‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 409 sur 437 · PRÉDESTINATION. ÉPILOGUE DE L'AFFAIRE GOTESCALC · texte numérisé non relu

PRÉDESTINATION. ÉPILOGUE DE L'AFFAIRE GOTESCALC

l'économie du plan divin primitif et de la rédemption

par le Christ : Si l'homme avait persévéré dans la volonté de son Créateur et n'avait pas péché, il ne mourrait pas et n'engendrerait pas des lils de la mort et de la géhenne. Par le mérite de sa fidélité et par

juste récompense, il eût reçu en présent, comme les anges saints l'ont reçu, le privilège que son Créateur. à l'image de qui il fut créé, possède par essence, de ne pas vouloir pécher, de ne plus tomber : ut nec peccare vellet, nec jam cadere posset. Mais le démon lui porta envie parce que, homme de la terre, il devait monter, par l'obéissance due à Dieu, au ciel, d'où lui-même, esprit angélique, était tombé par orgueil. Ajoutant foi a ses mensonges, plutôt que d'observer la volonté de sou Créateur, abusant de sa liberté, l'homme abandonna Dieu; justement abandonné de Dieu par un équitable retour, il pécha et tomba et, par son mauvais vouloir, perdit son bon pouvoir, et per maltini velle perdidit bonum posse, qui per posse bonum vincere potuit velle malum. (".'est ainsi que le genre humain est devenu la massa perdilionis que Dieu, sans injustice, pouvait abandonner tout entière à son sort, mais dont il sauve plusieurs par une grâce ineffable : Qua de re faela est massa perdilionis totius generis humani, de qua, si nullus ad salutem eriperetur, irreprehensibilis esset Dei justifia; quia vero multi salvantur inefjabilis est Dei gralia.

FA la lettre expose l'incarnation et la passion, les débuts de la vie de l'Église, qui doit durer jusqu'à ce que soient sauvés tous ceux qui doivent être sauvés, c'est-à-dire tous les prédestinés ou, comme il est écrit, les lils de Dieu qui étaient dispersés, c'est-à-dire qui se trouvaient justement dans la masse de perdition et qui en furent tirés par choix, avant que le monde fût, par la prédestination de Dieu, pour qui rien d'accompli n'est passé, rien n'est futur; jusqu'à ce qu'ils soient rassemblés en un, en la plénitude de l'Église éternelle du ciel, d'où le diable est tombé avec sa suite et où doivent monter pour y être associés à eux autant d'hommes sauvés qu'il y est resté d'anges élus : Donec omnes qui salvandi sunt, ia est omnes pr/edestinati, »elul srriplum est filii Dei, qui >.ranl dispersi, id est in massœ generaliler perdilie ex debito relictione einspersi, et ex ea antequam mundus fieret, prœdestinalione Dei, cui ni lut prœlerilum transiit aecedilque fulurim, electi, scilicel gralia Dei, congregenlur in ununi : in plenitudinem videlicel aelestis ac sempiternel' Ecclesi;r ad quant lanti ex hominibus salvatis et eidem sociandis sunt ascensuri, unde diabolus cum suis sequacibus eecidil, quanti illic elerti angeli remanserunt. Le même Dieu a fondé par ses saints l'Église sur la terre, il la gouverne et les fidèles doivent maintenir l'Église et ses serviteurs. Ainsi s'achève, sans aucune mention de la prédestination ad mortem qui faisait la principale difficulté, la partie dogmatique de cette lettre synodale, dont la suite traite la question des usurpateurs des biens ecclésiastiques, lesquels sont menacés de toutes les foudres des Fausses Décrétâtes. On aura remarqué les principes invoqués dès le début du document :

