‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 64 sur 338 · APPROBATION DESORDRES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

APPROBATION DESORDRES RELIGIEUX

Voir Ordres religieux.

APPROPRIATION {AUX PERSONNES DE LA SAINTE TRINITÉ i II

Ses raisons d'être. 111- ; 'ion-. IV. Bis)

iii la doctrine.

I. Nati ri. DE l'appropriation. — l" L'appropriation, xtfXXijffic, est un procédé de 1 ployé pour traiter des trois personnes divines humain est très pauvre en concepts propres concernant la Trinité, et la parole n'a que peu de termes pour exprimer les relations mutuelle- cl le cal in-l du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Pour obvi cille indigence, la théologie a recours à des conce] : à des mots par lesquels sont traduits d'autres objets, elle les applique par analogie ou par appropriation aux sonnes de la sainte Trinité. Par exemple, la théol possède une connaissance claire el certaine des choses iinies, elle trouve dans les créatures ou entre elli I propriétés, des rapports qui ont une certaine similitude avec les caractères et les relations des personnes nelles, elle éclaire ceux-ci par ceux-là. la Trinité par la créature : c'est ce qu'on appelle les vestiges de la Trinité dans la création. Voir Analogie, col. 1142. Vfcsr — La théologie possède encore des notions nombreuses et solides sur la nature divine, soi pro-

priétés, ses opérations immanentes ou extérieures, < a-dire sur ce qui est commun aux trois personnes divines. Quand elle emprunte ces notions pour les attribuer à une personne de la sainte Trinité de- préférence à une autre personne, elle emploie ce qu'on appelle l'appropriation. 11 y a donc entre l'appropriation et les vestiges cette différence que, par les vestij.es. on prunte à la connaissance du crée, tandis que, par l'appropriation, on utilise la connaissance de Yincréé et de l'unité pour éclairer la Trinité. Sicut igitur sirnilitudine vestigii vel imaginis in creaturis inventa utimur ad manifestatùmem tUvinarum personarum ; ita et esscntialibus altributis: et liœc rnanifestatio personari'nt per essentialia aUributa, appropriatisnomnia/u»-. S. Thomas, Sum. theol., I», q. xxxu. a. 7. . 2° Pour bien s.ii-ir la nature de l'appropriation, il faut observer que la chose appropriée à une personne divine ne lui est pas cependant attribuée en propre a itttofl des autres personnes. Pai exemple, quand saint Bonaventure, In IV Sent., 1. 1. disk XXXIV. q. m, Quaracchi, 186J, p. 512, dit que le Père est puissance, le Fils sagesse, et le Saint-Esprit bonté, il n'entend que la puissance n'appartient qu'au Père à l'exclusion du Fils et du Saint-Esprit, ni que 1 a ..ppartient

uniquement au Fils et la bonté exclusivement au Saint- Esprit. Les qualités el opérations divines ne c. d'être essentielles et communes parle fait qu'on lesapproprie à l'une des personnes. Cf. S. Léon. Serin., lxxvi. c. n. P. L.. l. Liv. col. 105. C'est par une erreur de cette nature qu'Abélard réservait la puissance au Père seul. — Mais, s'il faut éviter l'exclusion des autres personnes, il importe cependant d'admettre une préfén pour celle a qui l'on attribue la qualité appropriée. Phi du Fils : Tu solus Sanctus; Tu solus Domtmta; T. lus Altissimtts, Jesu Christe, n'est pas faire une appropriation, parce que ce n'esl | autres personnes et l'affirmer, de préféreno Saint, Seigneur et Très-Haut Au contraire. l'exemple, cité plus haut, il y a une réelle appropriation parce que les trois personnes (tant comparées, kl puissance est attribuée de préférence au Père, la - Fil-, la bonté à l'Esprit-Saint.

:; De ce qui précède on peut conclure : I. Que f le- qualités ou opérations essentielles d servir de matière à une appropriation, car toute- dirent toujours un caractère sous lequel ou puisse, d une :

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