la justification, en même temps que i histoire, du )■ i|tooûatoc, inséré par les Pères de '■

Document précieux, pour connaltn de la

définition et la manière dont on fut ami i -iree

terme fameux. Voir Arianisme, col. 1795 sq. Cet ou. fut coin)»')- apn - le retour du second exil et pendant

la période de calme relatif qui suivit, mais quand déjà

le sainl prévoyait un retour agressif de la part d. ennemis, c. u; on peut donc le placer entre ; 346 et 355, vers 350 ou 351.

6 Epistola de sententia D t$ii. P. G., t. col. 177-522. — Cet écrit fut occasionné par l'abus qu saient les ariens de la lettre adressée vers 200 par saint Dems d'Alexandrie aux évéques Euphranor et Ammon. De là ce titre complet de l'opuscule : « De It> l'évêque d'Alexandrie, que son sentiment était, autant que celui du concile de Nicée. contraire à 1 h. arienne, et que les ariens le calomnient qui le disent de leur avis. » Athanase affirme, n. 10, que son illustre prédécesseur, en employant les expressions alléguées, parlait non pas du Verbe, mais du Christ consi dans sa nature humaine. Il s'attache surtout à montrer l'opposition réelle des sentiments entre Denys et ariens. Ce traité fut composé vers la même époque que le précédent, aussitôt après, suivant les uns, ou, suivant les autres, peu auparavant.

7° Epistola ad Dracontium. P. G., t. xxv. col. 522- 53i. — Draconce, abbé d'un monastère, avait été élu évéque d'Hermopolis; il prit la fuite et se cacha. Athanase lui écrivit cette lettre, intéressante par ce qu'elle montre dans le saint de sérieux, de bon sens et d'allectueuse tendresse. Draconce c>t prémuni contre certains esprits qui prétendaient voir dans I épiscopat une ca de péché, ou qui s'imaginaient ne pas trouver matière au renoncement chrétien en dehors de la vie monastique. Ainsi encouragé, l'évêque élu accepta le fardeau et eut bientôt l'occasion de devenir confesseur de la foi. Cette lettre fut écrite avant la fête de Pâques de 35i ou 355.

Epistola ad episi < /Egypti et Libyx. P. G., t. xxv. col. 535-594. — Apres avoir échappé providentiellement au coup île main du gouverneur Syrianus.dai nuit du 8 au '.i février :ôii. Athanase écrivit cette li aux évéques d'Egypte el de Libye, pour les prévenir contre les menées secrètes des uiens et particuli ment contre l'acceptation d'un symbole que ceux-, disposaient à mettre en circulation et à imposer sous peine de bannissement; il engage les pasteurs à garder

ment la foi de Nicée, et réfute brièvement l'hén Cet écrit fut composé avant le 21 février 357. jour où es de Cappadoce lit son entrée dans Alexandrie. mais quand déjà on parlait de la nomination d< intrus, n. 7.

9 Apologia ad imperatoreni Constantium. P. t txv, col. 594-612. — On a vu plus haut quels chefs d'accusation les ennemi-; du patriarche portèrent contre lui auprès de Constance, quand la mort de son frère Constant et de l'usurpateur Magnence l'eut laissé' seul maître de l'empire, et comment ces d< nonciations amenèrent le troisième exil d Ath.ma-e. Réfugié au désert, ceh. composa cette apologie, dont le ton calme et i

ATHANASE (SAINT

style simple et incisif, l'éloquence mâle et pénétrante l'ont l'une des pièces les plus achevées que le saint ait écrites. Elle est précieuse aussi pour les renseignements qu'elle nous donne sur la vie d'Athanase. Il l'acheva pendant que Georges de Cappadoce était à Alexandrie, n. 27 sq., vraisemblablement dans l'été de 357.

10» Apologia de fuga sua. P. G., t. xxv, col. 643-680. — Allianase avait fui devant les satellites de Syrianus; ses ennemis ne manquèrent pas d'y chercher une occasion de le décrier, en le représentant comme un peureux et un lâche. La réponse fut cette apologie, célèbre chez les anciens auteurs et qui, pour le mérite, ne le cède guère à la précédente. Avec quelle dignité le noble fugitif démasque les véritables sentiments de ses calomniateurs, et leur oppose la doctrine du Christ, son exemple et celui des saints! puis, reprenant l'offensive, avec quelle vigueur il dépeint les fureurs sauvages de ses persécuteurs et leurs tristes exploits! Cette apologie fut composée avant la mort de Léonce d'Antioche, ou du moins avant que celte mort ne fût parvenue à la connaissance d'Athanase, n. 1, probablement vers la tin de

