PIERRE DE CELLE — PIERRE LE CHANTRE
Dans celle correspondance — - dont il est impossible de faire L'analyse — les sujets les plus divers sont abordés. Pierre de Celle, en qualité d'abbé, parle souvent des monastères, de leur administration temporelle, de la défense de leurs biens el de leur aménagement. Il s'inquiète de la tenue morale, de la discipline des moines et leur donne des règles de conduite. Aux princes, il rappelle les devoirs de protection qu'ils ont à assurer vis-à-vis des couvents et les blâme des spoliations commises au détriment des religieux. Il intervient dans les conflits qui s'élèvent entre les seigneurs et les évêques et ne craint pas, en cas de besoin, de solliciter l'appui moral de la papauté. Enfin, bien souvent, il aborde des questions de spiritualité, de morale, à l'occasion du mariage de sa nièce avec Pierre de L'a Tournelle par exemple, et même de pure théologie, en particulier à propos des prérogatives de la très sainte Vierge et de son immaculée conception, et d'autres encore.
Les écrits ascétiques de Pierre, ses sermons et ses lettres donnent une idée de sa puissance de travail et de sa prodigieuse activité, pratique et littéraire. Bien qu'il ait occupé l'important siège abbatial de Saint- Remi et ait été évèque de Chartres, il est plus connu dans l'histoire par son titre d'abbé de Moulier-la- Celle. C'est un indice que, s'il a joué parmi ses contemporains un rôle remarquable, il n'est cependant qu'une ligure de second plan.
f. Textes. — Les Lettres ont été publié .^ d'abord par J. Sirmond, Paris, 1013 (édit. reproduite dans Opéra omnia, t. m, Venise, 1723, col. 659-830); en 1671, dam Am'iroise Janvier d.Mine l'édition d2s œuvres complètes, Pelri Cellcnsis opéra omnia, 1 vol. in-1", reproduit dans la Maxima bibl. Palrum d.2 Lyon, t. xx.ni, p. 636-007, et dans P. L.,