V. Oblet
AUGER Émond, jésuite français, né en 1530 au village d'Alleman, près deTroyes, entra au noviciat à Rome du vivant de saint Ignace. Apres avoir enseigné avec grande réputation les humanités et la philosophie en lia lie, il revint en France et combattit avec succès les réformés, surtout en Auvergne et à Lyon. Il devint confesseurdu roi Henri III, recteur des collèges deTournon, Toulouse, Lyon, etc., et mourut à Coine, le 31 janvier 1091. L'historien Matthieu l'appelle le • Chrysostome de la France, le plus éloquent et le plus docte prédicateur de son siècle », Après avoir puhlié en 1563, à Lyon, un Catéchisme et sommaire de la religion r/nestienne, qui eut un bon nombre d'éditions françaises, latines ou grecques, il mit au jour, la même année : De la crai/e, reale et corporelle présente de Jéeue-Chritt au sainct Sacrement de l'autel, contre les fausses opinions et modernes hérésies tant des luthériens, tuingliens et westphaliens que calvinistes, 3 in-S\ Lyon, |£65; 3in*8", Paris, 1565-1566; 3in-S", Paris, lôtiT. — Dey taerenwns de l'Église catholique et vray usage d'iccux. Doctrine avérée par toute l'antiquité chrestienne, contre les novateurs de ce temps, in-S\ Paris, lôtiT. — Des teterement, ■•-" baptême et de la confirmation, de
charistie et du sacrifice de la misse, in-S", Paris. r>t>7. — Discours du suint sacrement du mariage, Livres II Contre les hérésies et mesdisanees des oalvinistes, bezeans, ochinistes et melanchtoniene , in-s . Pans. 1572, 1577. — l)u sacrement de pemh
t'e.i Irestiie-iiiieliiiii, in-8\ Lyon, 1571 ou 1574.
|), ; ,i, ta Ci d* fétus, t l|
rot. 682-642; t. vm, coL 1708; 9raaa, P. Emundus A
I AUGUSTIN SAINT. NOM étatlkMR ment : l. S j doc tune. Il
I. AUGUSTIN Saint . vie. œuvre» et doctrine. - Aurelius Augusunui . évéque d Hippone, un d -.uni- et le plu-, iliu
dil us des écrivains dont la peu puis-
sante influence dans la d i
lin,., mbn 354-28 août O0. - I. Vie. II. Œuvre*. LU. Doctrine. I V. Autorité en théol<
I. Vu.. — C'est la vie du docteur, c'est-à-din df son espnt, non de ses vertus ou de son . épiscopal, qui doit être pr sont
d'une richesse incomparable; sur aucun anarir d<- lantiquité nous n'avons des renseignements aatohi phiques et historiques comparables aux Confessions, aux Rélroctatwnt, i la Vila Augustin* par son ami P dius. N'ou^ nous limiterons a indiquer le caractère de chaque période de Cette vie : 1 L • nts et la
con\' -i De lu conversion a l'épine
période de formation doctrinal I
et le plein épanouissement de la doctrine
ln PÊHIOOL- : I.Li ÉG.lttEME.MS II i Là «"VIA;
(354-386).— i" Éducation chrétienne. — Augustin naquit le 13 novembre X>1 àTagaste, aujourd'hui Souk-Aras, à \ingt-cinq lieues de Bone (ancienne llippo-Pegius), alors petite ville libre de la Numidie proconsulaire, récemment convertie au schisme donatiste. Le second nom d'Aurelius ne parait jamais dans sa correspondance, mais lui est donné p.;r les contemporains. Paul Orose, Lib. apologeticus, \.P. L., t. xxxi, col. 117ô. Sa famille, très honorable, n était pas riche. Son père, Patritius, un des curiales de la cité, était encore païen : mais les admirables vertus qui ont fait de Monique fou Monnique, ainsi que le nom est écrit dans les manuscrits i l'idéal de la mère chrétienne, amenèrent enfin son époux au baptême et à une sainte mort (vers 371 . L'éducation d'Augustin l'ut chrétienne. Sa mère le fit marquer du signe de la croix et inscrire parmi les catéchumènes. Conf'., 1. I, c. xi. n. 17. /'. L., t. xxxu. col. 668. Il parail la foi de Monique, et. dans une maladie, il demanda le baptême ; mais, le danger ayant bientôt disparu, selon l'usage déplorable de cette époque, on le di" Il fut mis en rapport avec des hommes de priera, honiirogantes, Conf., 1.1. c. ix. et dans leurs entretiens, Irois grandes idées firent dès lors sur lui une profonde impression : 1. un Dieu providence, qu'il concevait comme magnum aliquem, qui posset. etiant non appareils sensibus tuutris, exaudire nos et subvenire uobis, Conf., 1. 