11° Epistola et Historia arianorum ad monachos* . /'. G., t. xxv, col. 691-796. — Deux écrits qui paraissent intimement liés, comme serait un livre et une préface ou lettre d'envoi; dans certains catalogues anciens, ils sont compris sous cette simple rubrique : Epistola ad monachos sive ad solilarios. Le titre d' Histoire des ariens n'est pas authentique, mais il exprime bien l'objet du livre, composé pour satisfaire aux désirs des moines de la Thébaïde et nullement destiné, dans la pensée de son auteur, à la publicité. C'est un résumé de la persécution arienne contre les orthodoxes depuis l'année 335 jusqu'à l'année 357, résumé oratoire où les mouvements passionnés de l'éloquence trahissent souvent l'indignation d'un noble cœur en face des vilenies dont il a été le témoin et des maux causés à l'Église par l'hérésie. Les circonslances où se trouvait Athanase et le but polémique qu'il poursuivait en composant cet écrit, expliquent suffisamment qu'on n'y trouve pas le ton calme t l froid d'un simple historien : « Pourquoi demander ce qu'il ne peut donner à un orateur contraint par les iniquités de ses ennemis de démasquer leurs intrigues et buis calomnies, de justifier sa doctrine et ses actes, et de faire le récit d'événements dont il a été le héros ou la victime? » L\ Fialon, Saint At/ianase, p. 209. La manière brusque dont s'ouvre le livre a fait croire au plus id nombre que les premiers chapitres manquent; d'autres préfèrent voir dans Yllistoria arianorum une continuation de la seconde partie de VApologia contra arianos. Robertson, Select writings and tetters of Alhanasius, p. 266. Quand saint Athanase composa cet ouvrage, Léonce d'Antioche vivait encore et Georges de Cap! i çait d m- Alexandrie son pouvoir usurpé;

il Faut donc le placer à la lin de 357 ou au début de 358. Le récil de la chute du pape Libère, n. il, serait une addition postérieure, qui donne lieu à la même controverse que les additions faites à VApologia contra arianos. Des doutes soulevés çà et là contre l'authenticité de ce livre mil été n futés par A. Eichhorn, Athade vita ascetica testimonia collecta, Dissertatio theologica, Halle, 1866, p. ">7-iiJ. Enfin, quelques au- » ri t demandé si l'écrit n'aurait pas été composé par un ami ou secrétaire d'Athanase, sous sa direction fois, hypothèse insuffisamment établie.

I ■ Epistola "'/ Serapionem de morte Arii, /'. G., t. xxv, col. 680-690. - Sérapion,évéque de Thmuia el grand ami du patriarche, lui avait demandé des renseignements sur irois points : ses- propres épreuves, l'hérésie arienne el la morl d'Arius Pour 1rs deux premiers points. Athanase renvoie Sérapion à un ouvrage composé' pour qu'il lui adresse, avec recommandation instante d.' ne pas le garder el d,' n'en point '

prendre de copie; cet ouvrage ne peut être, en partie du moins, que Y Historia arianorum ad monachos. Le saint docteur lit-il, pour réfuter l'arianisme, un autre travail d'un caractère plus dogmatique; et, s'il le fit, est-ce l'un des écrits qui nous sont parvenus? Autant de problèmes sans réponse satisfaisante. Montfaucon, Admonilio in Epist. ad Serapionem, n. 1-3. Dans la lettre présente, Athanase répond à la troisième demande de son ami; il raconte la mort d'Arius d'après ce qu'il en avait su par un de ses prêtres, présent à Constantinople lors de l'événement. La lettre appartient à l'année 358. Récemment on a attaqué, non pas l'authenticité du document, mais la véracité de l'auteur; nous n'aurions là qu'un récit de tendance, forgé par Athanase pour déprécier l'hérésie arienne en montrant le doigt de Dieu dans la mort de son fondateur, tandis qu'en réalité Arius et le héros du récit athanasien, saint Alexandre de Constantinople, seraient morts plusieurs années auparavant. On se contente seulement d'accorder à l'auteur de la lettre des circonstances atténuantes, la véracité ne comptant pas alors au nombre des vertus. Telle est la thèse de 0. Seeck, Vntersuchungen zur Geschichte des niciinischen Konzils, dans Zeitschri ft fur Kirchcngescltichle , Gotha, 1896, t. xvn, p. 33 sq. Thèse inadmissible, soit en ce qui concerne la chronologie relative à la mort d'Arius et de saint Alexandre, voir Arianisme, col. 1806, soit en ce qui concerne le caractère de saint Athanase. Assurément il voit dans la fin d'Arius un châtiment providentiel et une condamnation divine de l'hérésie; mais partir de là pour réduire tout le récit à une fiction d'adversaire peu scrupuleux, c'est dépasser les bornes de la critique objective. 13° Oraliones IV adversus arianos*. P. G., t. xxvi, col. 10-526. — Ces quatre discours ou livres, Xôyot, sont le principal ouvrage dogmatique qu'ait composé le grand docteur du Verbe. Dans la première partie, il expose la doctrine arienne, puis il prouve par l'Écriture, en s'aid.ml aussi d'arguments rationnels, l'éternité, la consubstantialité et la génération divine du Fils. Dans la seconde et la troisième partie, il discute les passages scripturaires qui ont trait à ces questions fondamentales. Dans la quatrième, il insisle sur le rapport mutuel du Père et du Fils, en affirmant la distinction personnelle et en niant la séparation de nature. On place généralement la composition de cet ouvrage entre les années 356 et 361, pendant le troisième exil d'Athanase; quelques auteurs récents estiment qu'il remonte à une époque antérieure et donnent les dates de 338 ou 339. Loofs, op. cit., p. 200; Stùlcken, Alltanasiana, p. {5 sq. Chez, ce dernier la question se complique d'un problème beaucoup plus grave au sujet de l'authenticité, non pas de tout l'ouvrage, mais de l'Oratio IV. Dans un article de la Zeitschrift fur wissenschaftliche Théologie, intitulé Maximus philosophas, 1893, t. xxxvi, p. 290-315, Dr&seke a retiré ce quatrième livre à saint Allianase, pour l'attribuera Maxime le philosophe. Sans admettre cette attribution fantaisiste, d'autres critiques ont nié pourtant la provenance athanasienne. Stùlcken, loc. cit., p. ."111-57; Hoss, Studien, p. 123-126. Ils invoquent la différence de Style et de procédé intellectuel ou

