IV. LE CONCILE DE SAVONNIÈRE (TULLENSE PRI
MUM) (859). — Les graves préoccupations politiques des années 857 et suivantes amenèrent un calme relatif dans les joutes théologiques. Quand enfin Louis le Germanique eut repassé le Rhin, les souverains des États de la rive gauche, Charles le Chauve, Lothaire II, Charles de Provence, décidèrent de réunir leurs épiscopats en juin 859, à la villa de Savonnière, non loin de Toul. Bien des questions devaient être traitées dans ce synode, mais il était à prévoir que le problème théologique serait agité, puisque les représentants de l'un et l'autre partis allaient se trouver en présence.
1° Réunion préliminaire de Langres. — C'est dans cette prévision que les éveques de Provence se rassemblèrent à Langres autour de leur roi, pour arrêter la conduite qu'ils tiendraient à Savonnière.
Les canons de Valence furent relus et approuvés. Toutefois, dans le can. 5, on retrancha la citation d'Hebr., x, 26, suppression dont on ne comprend pas bien les raisons, et surtout dans le can. 4 on supprima l'incise désobligeante relative aux capitula de Quierzy. Il fallait éviter de faire injure à l'épiscopat de Charles le Chauve, dont le roi lui-même avait sanctionné les décisions.
A la suite du 6e canon, les éditions des conciles donnent ici une série de textes groupés sous le titre : Senlenlix Palrum de gratia et libero arbilrio (elles sont aussi dans les pièces justificatives du deuxième traité d'Hincmar, P. L., t. cxxv, col. 63). Ces Sententiœ ont-