1. c. ix. 1 i. col. 668 : et il le priait avec ferveur. ne in sc/iola vapularem. dit-il. pour ses étourderies d'enfant bien doué-, mais léger, mais dissipé, panel ennemi du ^rec: 2. le Chri-t sauveur : Hoc nomen Salvatoris met Filii lui, m ipso ad hue lacté tnatris, teneeuni cor meum pie biberat, et alte retinebat, et quiequid sine hoc nomme fuisset, quasnvis litleratum, et expolitum, et veridicum, non me totum rapiebat, Conf., 1. III. c. iv. n. 8, col. 686; texte corrigé d'après le Corpus de Vienne: 3. enfin la vie future et sas <, «notions : Audieram enim adhuc puer de vita xterna uobis pr, i . I I. c. xi; et. ailleurs, il nous dit
«le la pensée du jugement : Qui me tus, per varias quidi nunquam rccesut de peclore
Conf., 1. VI, c. xvi, col. "
Augustin sut bientôt tout ce qu'il pouvait apprendre à l'école de Tagaste. Il étudia les belles-lettres dan* la \il!e de Madame, avec des suco s qui surexcitèrent lambition paternelle ; Patrice, s imposant des sacrifices audessus de :-a fortune, résolut de I envoyer à Ci ri h • pn poer a la carrière du forum. Malheureusement il lallut de loties mois pour réunir les ressourct -
: III 11 111 al.
daiiï une oisiveté qui lui latel :u.
AUGUSTIN (SAINT
2° La crise morale (369). — Le second livre des Confessions déplore cette première victoire des passions. Augustin, livré à lui-même, s'abandonna aux plaisirs avec toute la fougue d'une nature ardente. Au début de celte crise, il pria, mais sans désir sincère d'être exaucé : Da mild caslilatem,sed noli modo. Conf., 1. VIII, c. vu, n. 17, ibid., col. 757. Quand, vers la fin de 370, il arriva à Carthage, tout l'entraîna : les séductions de la grande ville encore à demi païenne, les mœurs licencieuses des autres étudiants, la fréquentation des théâtres, l'enivrement de ses succès littéraires : Tumebam typho, Conf.,
1. III, c. m, et un désir orgueilleux d'être le premier, même dans le mal : pudebat non esse impudentem. Bientôt il dut avouer à Monique une liaison coupable avec celle qui lui donna un 111s (372), « le fils de son péché, »et dont il ne se séparera qu'à Milan, après quinze ans de servitude.
Dans l'appréciation de cette crise, deux excès sont à éviter. Les uns, trompés peut-être par l'accent de douleur des Confessions l'ont exagérée avec Mommsen; Loofs, Realencyclopadie, 3e édit., t. n, p. 268, le lui reproche avec raison; mais, à son tour, il excuse trop Augustin, quand il prétend que l'Église permettait alors d'avoir une concubine; les Confessions, à elles seules, prouvent que Loofs n'a point compris le canon 17e de Tolède. Mais l'on peut dire qu'Augustin garda, jusque dans sa chute, une certaine dignité, des remords qui l'honorent, et même, dès l'âge de dix-neuf ans, un véritable désir de briser sa chaîne. En 373, en effet, une direction toute nouvelle est imprimée à sa vie par la lecture de YHortensius. Il y puise l'amour de la sagesse, dont Cicéron fait un si magnifique éloge. Dès lors, un idéal nouveau se lève dans son âme, il rêve déjà — ce n'est encore qu'un rêve
— de renoncer à tout pour la vérité : Viluil mihi repente omnis vana spes, et immortali latem sapienlix concupiscebani œstu cordis incredibili. Conf., 1. III, c. iv, n. 7. Dès ce moment, la rhétorique n'est plus pour Augustin qu'une carrière; son cœur esta la philosophie. La solitude de Cassiciacum réalisera le rêve, retardé par la double séduction des passions et du manichéisme.