littéraire; ils allèguent même rine diversité de doctrine concernant la nature humaine du Christ; l'intégrité de cette nature est nettement exprimée dans ['Oratio IV, 23, SX(i>; Ivavôpwmrjtra;, tandis qu' Athanase conçoit toujours l'union comme se faisant entre le Verbe el la chair ou le corps. Ces raisons sont loin d'être convaincantes; la dernière, en particulier, suppose nue opinion fausse sur la doctrine christologique du sainl docteur. La différence de style el i\r procédé, fût-elle aussi grande que le disent ces critiques, prouverait tout au plus l'opinion par Newman, è savoir que le quatrième livre ne

pas un tout avec les trois premiers, mais serait

plutôt une collection de matériaux ou de fragments divers qui se rattacheraient à la controverse eusébienne

ATHANASE SAINT

el mareellienne, Select treatitei of s. Athanat rontrouerty with the A !brd, 18(2, p. U6

14» EpistoUead Serapionem. P. <:., t. x.wi. col. 525- .)/(>. — Quatre lettres dogmatiques, adressées à l'évoque de llnmiis par ^.nnt Athanase pendant son troisième exil, entre 356 el 381, peut-être en 358, après l opuscule De '""> te Arii. < les lettres « isenl surtoul une erreur signait] patriarche par Sérapion, erreur qui consistait i de la troisième personne de la Trinité un être espril supérieur dont le role Berail de servir d instrument au Verbe divin dans la sanctification des ami - Athanase établit, dans la première lettre, la divinib du Saint-Esprit, en développant ce que disent de lui 1 Écritureetla tradition. Dans la seconde, il reprend d'une h sommaire la doctrine orthodoxe sur la divinité du Verbe, longuement établie dans ses D, sœurs contre le» ariens; dans la troisième, il résume brièvement les arguments en faveur de la divinité du Saint-Esprit. La quatrième est une réponse à de nouvelles arguties venant des hérétiques. Quelques critiques ont estimé que la seconde et la troisième lettre n'en faisaient primitivement qu'une seule, divisée ensuite par les copistes. Ceillier, op. cit., p. 132. D'autres terminent la quatrième lettre au n. 7, et considèrent le reste, où il est question du péché contre le Saint-Esprit, comme un morceau indépendant. Stûlcken, op. cit., p. 5S-00. Voir le Monitum de Montfaucon, P. G., loc. cit.

15° Epistola desijnodis. P. G., t. xxvi, col. 677-792. — Le titre complet de cet ouvrage en indique l'objet principal. Saint Athanase y raconte d'abord ce qui s est passé dans les « conciles célébrés à Rimini en Italie et à Séleucie en Isaurie »; puis, à propos des symboles qui y furent rédigés, il établit un contraste saisissant entre la fixité de la foi orthodoxe définie à Nicée et l'instabilité de toutes ces professions de foi ariennes qui s'étaient succédé, depuis le début de cette hérésie jusqu'aux diverses formules de Séleucie. Cette anarchie doctrinale n'aura de remède que dans une franche acceptation du credo nicéen, y compris l'&u,oo-J<rtoc. Le saint docteur justilie ce dernier terme, mais en même temps montre une attitude conciliante à l'égard des homéousiens qui, comme Basile d'Ancyre, semblaient accepter la doctrine même de Nicée. Voir Arianisme, col. 1831. Ce traité fut composé vers la fin de 358, alors que le concile de Rimini n'avait pas encore pris fin, n. ôô. Le passage contenant le formulaire de Niké et de Constantinople, n. 30-31, fut inséré plus tard. Montfaucon, Monitum, P. (',., loc. cil.

