IMKRRK LE CHANTRE PIERRE CHARRON
unam seriem compendiosi.us propriis vcrbis coarctavit. Gutjahr, p. 53.
Sur l'Ancien Testament, on connaît 23 gloses. Les autres sont perdues. Celles qui ont Irait au Nouveau Testament sont moins nombreuses.
Sur l'harmonie des quatre évangiles, Pierre le Chantre a écrit un travail intitulé : Glossse. super imiim ex quatuor. Quatuor jades uni eranl; sicut trinilas personarum unitati diviiur essentise non prsejudicat, sic nec quaternarius evangeliorum unitati connu. A la fin, on trouve souvent cette phrase : Expliciant glossœ IV evangeliorum collecUe et excerplœ cum labore super unum ex IV secundum Petrum Cantorem Parisiensem, in quibus punctus super punctum positus in littera vel luvc figura in nota est verborum magistralium; punctus vero juxta punctum positus vel hsec fif/ura G. nota est uerborum et auctorilatum sanclorum; figura vero « in » lilerse Grœcœ in murgine positse nota est glossarum, quse faciunt contrariclatem sibi vel textuivel quustionem vel solutionem alicujus, vel moralitatem exprimunt vel pungunt et a/Jectus movent vel quie supervacuir sunt.
Les autres gloses de Pierre le Chantre portent sur tes Actes des apôtres (Liquefacta est terra), les quatorze lettres de saint Paul (Ab increpatione tua \ugient), sur les sept épîtres catholiques (Os meum /oquetur sapientiam), et sur l'Apocalypse (Hwc sola linter libros Novi Tcstamenli vocatur prophelia).
Ces ouvrages ne sont pas toute l'œuvre de Pierre, car il y en a beaucoup qui sont perdus et connus de nom seulement.
6. Ouvrages perdus. — Dans sa collection des sermons du xne siècle, L. Bourgain en a relevé trois de Pierre le Chantre, provenant du Paris. 14 859, et porte sur eux ce jugement : « Pierre le Chantre fut un prédicateur plein de poids dans ses discours: il enseignait comme un flambeau ardent et brillant (Jacques de Vitry, Hist. des croisades, c. vu). C'est au pied de sa chaire que Foulques, curé de Neuilly, venait avec des tablettes et un burin; il recueillait les paroles du maître pour les redire le dimanche à son troupeau. De tant de discours populaires, il ne nous reste que trois sermons. » La chaire française au XIIe siècle, p. 50. Mais une étude minutieuse révèle que ces sermons ne sont que des emprunts faits au Verbum abbreviatum,