3" La crise manichéenne (373-382). — C'est encore en 373, dans sa dix-neuvième année, qu'Augustin tomba, avec son ami Honorât, dans les pièges des manichéens. Pendant neuf ans, novem annos lotos, dit-il, De moribus manich., xix. P. L., t. xxxiii, col. 1374, il fut leur disciple, c'est-à-dire jusqu'à son départ d'Afrique pour Rome.
1. Les causes. — Comment url si grand esprit put-il être séduit par les rêveries orientales, synthétisées par le Persan Mani, en grec Màvr,; (215-276), en un dualisme grossier et matériel, et introduites en Afrique à peine depuis cinquante ans ? Augustin nous a révélé lui-même les causes qui l'entraînèrent: "> Son orgueil se laissa prendre aux promesses d'une philosophie libre, sans le frein de la toi. Les manichéens répétaient : fidem nobis ante rationern imperari...;seaut,em iieniinrni ppemere ad fidem, nisiprius discussa et enodata veritàte. Quis non illiceretur, prsesertim adulescenlis animus, cupidus veri,... superbus et garrulus? De utilit. cred., i,
2, l'.L., t. xi. n, col. 66. Et dicebant : Veritas et Veritas, et miilimii mm dicebant. Conf.,1. I,c.vi,col. 102. — b) Les contradictions qu'ils croyaient montrer dans les Ecritures, par exemple entre les deux généalogies de Matthieu et de bue. Cf. aveux d'Augustin à son peuple. Serm.,Li,6, P. /... t. xxxvm, col. 336. — c) L'espoir de trouver chez eux une explication scientifique de la nature ei di ses phénomènes les plus mystérieux, L'esprit curieux cl An -u tin était ; -mimé pour les sciences naturelles, et les manichéens lui assuraient que pour Faustus, leur docteur, la nature o'avail plus de secrets.
— (/) L'origine du mal tourmentait son esprit, et. taute
olution, il ad ttail la lutte des deux principes. —
e) Le matérialisme, latentdan; un système qui expliquail tout par l'opposition de la lumière et des ténèbres, sédui-
sait Augustin : son esprit ne pouvait se représenter une substance spirituelle. Conf., 1. IV, c.xxivjl. V, c. xvm; 1. VII, c. iv. — f) D'autres causes, d'ordre moral, achevèrent de l'entraîner. D'une part, il se laissa prendre à l'austérité apparente et aux vertus affectées des initiés manichéens, qui, sous le nom d'élus ou de parfaits, faisaient parade de l'abstinence et de la chasteté les plus rigoureuses : plus tard, l'hypocrisie démasquée le convertira. D'un autre côté, quel puissant attrait, que l'irresponsabilité morale, résultat d'une doctrine qui niait la liberté et en attribuait les crimes à un principe étranger! Adhuccuim miliividebatur, NONESSE NOSQUIPECCAMUS, sed nescio quant aliam in nobis peccare naturam; et
bELECTABAT SVPERB1AM MEAM, EXTRA CULPAM ESSE.
Conf., 1. V, c. x, n. 18, col. 714.
Une fois gagné à la secte, Augustin s'y livraavec toute l'ardeur de son caractère: il lisait tous leurs livres, adoptait et détendait toutes leurs opinions; il attaquait la loi catholique miserrima et Juriosissima loquacitate, De dono }iersev.,xx, 53, P. L., t. xi.v, col. 1026, et son prosélytisme fougueux entraîna dans l'erreur son ami Alypius, son Mécène de Tagaste, Romanien, ami de son père, dont la fortune subvenait aux dépenses de ses études, Cont. acad., 1. I, c. i,3, P. L., t. xxxn, col. 907, et enfin cet ami, dont il raconte la conversion, le baptême et la mort. Conf., 1. IV, c. iv, v, P. L., t. xxxn, col. 696.
2. Professorat à Carthage. — Cette période manichéenne coïncide pour Augustin avec le plein épanouissement de ses facultés littéraires. Il était encore étudiant à Carthage, quand il embrassa l'erreur. Ses cours terminés, il eût dû naturellement aborder le forum litigiosum : il préléra la carrière des lettres et revint à Tagaste enseigner « la grammaire », dit Possidius. Le jeune professeur sut captiver ses élèves, et l'un d'entre eux, Alypius, à peine plus jeune que lui, ne voudra plus le quitter ; après l'avoir suivi dans l'erreur, il sera baptisé avec lui à Milan, et deviendra, plus tard, évêque de Tagaste, sa ville natale. Cependant, Monique pleurait son hérésie, amplius quant fient maires corporea fanera. Conf., 1. III, c.xi, n. 19, col. 691. Un saint évêque, sans doute celui de Tagaste, la consola par ces mots : Fieri non potesl, ut filins islarum lacrimarum perçut . Ibid., 1- III, c xin, col. 693. Elle l'avait d'abord ('Tarir' de son foyer, mais bientôt elle consentit à le recevoir dans sa maison et à sa table.