16° Tomus ad Antiochenos. P. G., t. xxvi, col. 793- 810. — C'est la lettre synodale rédigée pour l'église d'Antioche par saint Athanase, au nom des évoques d'Italie, d'Arabie, d'Egypte et de Libye réunis à Alexandrie, en 362, dans le célèbre concile des «confesseurs». Voir Aria- NISME, col. 1833.

17° Epistola ad Jovianum de fidc. P. G., t. xxu, col. 81 1-824. — Exposé de la foi orthodoxe, composé à Antioche, en 363, sur la demande de Jovien. Athanase propos l'empereur comme règle de l'orthodoxie le symbole de Nicée, confirmé par le suffrage du monde chrétien; il termine par une profession de foi explicite dans la divinité du Saint-Esprit et la Trinité consubstantielle.

■18» Vitasancii Anlonii.P. G., t. xxvi,col. 823-876. — Ce fut pour des moines étrangers, -;.'u; rov< iv t>, ÇÉvr, (iova- /oj;. vraisemblablement les inclines occidentaux cl Italie et des Caules, que saint Athanase composa cette Vie célèbre, où il montre dans le patriarche des solitaires un modèle de sainteté, résume ses enseignements et rai aile s, .s combats contre les démons. C'esl une œuvre historico-ascétique, bien caractérisée par saint Grégoire de Nazianze, quand il dit de son héros, i qu'en décrivant

les actions du divin Antoine, il a promulgue'', sous la

forme dune histoire, la règle de la vie religieu; Urat.,zxi, 5, P. G., t. xxxv, col. 1088. Beaucoup d'au-

teurs placent la composition de rr~[ ouvrage vr-rc

d'autres la rapportent plutôt, el non -

au troisième exil, veri '.".7 II fut traduit en latin

vivant même d'Athanase, probablement entre '■■■

pu- Evagrius, plus tard évéque d'Antiocl • me,

Vita S. Pauli, prolog. ; De viru .",,»iv. li"> !■ /..,

t mu, col. 18,712-713. Bientôt la Vita Antonii alluma,

dans l'Occident comme dans l'Orient, un véritable

enthousiasme pour la vie ascétique et monastique. Maigri

les nombreux témoignages de la tradition, recueillit

Montfaucon. Monitum, col. 8i"j gq., I authentici:

même la véracité de cette Vieonl été vivement atta de nos jours par quelques critiques, en particulier Weingarten, professeur d'histoire i eclésiastique a l'univ. ■ de Breslau, et Gwatkin, qui lui refusent tout caractère historique et n y voient qu'un écrit tendancieux du m chisme déjà constitué. Leurs arguments, surtout intrinsèques et souvent négatifs, ont .t longuement <iiet victorieusement réfuti s par divers érudits, catholiques et protestants.

Voir, peur lattaque : H. Weingarten, Der Ursprung des I ditu,, Zeit aller, d abord dans Z.il-

schrifl lue Kirchengeschichu, 1870-1877, t. i. p. 1 . puis tiré a part. Gotha, 1*77 ; H. Gwatkin, Studies of Arianism, 2- édit., Cambridge, 19U0, p.lcrj-iuT. pour ia u. fense : c ti Dos Leben des hl. Antonius, .tarn lahrbucherjurprolesl. Théo- Is8u,p.4l8-4i8 . J. Mayer, Ueber AeehtheU und Glaub il der dem heU. Athanasius d. Gr. zugeschriebei Antonii, quatre articles dans Der Katholik, Mavence, 168p.ï'G-ôlt;. 1)19-036; t. il. p. 7'J-st;. 17J 193: A.EiclaVm, Atha d" vitu uscetica leslimonia collecta. Halle, 188C; L". Bel Les origines du monachisme et la critique moderne. Itevue bénédictine. Maredsous, 189), t vin. p 53-57; A. Robertson, Select writing* and lettres o/ AthanartUM, uvJ\..rd. 1892, p. 188-193;!). WV.lter, Der C'rsprung des Munchtum*,T\lbingue et Leipzig, 1900, p. 6-12.

19° Epistola ad Afros. P. G., t. xxvi, col. 1027-iOtS. — Lettre synodale, rédigée dans une réunion de quatrevingt-dix évèques d'Egypte et de Libye. Elle avait pour but de prémunir leurs collègues de l'Afrique occidentale contre les intrigues des homéens qui cherchai substituer le credo de Rimini à celui de Nicée. Athanase rappelle les titres de ce dernier et la véritable hist .ire de l'autre; puis il défend brièvement la doctrine de la consubstantialité. Comne- il y est fait mention d'un synode romain, tenu sons ou furent

excommuniés Valens et Ursace, n. lu, cet écrit s> rapporte à l'année 369 ou 370.