1° Au ciel et sur terre, Dieu fait tout ce qu'il veut, et rien n'arrive sinon ce qu'il fait par bonté ou permet par justice; 2° Dieu veut le salut de tous les hommes. Hincmar n'abandonne pas ce principe, mais il a d'abord formulé l'autre, le grand principe augustinien de la toute-puissance, qui a comme corollaire inévitable l'efficacité intrinsèque de la grâce, et qui entraîne aussi cette conséquence que nul ne saurait être meilleur qu'un autre s'il n'est plus aimé de Dieu, car rien n'arrive de bien en tel homme plutôt qu'en tel autre, en Pierre plutôt qu'en Judas, et non pas inversement, sinon ce que Dieu a fait en celui-ci et non en celui-là. Le second principe relatif à la volonté salvifique uni-

DICT. DE THÉOL. CATHOL

verselle ne peut viser une volonté efficace, puisque Dieu fait tout ce qu'il veut d'une volonté efficace. 11 y avait de quoi satisfaire les augustiniens. Ils n'exigèrent rien de plus et c'est pourquoi dès lors la controverse cessa.

Épilogue de l'affaire Gotescatc. — Que devenait pendant ce temps le malheureux moine, première cause de tout ce tumulte? Nous ne saurions dire si, comme certains l'ont prétendu, on l'engagea à souscrire la lettre synodale de Thuzey. Hincmar avait d'ailleurs contre lui d'autres griefs, au sujet de la formule Te Irina Deiias unaque, que l'archevêque avait interdite, que Gotescalc avait défendue. A quoi Hincmar avait riposté en 860-861 par un énorme traité, Ad filios Ecclesise suœ, P. L., t. cxxv, col. 473-618, qu'il envoya d'ailleurs à Gotescalc sans réussir à le faire changer d'avis.

Dans le monde ecclésiastique, toutefois, on finissait par s'émouvoir du sort de Gotescalc. A Rome, le pape Nicolas Ier s'en inquiétait. Aussi, au concile réuni à Metz en juin 863 pour ventiler la cause du divorce de Lothaire II, les légats pontificaux convoquèrent Hincmar et Gotescalc, pour que l'affaire fût tirée au clair. Hincmar prétendra plus tard qu'il ne fut pas touché à temps par la citation. Epist., u, ad Nicolaum, t. cxxvi, col. 43 A. fl dut être dès lors question de faire venir à Rome le malheureux moine. A quoi Hincmar repartit (fin 863-début de 864) que, si un ordre exprès du pape lui en venait, il enverrait son prisonnier à Rome ou à toute personne que le pape aurait désignée pour l'examiner; mais il entourait cette concession de toutes sortes de restrictions. Ibid., col. 45 CD.

Les choses n'allèrent pas plus loin pour le moment. Mais l'idée d'un recours à Rome faisait son chemin. En 866, Guntbert, un moine de Hautvillers, réussissait à s'enfuir du couvent, chargé sans doute de porter au pape l'appel de Gotescalc. Très ennuyé de cette affaire, Hincmar, qui avait pour lors les plus graves difficultés avec Nicolas Ier (alïaire de Wulfade), instruisit Égilon de Sens, son représentant à Rome, de toute l'affaire Gotescalc, lui demandant d'agir auprès du pape, mais sans trop insister. Hincmar, Epist., ix, ad Egilonem, t. cxxvi, col. 68-71. C'est dans cette lettre que se trouve le passage relatif à ce que Prudence de Troyes avait inséré dans ses Annales au sujet de l'approbation par le pape des capitula de Savonnière. Ci-dessus, col. 2927.

On ne sait quelle suite eut l'affaire sur ce point précis et si le pape fut renseigné sur le sort de Gotescalc. Les reproches que l'archevêque reçut du pape, en mai 867 (cf. Epist., xi, ad Nicolaum, t. cxxvi, col. 78), ne se rapportent certainement pas à notre point. Hincmar, dans les années qui suivirent, s'efforça d'amener le malheureux moine, dont on disait la mort prochaine, à une rétractation qui aurait permis de le réconcilier à l'Église et de lui donner les sacrements. Voir le mil des tentatives d'Hincmar dans l'appendice au traité Ad filios Ecclesise suœ, t. cxxv, col. 615 sq. H n'y a pas lieu de douter de la charité sacerdotale de l'archevêque. Mais les procédés dont il avait usé à l'égard de= Gotescalc avaient définitivement buté celui-ci. Il mourut sans s'être réconcilié avec l'archevêque, à une date que nous ne saurions préciser, entre 866 et 870.