La mort d'un ami très cher rendit à Augustin le séjour de Tagaste odieux. Pour se distraire de sa douleur par la gloire, il va conlinuer à Carthage son enseignement de la rhétorique. Sur ce Ihéàtre plus vaste, où l'ont suivi ses élèves, Alypius et les deux lils de Homanien, ses talents brillent de tout leur éclat; son esprit achève de Se former par d'infatigables études de tous les arts libéraux : omnes libres ariiuni. quas libérales vacant,,., per uiei/isu m In/i et inteiie.ci . quoscumque légère potui. Conf.,1. IV, n.30, col. 705. Ayant pris part à une grande joute poétique, il remporta le prix, et le proconsul \ indicianus déposa sur sa tête, en plein théâtre, la corona agonistica. (Test àcemomenl qu'il composa son premier ouvrage, aujourd'hui perdu, sur l'esthétique, De pulchro et ap.to. Ibid., a. 27, col. 70L
3. Augustin desencàaïUé du manichéisme. — Au fond, même à l'époque de son premier enthousja
I.i doctrine de Mânes laissait dans son esprit de l'inquiétude et des nuages : jamais il ne tut pleinement satisfait, Loin d'avoir été prêtre de la secte, comme plus tard on l'en accusera, Cont. litt. Petit., m, 30, /'. /... t. m, m. col. 357i il ne lut jamais initié ou élu, et resta
an degré tWiiiililcnr, le plus lias de la hiérarrhi ". dm,
une sorte île catéebuménat. Son esprit inquiet i I
ehail partout une réponse aUS mystères de la naline:
bien qu'il .ni toujoui Con) ., I. IV, 3,
694, de l'étude de l'astronomie il alla jusqu'aux rode l'astrologie, heureux de rejeter ses fautes sur
AUGUSTIN SAINT
les astres. Tbid.,i,5,co\. 695. Envain,le magistrat Vindicianius et le jeune Nébridiu essaient de l'arrachei études : il fallut l'hisl leui enfants nés le même
jour | >> • 1 1 1 - l'ébranler. Con/ ,1. \ll, c. vi, n. 10, col En réalité, le problème du mal le tourmentait toujourt et plus le manii lait à lui, moins il calmait
hautement nous -<>nt i ocore
Qrayant de
h philosophie manichéenne : ils détruisent tout, et n.-
peuvent rien bâtir : s Nobis feu iebant quod... ai* .,//... , obruunt enim et quoquo modo operiun , irca sunl "'/uns, ... ut aves, non élections, sed inopia, ,,i eorum dolos décidant. De util, cred., i, 2. P. L., t. xi. n. col. 60. b) Leur immoralité en opposition leur affectation de vertu ; il constata que, sous des dehoi s austères, la vie des élus était scandaleuse, et celle hypocrisie le révolta. De mor. manich., n, 18-20. /'. /... t. xxxu, col. 1372-1378. c Leur infériorité dans la polémique avec les catholiques: aux textes scripturaires, ils n'opposaient que ce mut : o On a falsifié les Écritures, a Conf., I. V, 21, col. 716; De util, cred., 1,7, P. L., t. xlii, col.ti9.il ne savait lui-même que répondre aux questions de Nébridius, reste'' catholique : « Comment I tieu n'avait-il pu empêcher le mauvais principe de lui dérober des pan de la divinité ?» Cont . Fortunatum, disp. l,P.L.,t. xlii, col. 111: Epis t., î.xxix, 7J. L., t. xxxm, col. 272. d) Mais surtout, il ne trouvait point chez eux la science. I cette science, au sens moderne du mot, la connais de la nature et de ses lois, qu'on lui avait promise à ses questions sur les mouvements des astres et leurs causes nul manichéen ne savait répondre. « Attendez Faustus, lui disait-on; il vous expliquera tout, t> Faustus de Milève, le célèbre évêque manichéen, vint enlin à Carthage; Augustin le vit. le questionna: ses réponses lui révélèrent un rhéteur vulgaire, absolument étranger à toute culture scientifique. Conf., 1. V, 3-0, col. 707- 710. Le charme était rompu. Bien qu'il n'ait pas hrisé tout de suite extérieurement avec la secte, son esprit se détacha complètement de ses doctrines. L'illusion avait duré neuf ans.