20» Epistola ad Epictetum. P. G., t. xxvi. col. 1018- 1070. — Kpictete. évêque de Corinthe. avait consulté saint Athanase au sujet de discussions christologiquesqui s'étaient élevées dans son église. Les uns avaient prétendu que le Verbe s'était changé' en chair, ou du moins avait subi dans l'incarnation une certaine déchéance: ils lui attribuaient un corps qu'il n'aurait pas pris de la Vierge .Marie, mais qu'il aurait formé de sa propre substance et apporte du ciel; ils concluaient que la chair du Verbe était consubstantielle à la divinité, et que celle-ci avait elle-même souffert. Le parti opposé avait soutenu que le Verbe habitait dans le Christ, comme dans les prophètes ou les s.,ints; autre aurait et. le Verbe, et autre le Christ. Il y avait la deux coui d'idées, dont l'un se rattachait a des disciples d'Apollinaire, et l'autre a une théologie de provenance antiochienne. Voir (i. Voisin. L'apoUinaritme, Louvain, 1901, p. 65-66. Saint Athanase repousse avec la n,. énergie les deux conceptions, comme contraires à la foi catholique. En réfutant la première, il affirme avec la plus grande netteté que le Verbe est devenu vraiment boiiime, ayant pris de la Vierge Marie un corps semblable an nôtre, n. 7. S. Contre la secon < il établit l'identité personnelle du Verbe et du CI:: n. 10. 12. Connue on le' voit par le début, la letti I pictète lut écrite vers 370 ou 371. après le synode ro-

ATHANASE (SAINT

main qui anathématisa Auxence, l'évêque arien de Milan. Elle jouit dans l'antiquité d'une grande célébrité. Saint Épiphane l'a reproduite, Hser., lxxvii, P. G., t. XLII, col. 643 sq., et saint Cyrille d'Alexandrie en a défendu le vrai texte contre les altérations des nestoriens. Epist., xl, xlv, P. G., t. lxxvii, col. 200, 237.

21° Epistolaad Adelphium. P. G., t. xxvi, col. 1070- 1084. — Adelphius,évêque d'Onuphis, un confesseur de la foi, s'était trouvé en face d'une autre erreur. Sous prétexte que si le Verbe ne fait qu'un avec sa chair, il est une créature, ceux dont il s'agissait séparaient le Verbe de sa chair et ainsi divisaient le Christ. Tirant de là une conséquence pratique, ils refusaient d'adorer le corps du Sauveur. Saint Athanase approuve la condamnation de ces hérétiques, et montre qu'il faut adorer le Christ Dieu et homme, ce qui n'est pas adorer une créature, mais le Verbe fait homme; il ne faut pas séparer la nature humaine du Verbe, pour adorer le Verbe seul, mais il faut adorer le Verbe revêtu de la forme d'esclave qu'il a daigné prendre pour nous sauver. On accepte communément pour la composition de cet écrit la date approximative de 371, proposée par Montfaucon.

22" Epistola ad Maximum philosophum. P. G., t. xxvi, col. 1083-1090. — Maxime le philosophe, le même apparemment qui tenta plus tard de monter sur le siège épiscopal de Constantinople, avait écrit à l'évêque d'Alexandrie au sujet de divers hérétiques : les uns niaient que le Christ fût Dieu; les autres considéraient le Verbe comme descendu sur un homme, mais non pas fait homme lui-même; d'autres, enlin, voyaient dans Je Christ un homme né de la façon ordinaire. Saint Athanase réfute brièvement ces erreurs; il montre que le Christ crucifié est le Dieu de gloire, que tous doivent l'adorer comme vrai Dieu, et que dans les actions du Christ la gloire et la puissance divine se manifestent en même temps que l'infirmité humaine. Cette lettre a beaucoup de points communs avec les deux précédentes et se rapporte, plus ou moins, à la même époque.

23° Epislolm heortaslicœ. P. G., t. xxvi, col. 1339- 1450. — Ce sont les fameuses Lettres pascales ou festales, dont la perte arracha tant de soupirs à Montfaucon : H ci! quant pungit dolor amissi thesaun! Au temps du célèbre bénédictin, il n'en restait en effet que quelques fragments grecs, se rapportant aux lettres xxn, xxiv, xxvh, xxvin, xxix, xxxix, xl, xi.ii-xlv; parmi ces débris, l'extrait de la xxxixe lettre avait une importance majeure, à cause du catalogue des Livres saints qu'il renferme. Mais, en 1842 et en 1847, on découvrit dans un couvent égyptien de la Nitrie, le couvent de Sainte- Marie Mère de Dieu, une version syriaque de quinze lettres, correspondant aux années 329 à 348. Ces Lettres pascales, qu'on a justement comparées aux mandements de carême de nos évêques, complètent un côté du mire pastoral qui occupe peu de place dans les autres ■écrits de saint Athanase, celui de l'instruction morale; > ii t de véritables homélies sous forme de circulaires, où tous les devoirs de la vie chrétienne se trouvent imésdansde courtes exhortations. La version syriaque découverte en Egypte étail précédée d'un avant-propos ou / étendant à tout l'épiscopat d'Athanase; il

