‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 47 sur 338 · DES APÔTRES · texte numérisé non relu

DES APÔTRES

5. APÔTRES Le Symbole des). Nous étudierons d'abord son histoire, puis son origine et son autorité.

I. APOTRES (Le Symbole des). Son histoire.— 1 L'emploi du mot « Symbole i. H. Les deux textes du Sunbole. III. Le texte revu ou gallican. IV. Le texte ancien ou romain au iv et au IIP siècle. V. Le Symbole romain et symboles orientaux. VI. Le Symbole romain avant

l'an 200. . , ,

1. L'EMPLOI ni mot i Symbole ». — Le mot Symbole, qui n'appartient pas à la langue du Nouveau Testament, ni

i celle des Pères apOStotiqueS, peut être dérivé d, mots grecs différents, de iriuiSoAOV qui veut dire I ou (le trupgoATJ (lui veut dire contrat ou contnb, mais il afin! par prendre dans la langue ecclésiastique

un sens historique tardif et qui lia pas grand lien

l'étymologie. 11 but venir, en effet, au iv siècle pour

trouver le mot tymOOfam pris absolument et dans le

sens historique que nous im conn

une fois acquis, pour constater les efforts que font les écrivains ecclésiastiques latins qui veulent l'accorder ,,vee L'étymologie. Fauste de Riea, se rappelant que le moi symbole désignait la cotisation (pie les membres d'un même collège donnaient pour couvrir les frais d,- repas du collège [apud vei '"'wr

APÔTRES (LE SYMBOLE DES

quod de substantiel collecti in unum sodalcs in medio conferebant ad solemnes epulas, ad cœnœ communes expensas), imagine que les pères des Eglises, Ecclesiarum patres, ont tiré des Écritures les textes « prégnant de divins sacrements », et, pour la pâture et le festin des âmes, les ont réunis en formules brèves et précises, expedita senlentiis, sed diffusa mysteriis, et de là le Symbole, et hoc symbolum nominaverunt. Homil. r, Caspari, Anecdota, t. I, p. 315. Nicétas de Rcmesiana pense au sens de contrat : Retinele semperpactum quod fecistis cum Domino, id est hoc symbolum quod coram angelis et hominibus confitemini : pauca quidem sunt verba, sed omnia continent sacramenta. Expl. symb., 13, P. L., t. lu, col. 873. Rufin pense au sens de signe et au sens de contribution : Symbolum enim grœce et indicium diei potest et collatio, hoc est quod plures in unum conférant. A ses yeux, le signe équivaut au mot de passe que, dans une guerre civile, où tous les hommes d'armes ont même costume et même langue, les chefs donnent à leurs hommes, ut si forte occurrerit quis de quo dubitelur, inlerrogatus symbolum, prodat si sit hoslis vel socius. Comm. in symb., 2, P. L., t. xxi, col. 338. Rulin, aussi bien que Fauste ou Nicétas, font de l'accommodation à propos d'un terme qui était reçu dans les Églises latines dès la fin du IVe siècle, et qui désignait une chose déterminée, sans avoir en soi un sens précis.

Le terme de Symbolum apostolorum est signalé pour la première fois dans l'épître du concile de Milan au pape Sirice, qui figure parmi les épitres de saint Ambroise et a sans doute été rédigée par lui. Il est intéressant de noter que, dès cette première fois où il est question du symbole comme étant des apôtres, c'est du symbole propre de l'Église romaine qu'il s'agit. Le concile de Milan dit : Si doctrinis non creditur sacerdotum, credalur... symbolo apostolorum quod Ecclesia romana intemeratum semper cuslodit et serrât. Epis t., xlii, 5, P. L., t. xvi, col. 1125. Nous allons voir, en effet, que le texte qui porte le nom de Symbole des apôtres est proprement la profession de foi baptismale de l'Église romaine.

II. Les deux textes du Symbole. — Le Symbole des apôtres nous est connu sous deux recensions sensibleun nt différentes : le texte reçu, celui que nous rencontrons actuellement dans la liturgie du bréviaire, du rituel, etc.; un texte plus court, plus ancien aussi. Nous les reproduisons parallèlement :

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