Conclusion générale. — Pour l'historien des doctrines, le cas personnel de Gotescalc n'a. en définitive, qu'une importance secondaire. Qu'il ait, comme le lui ont reproché Rhaban Maur et Hincmar, enseigné la réprobation positive des damnés, leur destination, antérieure à toute prévision de démérite, au péché e1 à la peine, ou qu'il ait simplement urgé, comme l'ont pensé ses amis, un Ratramnè, un Serval Loup, el même un Prudence, l'enseignement d'Augustin sur la prédestination positive des élus anle prœvisa mérita, cl

PRÉDESTINATION. LA CONTROVERSE DU IXe SIÈCLE

sur sa conséquence en apparence inéluctable, l'abandon dans la massa damnala de ceux qui n'en ont pas été discernés par un choix de Dieu, juste et bon tout à la fois, on peut encore en discuter aujourd'hui. Demain peut-être la publication d'un Corpus de Gotescalc, annoncé par dom Morin, préparé par dom Lambot, permettra de donner plus de corps aux hypothèses qui ont été faites.

' Mais l'intérêt vrai de l'alfaire Gotescalc n'est pas là. Il est dans les conséquences que les propos plus ou moins sages de ce moine ont pu avoir. La plus claire a été de montrer que l'unanimité était loin d'être faite sur ces pro/undiores quœstioncs. On vit, en quelques années, se dresser théologiens contre théologiens, synodes contre synodes. Et que l'on ne pense pas qu'il y -eût ici pure logomachie. C'est bien l'éternelle lutte entre les deux tendances qui se sont partagé les esprits. Pour les uns, partisans d'Augustin, i) s'agit d'affirmer avant tout le primat do la volonté divine; pour les autres, qui prétendent eux aussi se réclamer du grand docteur, l'essentiel est de sauvegarder le libre jeu de l'action humaine dans l'atïairedu salut. Qu'ils le veuillent ou non, qu'ils se réclament d'Augustin (en reléguant au second plan son très fidèle disciple Fulgence), ou que, timidement, ils risquent contre lui un essai d'émancipation, les hommes d'action comme Rhaban Maur, comme Hincmar, sont amenés à voir dans la prédestination une prescience des mérites, à faire de Dieu le simple témoin d'une lutte dont il couronne les vainqueurs. Les autres, hommes de science, comme Ratramne, comme Loup, comme Rémi ou Florus, se sont tenus fidèlement, fautil dire trop fidèlement, à la doctrine augustinienne : Dieu d'abord. Dans la massa damnationis, sa providence, pour des raisons inscrutables, mais où la justice a sa part comme la bonté, décide par un libre choix de séparer un certain nombre (disons, si l'on veut, un nombre immense) d'élus que, par des moyens infaillibles, il conduira au salut. Quant à ceux que ce choix ne distingue pas, demeurés dans la massa damnationis, comment pourrait-on imaginer qu'ils en puissent sortir? Comment même pourrait-on dire que s'étende à eux la volonté salvifique? Comment pourrait-on dire que le sang du Christ ait été versé pour eux? Devant cette dernière conséquence, à la vérité, nos augustiniens du ixe siècle ont été pris d'inquiétude. Ni Prudence, ni le Liber de tribus epislolis, ni les canons de Valence ne voudraient affirmer que le Christ n'est mort que pour le salut des prédestinés. La logique cède, chez eux, à d'autres considérations qui ont leur force et leur valeur.