indique pour chaque année l'époque de la célébration de la fête de Pâques, les consuls, le préfet d'Egypte el les principaux événements relatifs à la vie du saint docteur. Cette chronique syriaque et une autre chronique, publiée par Maffei en 1738 et désignée habituelus le titre d'Hisloria acephala, constituent, les Epistolœ heortaslics:, des documents de premier ordre pour l'histoire de saint Athanase, surtout en ce qui co me la chronolo

i : i on syriaque trou ■■■ en Egypte fut publiée par W. Cu-

I m an

ancient syriac version, Londres, 1848. Le cardinal Mal en

donna une traduction latine, reproduite avec ce qui reste des

autres lettres dans la Patrologie de Migne. Deux autres traductions, l'une allemande, l'autre anglaise, se recommandent par les préfaces et les notes utiles qui les accompagnent : F. Larsow, Die Fest-Briefe des heiligen Athanasius, Leipzig et Gœttingue, 1852; A. Robertson, Select ivritings and letlers of Athanasius, p. 495 sq. M«' Freppel a donné une Étude critique sur les Lettres pascales, dans Commodien, Arnobe, Lactance et autres fragments inédits, Paris, 1893. Pour certains problèmes historiques et chronologiques que soulève l'Index syriaque, voir d'un côté, Hefele, compte rendu dans Theologische Quartalschri/t, Tubingue, 1853, p. 146 sq. ; R. Sievers, Athanasii vila acephala, dans Zeitschrift fur die historische Théologie, 1868, t. xxxvni, p. 89 sq. ; de l'autre, Gwatkin, Studies of Arianism, 1' édit., p. 107-109.

24° Lettres diverses. — La correspondance de saint Athanase a presque entièrement disparu; ce qui nous en reste, en dehors des pièces déjà signalées, a peu d'importance. Voici les titres de ces lettres contenues dans le tome xxvi de la Patrologie grecque : Ad Amunem, col. 1169-1176, lettre de direction spirituelle, écrite avant 354, pour rassurer des moines qui se croyaient souillés par les illusions nocturnes, même involontaires; Ad monachos, col. 1185-1188, lettre distincte de celle qui se trouve en tète de YHistoria arianorum, et écrite aux solitaires vers 358, pour les mettre en garde contre les hérétiques et leurs fauteurs; Ad Luciferum, col. 1181- 1186, deux lettres datant de 359 ou 360, où saint Athanase loue vivement l'évêque de Cagliari pour son zèle en faveur de l'orthodoxie; Ad Ru/inianum, col. 1179- 1182, lettre où les décisions du concile d'Alexandrie de 362 sont communiquées à cet évêque; Ad Orsisium, col. 978-982, deux lettres se rapportant aux années 363 et 364 et relatives, l'une à la visite du monastère de Tabenne par le patriarche, l'autre à la mort de saint Théodore; Ad Joannem et Antiochum, ad Palladium, col. 1165-1168, deux lettres où le docteur alexandrin défend saint Basile contre d'injustes attaques, vers 372; Ad Diodorum, col. 1261-1262, fragment d'une lettre à cet évêque de Tyr.

25° Ad Marcellinum de interpretatione Psalmorum '. P. G., t. xxvin, col. 10-46. —Pieux et substantiel traité sur l'étude et l'usage des Psaumes, leur excellence, leur sens prophétique, la manière dont ils peuvent convenir à chacun dans les diverses circonstances de la vie. Ces avis sont mis dans la bouche d'un saint vieillard et adressés sous forme de lettre à un solitaire du nom de Marcellin. Malgré les doutes exprimés par quelques auteurs, l'ouvrage est généralement tenu pour authentique. Montfaucon, Monilum, co\. 10; Bardenhewer, Les Pères de l'Eglise, trad. franc., Paris, 1899, t. il, p. 43; Hoss, Sludien, p. 31. Mais il ne paraît pas qu'on puisse l'identifier avec l'écrit De titulis Psalmorum, dont parle saint Jérôme, Deviriè illustr., 87, P. L., t. xxm, col. 731.