4. La conversion par la philosophie. — Peu après cette révolution intellectuelle, en 3S3, Augustin, âgé de vingt-neuf ans., voulut chercher à Rome, avec une situation plus honorée, des disciples plus dignes de lui que les eversores de Carthage. Conf., 1. V. 14, col. 712. Sa mère ayant deviné son départ et voulant ne pas se séparer de lui, il recourt à un subterfuge et s'embarque durant la nuit. A peine arrive'' à Rome, il fut gravement malade, sans songer à demander le baptême. Guéri, il ouvrit une école d'éloquence ; nuis, dégoûté par les ruses des écoliers pour ne point paver, il se mit sur les rangs pour une chaire vacante a Milan, et fut agréé par le préfet de Rome Symmaque. Dans une visite qu'il lit à l'évêque Ambroise, la honte' du saint le charma et le décida à suivre sa prédication.
iie'ux ans de lutte' le séparaient encore de la victoire eh' l.i foi. L'esprit d'Augustin, de 383 à 386, passa par trois phases distinctes: d'abord, une période de philosophie académicienne et de scepticisme découragé. De cœur, il n'était plus avec la Becte manichéenne : il fréquentait encore ses adeptes, et, à Home, il logeait chez l'un d'eux: mais la philosophie qu'il lui préférait, ne lui offrait que des doutes: Itaque academicorum more, su ni existimantur, dubitans de omnibus atque inter omnia fluctuons, manie hœos quidem relinquendos de- «... Conf., I. Y,2.">, col. 718; cf. 13, col. 714. Il restera donc catéchumène catholique, comme il l'était depuis son enfance, dm. ce aliquid certi eluceret, quo curauni dirigèrent. îbid.,25. Puis, une période d'enthousiasme néoplatonicien. A peine eut-il lu, à Milan, quelques oues de Platon et surtout de Plotin, que brilla pour lui l'espoir de trouver la vérité. Lui qui se voyait encore
impu r un I Ire- spirituel. Conf . I. VII. I,
col. 733, quand il médita ces profondes théories sur « la lumière immuable i de i ir 1<- mal,
qui est essentiellement privation, mr Dieu,
i être "" '<<■//<//■.•/ et infini, soui
cf. 1, col. 7. 53. s ur le Verbe Ini-nfêmi . qu il croyait trou- \. r dans <•'■- h il se sentit eml
il une nouvi Ile passion, la passion de la philosophie.
, il rêvi il une vie tout» i la recto i
de la vérité, « ie commune de la
mémi passion, Conf.,). VI, 21. col. 731. vie p li t. .ut souci vulgaire d'honneurs, de fortu plaisirs, avec le célibat pour règle. Mais c'est un i il est encore prisonnier de Bes passions. Ibid., '. C'd. 729. Monique, qui a rejoint s,,n fils à Milan. ' cide a accepter un projet d<- mariage, mais la fiai est trop jeune. Augustin '. :
une- autre, hélas ' lui sua riode
il angoisses et de luttes. La lumière entre dans son esprit par la lecture des Écritures, Conf.. I. VII, 2 col. ~ti>; elles lui révèlent les deu rites in-
connues des platoniciens : le Christ sauveur, ■
qui donne la victoire. Bientôt, il a la certitude que Jésus-Chri-t est la voie unique de la v. salut. Ibid., 18, col. 745; cf. 1. IX. 15. La résistan vient plus que du cœur. Un entretien avec Simplicianus, le futur successeur d'Ambroisc, le r. cit de la version du célèbre rhéteur néoplatonicien Victorinus, ibid., 1. VIII. 1. 2, préparent le grand coup de la g qui le terrassa à trente-trois ans. au jardin de Milan (si ptembre 380). Conf., 1. VIII. 12. col. "
Quelques jours après, prolitant des vacances d'automne, Augustin, malade, renonçait à sa chain allait, avec Monique. Adéodal et ses amis, dans la villa de Verecundus, se consacrer à la vraie philosophie, qu'il ne séparait plus du christianisme.