‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 205 sur 437 · FIDEI ». — /. PREMIÈRES MESURES CONTRE RICCI · texte numérisé non relu

FIDEI ». — /. PREMIÈRES MESURES CONTRE RICCI

Les polémiques soulevées autour du synode de Pistoie avaient attiré l'attention de Rome, même avant la publication officielle des Actes, et une Congrégation fut chargée d'examiner les décisions prises. D'autre part, le crédit de Ricci grandissait : à Florence, comme auparavant dans ses Instructions pastorales, il s'était fait remarquer par l'audace des réformes qu'il proposait; au lendemain de l'échec des assemblées de Florence, le duc Léopold lui demandait de dresser un plan de règlement pour toute la Toscane. L'évêque répondit à ce désir et rédigea un mémoire sur l'uniformité des études du clergé, l'ordination des prêtres, le salaire des curés, les droits et les devoirs des évêques, les synodes diocésains, les cérémonies religieuses, le culte des images, la réforme du bréviaire et des fêtes, l'usage et l'administration des biens ecclésiastiques, les bénéfices, la collation des cures, le mariage, le serment de fidélité à la cour de Rome, etc. Ce plan ne fut pas publié, mais il a été conservé dans les archives de la famille (De Potter, Vie et mémoires de Ricci, t. n, édit. franc., 1826, p. 255-256, et Vie manuscrite de Ricci par l'abbé X..., p. 187-191). Rome ignorait le détail de ces projets, mais elle en connaissait l'ensemble, puisqu'en réalité ceux-ci n'étaient qu'une mise au point des décisions du synode de Pistoie et des discussions des assemblées de Florence.

1° Examen des Actes de Pistoie à Rome. — Pie VI avait nommé une commission d'évêques et de théologiens pour examiner ces projets. Un prélat italien avait discuté, en détail, les principaux articles et son travail fut publié plus tard, sous le titre : Analisi del concilio di Pisloia, celebrato nel mese di setlembre delV anno 17S6... osia saggio de molli errori contra la fede... opère postremo di Giuseppe Antonio Rosier, 2 vol. in-8°, Assise, 1790. On dit que les Actes de Pistoie eussent été condamnés dès 1788, si « la modération du pontife ne lui eût fait craindre de blesser, par là, un prince ombrageux et susceptible ». Picot, Mémoires, t. vi,

Le grand-duc demanda au pape de lui communiquer confidentiellement tout ce qu'on trouverait à blâmer dans les Actes du synode, avant de prononcer une condamnation. La première Congrégation, écrit De Potter (op. cit., t. ii, p. 270-271) ne trouva rien à reprendre et la seconde ne s'arrêta qu'à des scrupules sans importance et n'allégua que des doutes sophistiques sur la signification des termes et sur les intentions secrètes

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