En résumé, l'épisode du ixe siècle contient en germe tous les débats ultérieurs. Deux conceptions étaient aux prises, elles le restent encore aujourd'hui, exprimant chacune à sa manière quelque chose de l'incompréhensible mystère.

Voir, outre l'art. Gotescalc, l'excellente bibliographie de Hefele-Leclercq, t. iv, lr»part.,p. 138-139. L'ouvrage capital est celui de H. Schrôrs, Hinkmar Erzbischof non Reims. Fribourg, 1881, p. 88-174. Il convient de signaler, entre autres, les études de A. Freystedt, Sliidieit zu Goltschalks Leben une Lettre, dans Zeitschr. fur Kirchengesch., t. xvm, 1898, p. 1-23; p. 161-182; p. 529-54.3. J'ai utilise surtout l'étude même de Hefele-Leclercq. Je l'ai même suivie pas à pas, en Vérifiant ses source-;. Il convient toujours de se reporter a'.' x travaux des érudits du xvir2 siècle : J. Usher, Gotteschalci et j rœdeslinalianœ controversieé histnria, Dublin, 1631; J. Sirmond, cf. ci-dessus, col. 2804; L. Cellot, S. J., Historia Gotteschalci, 1655; H. Noris, Synopsis historiés gotthesçalcianœ, posthume, dans Opéra, t. iv.col. 682-718.

On se bornera à indiquer ici la liste alphabétique des principaux auteurs qui jouèrent un rôle dans la controverse, et les titres de leurs œuvres. Ce sont ces sources qu'il laut avant tout consulter.

Amolon, Epislula ad Gothescalcum, P. L., t. cxvi, col. 81- 1)6; Responsio ad interrogationem cujusdam de prœscientitt et