11. ÉCRITS DOUTEUX or APOCRYPBBS, — Le tome XXVIII de la Patrologie grecque contient les ouvrages classés par Montfaucon sous la double rubrique de Dubia et di' Spuria. Les conclusions de ce savant restent vraies dans leur ensemble; dans quelques cas seulement, la critique actuelle se montre moins conservatrice, soit en considérant comme douteux, ou du moins sujets à discussion, des écrits qu'il a maintenus parmi les authentiques, soit en proclamant définitivement comme apocryphes d'autres écrits qu'il avait seulement considérés comme douteux. De là trois catégories : écrits discutés; écrits d'authenticité suspecte; écrits apocryphes.

1° Ecrits discutés. J'entends par li plusieurs ouvrages sur lesquels le dernier mol n'est pas dit, niais qui présentent îles difficultés assez sérieuses pour mériter l'attention des critiques même conservateurs el justifier des études plus approfondies.

I. Expositio fidvi, "ExQsfftc itîortuK. P. G., t. xw, col. 197-208. — Symbol se trouve contenue et expliquée la foi catholique sur les mystères de la Trinité el de L'Incarnation; les développements sont directement

A.THANASE [SAINT)

opposés à l'arianisme el bu aabellianisme. L'emploi de l'expression 6u.oio< t<3 il .-■■■ i"1 f "■ ralemi nt pi

-;; avanl la formation du parti homéen, entn

: la rangent même

parmi les plus ancii -1 Athanase. Mais elle con-

tienl ili\' i ' informes à su théo-

,1111 l'a rendue susp i ents. l. Kunze, Ma lita,

Leipzig, 1895, p. 117, note Ij Stûlcken, Athanana p. 23 27; Hoss, Studien, p. 109-113.

2. Scrmo major defide. P. G., t. xxu. col. 1201-1292. —Ouvrage publié pour lapremière fois par Montfaucon, qui le présente comme « un excellent traité contre les ariens et autres hérétiques contemporains d'Athai où, à l'aide de syllogismes et de dilemmes, le saint docteur écrase el réfute les erreurs de ces ennemis de la lumière ». P. '--. t. xxv, Prolegom., p. x. Il y est questionde la divinité du Verbe et de son rapport à la nature humaine, puis d'un grand nombre de textes scripturaires, relatifs à ce double objet. La plupart des critiques maintiennent simplement l'authenticité. Newman a pourtant estimé qu'il est difficile de voir dans cet ouvrage autre chose qu'une collection de petits fragments tirés d'autres écrits d'Athanase. Select treatises of S. Athanasius, p. 500. Il a, du reste, une étroite parenté avec I'eVjcT'.; niaxeaç. Aussi, les auteurs qui doutent de l'authenticité de L'èxQeo-ic, doutent aussi du Sermo major, ou prétendent même y voir un écrit polémique contre l'apollinarisme, sorti des cercles antiocbiens vers la lin du [V« siècle. Stûlcken, Athanasiana, p. 2840; Hoss, Studien, p. 104 sq.

3. Liber de incarnatione Verbi Dei et contra arianos. P. G., t. xxvi, col. 982-1028. —Sorte de commentaire sur des textes doctrinaux, divisé on trois parties : réfutation des objections faites par les anoméens contre la divinité de Jésus-Christ; preuves de la divinité du Saint-Esprit; preuves scripturaires de la consubstantialité du Verbe. Ceux qui maintiennent l'authenticité de cet ouvrage, lui assignent comme date approximative l'année 365. Bardenhewer, Les Pères de l'Église, t. n, p. 38. Les doutes reposent surtout sur l'usage de quelques expressions qui ne semblent pas athanasiennes, et sur une interprétation <lu texte : Pater major nie est, .loa., xiv. 28, différente de celle qu'on trouve dans Orat., i, 58. Stiilcken, Athanasiana, p. 61-66; Hoss. Studien, p. 127-128.

\. Liber de Trinitate et Spiritu Sancto. P. G., t. xxvi. col. 1190-1218. — On ne possède qu'une traduction latine de cet écrit, qui a beaucoup de rapport, pour la matière et la méthode, avec le précédent et avec les lettres a Sérapion. Les partisans de l'authenticité donnent la même date approximative que pour le Liber de incarnatione Verbi Dei. Bardenhewer, /ce. cit. Les doutes viennent aussi des mêmes auteurs. Stûlcken, loc. cit., p. 75-7(1. Loofs, dans Realencyklopâdie fur protest. Théologie, 'à' édit., t. il, p. 201.

