‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 161 sur 437 · PIERRE DE POITIERS · texte numérisé non relu

PIERRE DE POITIERS

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prébende, dont il compare le sort à la médiocrité du pauvre maître d'école. Incipit : Temporibus nostris mutari sseeula cerno; explicit : Qui pro grammatice mendicant garmlitate. Texte publié dans Notices et extraits des mss., t. xxxi a, 1881, p. 130-132; — ■ 3. De sacra eucharistia, ou De sacramento altaris, beaucoup plus intéressant pour le théologien; publié par Busée (cf. P. L., t. ccvn, col, 1135-1154) et par Beaugendre (cf. P. L., t. clxxi, col. 1195, au bas, -1212); le texte de Busé ■ est préférable; il donne un prologue qui indique le nom de l'auteur (vers 15) et invoque successivement les trois personnes de la sainte Trinité. Dans l'édition de Beaugendre, le prologue (c'est en réalité une autre composition) est tout différent et roule sur le thème : Cun panis et vinum in sacramento corporis- et sanguinis Domini ofjeratur et cur aqua admisceatur ; à quoi se joint un groupe de trois distiques, expliquant la signification des trois messes de Noël; c'est seulement après que vient le prologue proprement dit de la pièce que nous étudions (col. 1198, dernière ligne) où est expliqué le dessein de l'auteur. Les deux textes se rejoignent au § Ie* du poème : Panis in altari Verbi virilité sacratus. Le poème est, en effet, divisé en 26 paragraphes; en tête de chacun se lit, en prose, le sommaire du sujet traité. L'ensemble constitue un exposé didactique du sacrement de l'eucharistie qui ne manque pas d'intérêt, en ce qu'il représente la doctrine courante à la fin du xi° siècle. Les idées et, jusqu'à un certain point, la suite du développement, nous paraissent apparentées à ce que l'on trouve dans le traité de Paschase Radbert, De corpore et sanguine Domini. 11 n'y manque môme pas les invectives contre la perfidie judaïque, qui refuse de croire au Christ et à son eucharistie. Cf. § 16. On remarquera la manière dont le poète exprime le miracle de la transsubstantiation :

Nam res qua? panis pridem substantia mansit In Cliristi carnem Deitatis munere transit

(§8, vers 4 et 8),

d'après le texte de Busée; celui de Beaugendre nous paraît difficile à maintenir :

Nam res cui panis per idem substantia mansit Somme toute, il vaudrait la peine que l'on donnât une édition critique de ce petit poème.

Nous pouvons être plus bref sur les autres œuvres de Pierre; — 4. De illa quie impudenter filium suïimadamavit, en 246 hexamètres, décrit la passion incestueuse d'une mère pour son fils, les résistances de celui-ci, l'accusation portée par la mère contre son fils, la condamnation de l'enfant qui est, en fin de compte, déclaré innocent par un miracle. Texte dans B. Hauréau, Notice et extraits de quelques mss., t. v, p. 220- 226; — 5. De laude Flandriœ, précieux en ce que ce petit poème (44 hexamètres) permet de fixer la patrie et l'époque approximative de l'auteur. A ce moment, la Flandre, avec Godefroy de Bouillon, vient de conquérir Jérusalem sur l'infidèle, vers 17 sq. Texte publié par L. Delisle, Instruct. adressées par la comm. des trait. Iiist., p. 29, et par Wattenbach dans le Neues Archiv, t. xvm, p. 509 sq.; — 6. Mentionnons enfin les petites poésies contenues dans le Liber jloridus au n. 68 : cinq petites pièces dont on trouvera l'énumération et, partiellement, le texte, dans P. L., t. clxiii, col. 1014; au n. 134 : De excidio romani imperii versus, et De egestate et famé et siti Guise (non signalé dans P. L.); au n. 135, De mala muliere, différent du poème signalé ci-dessus.

Histoire littéraire de lu France, t. xm, 1814, p. 129-433; Ch. Fierville, description du ms. 115 de Saint-Omer, d ins Notices et extraits des mss. de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques, t. xxxi a, Paris, 1884, p. 113, 129 s [.; B. Hauréau, dans Notices et extraits de quelques mss. latins,

1892, p. 1210-228; I.. Willems, art. Pierre le Peintre, dans Hioqraphie nationale de Belgique, t. xvn, 1903, toi. 466- 170; Manilius, Gesrh. der lat. Lileratur des M. A., t. m, 1031, p. X77-X83.

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