priedcstinalione divina et libero arbitrio, col. 97-100; De gratta et prœscientia Uei, deque prœdestinatione et libero arbitrio. de spe item ac fidueia salutis et de senlentia sancti Aunusliiii. col. 101-106; B. Augustini sentenliœ de pricdestinationc et gratia l)ei et libero Itominis arbitrio, col. 105-140. — Florus, Sermo de prœdestinatione, P. L., t. exix, col. 95-102; (sub nomine Ecclesùe Lugdunensis ) Adversm Joannis Scoti Erigenm erroneas definiliones liber, col. 101-250. — Gotescalc, Profession de foi, au concile de Mayence, fragment conservé par Hincmar, P. L., t. cxxv, col. 98 et 90, cf. t. CXXI, col. 368; lettre à Rliaban Maur, écrite pour sa défense après le concile de Mayence (848), perdue, fragments conservés par Hincmar, groupés dans P. L., t. cxxi, col. 366-368; les deux professions de foi, Confessio brevior, Confessio protixior, dans J. Usher (Historia Gottesealci, Dublin, 1631, Haguenau,1662), dans Mauguin, Scriplores noni sœculi qui de prœdestinatione et gratia scripserunt, Paris, 1650, t. I, p. 7-25, dans Lebeuf, Dissertations sur l'histoire ecclésiastique et civile de Paris, 1739, t. i, p. 493 sq., dans Migne, P. L., t. cxxi, col. 347-366, dans Perusi, Gotlcschalc, Rome, 1911 . p. 85-114; le Pitlacium, dont l'authenticité est contestée sans preuve par Mauguin, perdu, cité par Hincmar. P. L.,t. cxxv, col. 275,365,370,371-372; lettre à Armlon, perdue. Dom Morin a retrouvé, en ms., une collection importante d'opuscules inédits de Gotescalc, cf. R:vue bénédictine, 1931, p. 303-312; dom Lambot en prépare actuellement la publication. — Hincmar de Reims, Epislula ad reclusos et simpliees in Remensi parochia, publiée par Wilhelm Gundlach, d'après le ms. 141 de la bibliothèque de l'université de Leyde, dans Zeitschr. fur Kirchetgach., t. x, 1889, p. 258-309; Epislula ad Carolum regem, préface du traité perdu sur la prédestination, P.L.,t. cxxv, col. 50-56; Capitula Carisiaca, De prœdestinatione Dei et libero arbitrio, posterior dissertatio adversus Golheskalcum elcœteros prœdestinatianos, col. 65-474; Epistola Tusiacensis ad rerum ecclesiasticarum pervasores et ad pauperum prœdatores, P. L.. t. cxxvi, col. 122-132; Epistola ad Nicolaum papam, P. I... t. cxxvi, col. 25-46; la fin de cette lettre, col. 43-46, traite de la question de Gotescalc; Epistola ad Eqilonem (de Golhescalco ejttsque assertionibus, elde Prudenlioepisropo, utsuggerat Ponlifici), col. 68-71; Epistola ad Egitonemf Gothescalci ejusdem doelrinœ uberior expositio ) , col. 71-76. — Loup de Ferrière (Servatus Lupus), Epistola ad Carolumregem, P. L. , t. exix, col. 601-605; Epistola ad Hincmarum, col. 606-608; Liber de Iribus quœslionibus, col. 622-648 ; Collectaneamde tribus quœslionibus, col. 647-666. — Pardulus,évèquede Laon, Lettre à l'Église de Lyon pour lui demander de combattre les théories de Gotescalc, l'une des trois lettres auxquelles répondit l'Église de Lyon par la plume de Remi(ou d'Ébon), et connue par cette réponse, cf. P. L., t. cxxi, col. 1052. — Prudence, évèque de Troyes, Epistola ad Hincmarum et Pardttlum, P. L., t. cxv, col. 971-1008; De prœdestinatione contra Joannem Scotum, cognomento Erigenam, P. L., t. cxv, col. 1011-1366; Epistola ad Wenilonem, col. 1365-1368. — Ratramne de Corbie, De prœdestinatione libri duo ad regem Carolum, P. L., t. cxxi, col. 13-80. — Rémi de Lyon (ou Ébon de Grenoble), Liber de tribus epistolis (réponse à Hincmar et Pardulus qui avaient joint à leur lettreàl'Église de Lyon une copie de la lettre de Rhaban Maur à Notingl, P. L., t. cxxi, col. 985-1068; De generali per Adam damnatione omnium et speciali per Chrislum ex eadem ereptione electorum, P. L., t. cxxi, col. 1067-1084; Libellas de tenenda immobililer Scripturœ veritate et ss. ortltodoxorum Palrum auctorilale fideliter sectanda, P. L., t. CXXI, col. 1083-1134.

— Rhaban Maur, archevêque de Mayence, Epistola ad Notingum, cum libro de prœdestinatione Dei, P. L., t. cxn, col. 1530-1553; Epistola ad Heberardum comitem, col. 1553- 1562; Epistola ad Hincmarum Rhemensem. col. 1518-1530.

— Scot Érigène, De prœdestinatione liber, P. L., t. cxxn, col. 355-440.

La plus grande partie des pièces du procès ont été rassemblées par Mauguin dans son grand ouvrage : Velerum auctorum qui a IX sœculo de prœdestinatione et gratia scripserunt opéra et fragm"nta plurima nunc primum in lucem édita, cura et studio Gilberti Mauguini, Régis a consiliis et in snprcma monelarum curia prœsidis, cum ejusdem cltronica et historié* sgnopsi, gemina dissertatione et paciftea operis coronide, 2 vol., Paris, 1650; dans le tome i", on trouve les œuvres cl fragments relatifs à la prédestination; à la' fin du tome n (après l'histoire et les dissertations en faveur de Gotescalc), on trouve les œuvres et fragments concernant la prédestination, la grâce du Christ, la volonté salvifique de Dieu et les fins de la mort de Jésus.

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