5. Contra Apollinarium libri IL P. G., t. xxvi, col. 1091-1166. — Deux livres, dont les vrais titres sont, pour le premier. De incarnatione Domini nostri Jesu Uhristi, et pour le second, Desalutari adventu Jesu Christi. Ni dans ces titres, ni dans le corps de l'ouvra n'est fait mention d'Apollinaire, qui vivait encore

liment une réfutation, substantielle et pénétrante, de diverses erreurs apollinari-les. La parfaite intégrité de la nature humaine du Chrisl est. en particulier, nettement défendue. I» après Montfaucon, cet écrit fut composé par saint Athanaso vers l'an 1(72. L'authenticité est contestée de nos jours. Suivant DriUeke, ces deux livres auraient été rédigés à Alexandrie après la moi I de saint Athanaso, entre ."»7;i et ;(77. par llidvme l'Aveupie et l'un do ses disciples, Ambroise, dont parle saint Jérôme, De virit illustr., 126, /'. '... t. xxm. col. 713. Suis suivre Dràseke il.nK scs conjectures ni accepter toutes ses objections, un ^rand nombre de critiques

nient avec lui. ou do moins considèrent comme d • tnce atii.ii!

sont : la diffél I emploi di expressions, comme celle

ùinxrrâvetc dani Qirmation

de la parfaite intégrité de la nature hun Chrisl rnii re raison suppose un pré-ju^.- arbi-

ijet de la doctrine christologique

Athanase. L'expression <!• to<rrà«i; apparti

elle au texte primitif Voir I . C. Conv

Ihe texl "i s. Athanasius, dans J philology, Londres, 1X96. t. xxrv, p. mt discutables, soit ou elli dans leur portée, aussi des auteui nent fermement l'authenticité de l'ouvrage, ou n'accordent pas que la question -oit définitivement tranci re l'authenticité : J. D tammelU i

Alt -na et i 167 sq., et Zur

■urwissensclialtlich? ; ■xxxvui.! .lcken, Athancu-x a " -

75; ii. i . 128-129; >,. Voisin, L'apollinarisme.

jthenticité : V. X. Kunk. c-mpte rendu dans Tl rtaI«c/iriff,Tubingue,1880.t. lxxii,

p. 312; A. ii i ■ i '- », s- Athai 2* édit.', Londres, 1893, Introduction : H. Strater, Oie L des M. Athanasius, Fribourg-en-Brisgui, 189ï 1". Lauchert, Die Lehre des ht. Athanasius, Leipzig, 1895. ] note 2; F. Kattenbusch. D u a\ ostolichi St/n bot, L- 1900,t.n,p Bardenhew. •*•••,

p. 40, constate seulement que l'authenticité soulève des objecUons.

2° Écrits aVauthenticité suspecte.— Tels sont. en général, les ouvrages contenus dans le tome xxvm de la Patrologie grecque sous la rubrique : Dubia. 11 suffit, pour la plupart, d'indiquer le titre : Teslimonia ex sacra Scriptura,de naturali communione similis essentise inter Patrem, Filium cl Spiritum Sanclum, co 80; L'pistola catholica, col. 81-84; Refutatio I Meletii et Eusebii Samosatensis ad tialitatem. col. 83-88; De setema FUii et Spiritus Sancli cum Deo existentia, cl ^ibellianos, col.

95-122; De sabbatis el circum col. 131-142; Homilio •.• l. 143-168; flou

in illud : Profecti inpagum, Matth.. xxi.2,col. 169 // ,lia in passiunem el crucem Domim, col. 185-

Le traité De virginitate, ascest, col. 251

mérite une mention spéciale. Un essai de n habilitation a été tenté' par A. Eichhorn, Athanosii de ri/a ascetica testinionia, p. 27 sq. Malgré quelques adhésions don- .i cette thèse, il semblerait plutôt acquis maintenant que l'ouvrage est apocryphe; anonyme, on conformité île doctrine théologique avec les formules cappadocionnes des environs de 1 an 3*0, mais étroitement apparenté' dans sa partie ascétique à la doctrine eustatliienne. condamnée par le concile de Gangres. Voir M" Batiflbl, Le Ilepi -x-Jin.xi du \o-Athanase, dans Rômische QuartaUchrift fur christliche Altertumskunde und fur Kuc/tengeschichte, Homo. 1893. t. vu. p. 275-286.

Il faut aussi considérer comme suspecte, sinon apocryphe, Vlnterpretatio in symbolum, I ; "'>

■ ov. contenue parmi les Fragmenta. P. (i.. t. XXVI, coi. 1231-1232. A. Ilahn. Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln,3'èdï\., Breslau, 1897. p. 137-138 les recherches faites parCaspari et Kattenbusch. op. cit., t. i. p. 271! sq . cotte 'Ep|«)vs:a dériverait du symbole donné' par saint Kpiphane à la lin de son Ancoratus, l\ i;..t. u.m, col. 234-235, el sérail peut-être 1 œuvred'un des premiers successeurs de saint Athanaso.

Pour les divers écrits exégétiques, contenus dans le tome wii i\c la Patrologie grecque, voir le /' </<• /<i Bible, art. Atiunasi:. t. i. col. 1208 sq. Pris ,iu moins dans l'état ou ils DOus sont parvenus, ils ni I blent pa présenter do garantie suffisante d'authenticité.

ATHANASE (SAINT

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